[Test] TomTom Runner 2 CARDIO + MUSIC, un an après sa sortie (+ news sur Runner 3)

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Si vous ne débarquez pas sur ce blog, vous savez combien j’aime faire des tests de trucs de geek liés au running, et en particulier les montres GPS-Cardio. J’ai donc déjà pas mal décortiqué les offres de Garmin, Suunto ou encore Polar en essayant, plutôt que de prétendre à l’exhaustivité, de les replacer dans mon usage personnel en matière d’entrainement, de courses, de sorties trail et de suivi d’activité.

Il se trouve que je n’ai jamais écrit de test d’une TomTom Runner avant. Ce qui est d’autant plus incompréhensible qu’Anne-Claire et moi avons tous les deux eu la version 1, en version Runner et en Multisport. Je connais donc très bien cette montre. J’ai, de plus, participé à de nombreux évènements de la TomTom Team, dont les 20 km de Paris, ma course anniversaire. Il est donc grand temps que je parle enfin de cette petite montre, dont j’apprécie le design sobre et la simplicité. Et tant qu’à faire, autant parti sur la version 2 dans sa version CARDIO + MUSIC. Celle-ci, comme son nom l’indique, a 2 caractéristiques notables : un capteur cardio-fréquencemètre au poignet et une fonction lecteur MP3/coach vocal, via un casque Bluetooth (livré optionnellement, mais on peut utiliser n’importe quel casque ou écouteur Bluetooth).

Au menu :

Contexte

Beaucoup d’articles ont été écrits sur cette montre depuis sa sortie, il y a plus d’un an. Mais vous me connaissez peut-être : je préfère attendre la stabilisation des logiciels internes et les mises à jour pour avoir un outil fiabilisé. Le marché est tellement rapide, de nos jours, que les constructeurs sortent des produits dont la mise au point laisse à désirer, tablant sur la possibilité de mettre à jour à distance via internet. Et donc me voilà à publier un test de la Runner 2 pile le jour ou TomTom annonce la Runner 3.

Quelque part, c’est presque mieux. Le prix de la Runner 2 va baisser. Et au vu des communiqués de presse que j’ai sous la main, la runner 3 va reprendre les fonctions de la 2, en y ajoutant le suivi de tracé GPS.

J’ai déjà testé un modèle avec cardio au poignet : la Garmin 225. Pour ceux qui ne sont intéressés que par mon avis sur ce cardio, rendez-vous au paragraphe adéquat. Les conclusions n’étant pas si évidentes. Pour ceux qui veulent juste savoir ce que je pense de cette Runner 2 : elle a les qualités de Runner 1 Multisport (la distinction semble avoir disparu, tant mieux), ils ont corrigé son principal défaut, l’écran tactile pour le « lap », et la fonction musique marche très bien avec les écouteurs Bluetooth que j’ai testé. Et elle fait tracker d’activité quotidienne et de sommeil, comme beaucoup de montres récentes. En clair, c’est une belle mise à jour qui n’a pas changé de positionnement : une montre très simple avec juste ce qu’il faut pour le grand public qui s’entraine sérieusement. Point de programmation, paramétrage, store d’applications, personnalisation dans tous les sens. Les technophiles peuvent passer leur chemin.

Contenu de la boite

Contenu de la boite

Découverte et installation

A l’ouverture de la boite, on trouve, normalement, la montre elle même, son bracelet et le support-câble USB. C’est une particularité de TomTom, la montre se détache de son bracelet pour la mettre sur le dock du cable USB ou encore sur un support vélo optionnel.

La montre, détachée du bracelet pour la mettre sur son dock.

La montre, détachée du bracelet pour la mettre sur son dock.

A l’instar de la première version, la Runner 2 est disponible en deux versions de bracelet : large et fin. J’ai donc la version large. Un système de double ergot permet de bien fixer le bracelet, ce qui est important pour le capteur cardio optique qui doit être bien plaqué contre la peau. La légèreté et le design plutôt fin permet d’envisager de la porter tous les jours comme tracker. L’affichage « montre » n’est pas modifiable. Les chiffres sont gros et la date est sur le côté.

L'écran heure n'est pas personnalisable

L’écran heure n’est pas personnalisable

Pour interagir avec la montre, vous n’avez qu’un gros bouton à 4 positions et un geste de masquage de l’écran. Ce dernier remplace l’ancienne touche tactile. Comme mentionné plus haut, la touche tactile de la première version se déclenchait souvent toute seule, en particulier sous la pluie. Pour moi, le plus gros défaut matériel de la Runner 1 était là. La correction est donc plus que bienvenue. Ce masquage a deux usages : activation du rétro-éclairage ou, quand on est en entrainement « tour manuel », pour marquer la fin d’un tour. Cette fameuse fonction que l’on appelle « lap » chez la concurrence. Autant dire que j’ai souvent vu Anne-Claire pester après sa montre, quand elle se mettait à « laper » toute seule en plein milieu d’un 400m sur piste, dans une séance de VMA. Pour avoir tester le « lap/tour manuel » sur la Runner 2, ce problème est désormais de l’histoire ancienne. Je dois même avouer que ce geste de masquer l’écran s’avère plus réactif que les boutons de ma Suunto pour faire la même chose.

En tout cas, l’ergonomie de la Runner 2 est on ne peut plus simple à comprendre. On navigue, on change les valeurs et on valide dans des écrans avec le seul bouton. Par rapport à mon Ambit 3 dont les 5 boutons ont des fonctions différentes, selon que l’on fasse un appui court ou long, je vous laisse imaginer la différence. Maintenant, il est aisé de comprendre que si toutes les fonctions  doivent être accessibles rapidement, par simple déplacement de ce bouton en mode joystick, il ne faut pas qu’il y en ait trop. On va donc avoir l’essentiel.

L’écran monochrome est assez grand, avec ses 144×168 pixels, pour une bonne lisibilité.

L’application

Bien sur, qui dit montre connectée dit logiciels qui vont avec. Et là, même si on cible les non-geeks, on ne fait pas exception à ce que font les concurrents. On a donc un site web et un moyen logiciel pour que votre PC ou votre Mac se connecte à ce site, pour synchroniser les données de votre montre. Il faut ajouter une version mobile reprenant tout ou partie du site, avec si possible la possibilité de se connecter au smartphone par le Bluetooth, pour se passer du cable USB et de l’ordinateur. Chez TomTom tout cela se retrouve dans l’offre MySports.

L'appli MySports

L’appli MySports en version mobile

Vous devrez donc dans l’ordre : installer Mysports connect sur votre ordinateur en suivant les instructions, créer un compte et accéder au site. Et bien sur installer l’application iOS ou Android si vous souhaitez. Rien de bien compliqué, le système est rodé et on est dans le standard de l’objet connecté si répandu dans notre monde numérique.

Et pour les plus geeks d’entre vous, sachez que TomTom propose en standard la synchronisation automatique de vos données avec bon nombre d’applications réputées, parmi lesquelles Strava, Endomondo, Jawbone, MyFitnessPal, RunKeeper, NikePlus ou encore Training Peaks. Les synchros Strava et MyFitnessPal (pour contrôler ma nutrition) ne m’ont posé aucun problème.

Si jamais vous ne trouvez pas votre bonheur, il est aussi possible d’exporter les données dans des fichiers aux formats FIT, GPX, TCX ou autre pour les réimporter ailleurs. Bref, l’interopérabilité est complète. Comme ce n’est jamais le cas chez tous les concurrents, qui voudraient bien vous retenir sur leur propre plateforme communautaire, on a envie de dire «bravo TomTom pour l’ouverture».

Le design du site et de l’application est très sobre et clair. Encore une foi, on privilégie la simplicité à la foison incompréhensible.

MySports Connect, version web

MySports Connect, version web

Et si on courait ?

C’est justement parce que cette montre se veut la plus simple du marché que l’on est à un clic de démarrer le mode course. On choisit l’activité dans une liste. Les activités comme la course ou le vélo en extérieur vont, bien sur, nécessiter le GPS. Il est d’ailleurs obligatoire d’attendre d’avoir le signal satellite pour démarrer. Cela peut s’avérer énervant quand l’accroche est un peu lente, même si on est dans les standards actuels avec cette Runner 2. À condition bien sur de ne pas oublier de faire souvent des synchros, pour récupérer l’éphéméride des positions de satellites GPS. Comme pour toutes les montres depuis quelques années. TomTom vous indique sur un écrans d’infos si son éphéméride est obsolète. Délicate attention qui manque à la concurrence.

La Runner 2 gère tout un panel d'activités

La Runner 2 gère tout un panel d’activités

D’autres activités comme la Gym ne vont prendre que le cardio. Le vélo d’intérieur peut également prendre la vitesse et la cadence moyennant un capteur bluetooth adéquat.

Capteur de cadence et de vitesse Bluetooth

Le capteur de cadence et de vitesse Bluetooth de TomTom résiste à tout

Et enfin le tapis de course estime votre vitesse et votre distance en fonction de votre cadence de course mesurée via l’accéléromètre interne de la montre. Celui qui sert normalement à compter vos pas dans la fonction tracker. Je reste toujours sceptique sur cette dernière fonction, vu que je travaille la régularité de ma cadence, pour qu’elle ne soit plus dépendante de ma vitesse. L’extrapolation faite par le mode « tapis » est toujours assez éloignée de ce que dit l’écran du tapis. Il parait que plus on fait de session avec le GPS, plus l’algorithme s’affine. Soit. Sur la runner 1, des mois de tapis, chez le kiné avec la montre, donnaient quand même des résultats hasardeux. Ceci dit, j’ai exactement le même problème avec l’Ambit 3 Peak de Suunto.

Mais, on est d’accord, cette montre vous l’achetez pour aller courir dehors. Donc c’est parti sur le mode « Course ». Un footing ou une sortie longue ne demande jamais de paramétrage particulier. On apprécie en général d’avoir une fonction « auto-stop » pour les pauses, surtout en environnement urbain à feux rouges. TomTom n’a pas daigné ajouter cette possibilité, alors que c’était une demande forte des utilisateurs de la Runner 1 sur leur forum. Dommage. Et un peu décevant.

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Et pour ceux qui ont l’habitude, comme moi, d’utiliser un tour automatique (Auto lap), c’est tout à fait possible avec la Runner 2. Dans le menu Entrainement, on peut créer un tour sur une durée, une distance ou manuellement. Personnellement, j’aime bien activer un tour par km pour voir l’évolution de ma vitesse moyenne après coup. TomTom propose, depuis peu, une fonction plus simple pour faire ça. Il suffit d’activer un paramètre « fraction » qui envoie une alarme et vous donne votre allure sur chaque km. Pour vérifier son allure au km pendant une course, c’est pratique mais cela ne crée pas de « tour/lap » pour une analyse à posteriori dans les applis.

Pour en finir avec les personnalisations minimalistes de la montre, chaque écran défilant affiche en gros une donnée mais il existe deux données mineures qui s’affichent en bas de l’écran. Vous pouvez choisir ces dernières : allure/vitesse instantanée ou moyenne, fréquence cardiaque, SWOLF en natation, calories ou encore l’heure. On est loin des écrans entièrement définissables sur des modèles concurrents. Mais encore une fois, cette Runner 2 cible des gens qui ne veulent pas se « prendre la tête ».

Pendant la course, que je fais bien sur avec ma Suunto Ambit 3 Peak (avec ceinture cardio pectorale) sur un poignet et la Runner 2  sur l’autre, je remarque que la mesure de la vitesse, en régime constant, est assez proche sur les deux. Pour la fréquence cardiaque, c’est plus hasardeux mais j’y reviendrais. En mode sortie libre, footing, après un temps de stabilisation, qui existe aussi avec un ceinture pectorale mais semble beaucoup moins long, j’ai un résultat cohérent. Je travaille entièrement au cardio donc c’est une donnée sensible pour moi.

Faire un entrainement fractionné

Là encore, TomTom a une approche minimaliste de l’entrainement fractionné. On est très très loin de ce que propose Garmin ou Polar sur des modèles de prix équivalent. En clair, vous pouvez définir une série d’intervalles : nombre de répétition, durée ou distance du travail, idem pour le repos. Et bien sur vous pouvez définir un échauffement et une récupération. Il manque une cible de travail. Par exemple; je veux travailler à une fréquence cardiaque donnée ou une vitesse. Il n’y aura aucun contrôle et alerte sur cela. C’est d’autant plus dommage qu’il existe un mode d’entrainement « Zones » qui permet lui de définir des cibles de travail. Ce mode affiche en plus un graphique très sympa pour voir votre progression par rapport à la cible.

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Un des modes d’entrainement « Zones » se base sur les zones de fréquences cardiaques pré-définies : Sprint, Vitesse, Cardio, Fitness, Facile, Personnalisée. Il est possible sur le site Mysports de définir ces zones en % de votre FC max. Ces données seront prises en compte par la montre à la prochaine synchronisation. Un écran permet de voir les temps passés dans chaque zone.

Paramétrage des zones de fréquence cardiaque sur le site MySports.

Paramétrage des zones de fréquence cardiaque sur le site MySports.

Le temps passé dans chaque zone de FC

Le temps passé dans chaque zone de FC

Au final, j’ai vraiment apprécié le mode d’entrainement « Zones » et d’autant plus regretté qu’il ne soit pas couplé aux modes « Intervalles » ou « Tour ».

Nous dirons donc que nous avons là un mode « fractionné » trop simpliste pour ceux qui aiment la rigueur d’un plan d’entrainement. Mais à l’usage, le manque de cible, dans la mesure où j’ai la donné sous les yeux, en gros sur un écran, n’est pas si gênant. Pendant la sortie, chaque nouvelle étape du fractionné sera annoncée par une alarme visuelle, sonore et vibrante.

On vous prévient de la prochaine étape du fractionné

On vous prévient de la prochaine étape du fractionné

Par contre, on oublie les pyramides (ex : « 1000m, 1500m, 2000m …) ou les séries multiples 2x5x400 … encore que pour les séries multiples, il suffit de relancer un entrainement entre les deux. Si vous vous entrainez en club, sur piste, donc souvent en intervalles de distance connus, on est d’accord que le mode « tour manuel » suffit.

Il existe aussi un moyen de refaire une course à partir d’une activité déjà enregistrée. Personnellement, je n’ai jamais utilisé cela. Je préfère nettement définir un temps cible sur une distance, pour une course sur route, et avoir un contrôle de ma moyenne par rapport à ça. TomTom offre un tel mode mais sur une liste de courses générique et  non modifiable en distance et chrono (ex: « 10 km en 50 mn »). Pas très utile.

Si vous avez couplé vos écouteurs Bluetooth à la montre, vous aurez droit à des messages de coaching pendant vos séances. concrètement, en dehors de quelques messages génériques de fonctionnement comme « Montre prête », il va surtout vous signaler l’avancement en % de votre objectifs ou encore si vous sortez de la cible en mode « Zones ».

Analyse des séances

L’application ou le site MySports offrent là encore une vue sur les données enregistrées simples, que certains trouveront simplistes, mais qui doit suffire à beaucoup de coureurs sérieux. On peut afficher simultanément deux courbes en choisissant parmi : fréquence cardiaque, vitesse, allure et altitude. On a bien sur le tracé sur la carte et le récapitulatifs global. Je vois cela comme un Strava light, sans la partie « segment », et l’interface est sobre et claire. Encore une fois, la simplicité peut être un critère et n’empêche en rien un travail sérieux.

Les écrans de statistiques dans le temps (semaine, mois, année) sont du même acabit : simples, ergonomiques et suffisament complet.

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L’application MySports

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Cardio au poignet

Passons à un sujet qui fait régulièrement, sinon polémique, au moins débat : la mesure de la fréquence cardiaque via un capteur optique au poignet. Lors de mon test de la Garmin 225, on m’avait reprocher de trouver une similitude de courbe avec les mesures de ma Suunto sur un cas spcécifique : une course de trail. J’avais peut-être occulté un problème de latence qui fait que le capteur optique réagit plus lentement. Cela veut dire que votre mesure de cardio aura un retard qui peut la rendre inutilisable dans le cas d’un entrainement par intervalles trop court. Comme un 30 »/30 » classique.

Il est à noter que TomTom n’est pas non plus le meilleur en matière de réactivité de mesure de la vitesse instantanée par GPS. Mais je ne crois pas beaucoup à la mesure des vitesses instantanées pas GPS de toute façon. Ce n’est jamais assez réactif pour être utile. Je préfère, quand je peux raisonner sur des vitesses moyennes au kilomètre. Ceci dit sur un 30/30, c’est trop court.

Pour me faire une idée, j’ai donc fait une séances 2x8x(45 »/45 ») r= 3’.

Pour ceux qui ne comprennent rien à ce charabia, je traduis : 2 séries avec une récupération de 3 minutes entre chaque. Chaque série consiste à courir 45 » puis récupérer 45 » le tout 8 fois. Comme je l’ai dit plus haut, impossible de programmer une pareille séance sur la Tomtom. Mais comme je compare avec ma Suunto, j’ai programmé celle-ci.

Voilà ce que je mesure sur la TomTom Runner 2 :

Frac Court - TOMTOM

Et sur la Suunto

Frac Court - SUUNTO

C’est un peu fouilli chez TomTom, on a l’impression que je ne récupère pas entre les intervalles. Alors que l’on voit clairement ma maitrise exemplaire du cardio en fractionné court sur la Suunto (lol). De plus la FC monte à 200 BPM, alors que mon maximum est de 174, mesuré par test médical. Bref, j’ai un petit problème.

On peut voir en zoomant que la fréquence cardiaque est décalée par rapport à mes accélérations.

Détail : la courbe rose est la FC, la bleue la vitesse. On voit la latence entre le cardio et l'accélération.

Détail : la courbe rose est la FC, la bleue la vitesse.

La latence est donc plus que perceptible. En fait, il fallait que je sois en récup pour voir à combien j’avais couru. Ceci dit, ça peut ne pas être un inconvénient. On a plus le temps de voir la cible de son travail comme ça. Je n’ai pas besoin d’une précision temporelle comme peut-être un sportif de haut niveau à l’INSEP. Donc on va dire que la latence n’est pas si gênante. Mais les valeurs par contre … A noter que j’ai renouvelé plusieurs fois l’expérience. En serrant à chaque fois plus le bracelet. Et je vous présente là le meilleur des résultats.

Pour refaire un test sur des intervalles d’accélération plus long, j’ai fait la même chose, avec les deux montres, sur un fartlek. Le résultats étaient bien plus cohérent.

Fartlek - TOMTOM

Fartlek sur la TomTom Runner 2

Le même sur la Suunto Ambit 3 (+ ceinture cardio)

Le même sur la Suunto Ambit 3 (+ ceinture cardio)

Et enfin, j’ai refait cela sur une de mes séances de côtes en trail. Du fractionné long donc. Cette fois, si les intervalles sont mieux marqués, les valeurs de FC de la TomTom sont encore bien trop hautes. La Suunto, cohérente depuis longtemps avec mes tests en labo, mesurait une max à 160 BPM pour 186 sur la TomTom.

Fractionné long en côte avec la TomTom

Fractionné long en côte avec la TomTom

Le même avec la Suunto

Le même avec la Suunto

Du coup, je suis beaucoup moins convaincu par le cardio au poignet que je ne l’ai été sur la Garmin 225. Cette dernière avait le même problème de latence, peut-être du à des algorithmes de détection et lissage des « artefacts », des petits pics parasites. Mais les valeurs mesurées n’ont jamais été loin de la Suunto.

Tracking d’activité et de sommeil

C’est désormais un classique dans les montres de sports, les fonctions des bracelets trackers d’activité sont implémentées dans cette version 2 de la Runner. Rappelons le principe : l’accéléromètre interne de la montre va compter vos pas, pour évaluer votre activité quotidienne ,et analyser vos immobilité prolongée, pour analyser votre sommeil. J’ai obtenu des résultats cohérents avec le bracelet Xiaomi que je testais simultanément.

Je rappelle également l’utilité de ces « gadgets » pour sédentaires dans le cadre d’un entrainement sportif. Le temps de sommeil reste un problème chez moi et avoir conscience du temps passé à dormir m’encourage à faire attention. Idem pour les jours sans entrainement, pour contrôler mon état sédentaire. Ceci dit, comme je suis souvent en préparation de trail, il n’y en a souvent qu’un seul dans la semaine.

Suivi de mon activité quotidienne (oui j'ai couru ce jour là)

Suivi de mon activité quotidienne (oui j’ai couru ce jour là)

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Suivi du sommeil

Suivi hebdomadaire de l'activité

Suivi hebdomadaire de l’activité

Y’a pas que la course à pied …

Sans rentrer dans le détail, n’ayant pas eu le temps de tester, à cause d’une tendinite récalcitrante à l’épaule, ce qui pourrait avoir changé depuis la Runner 1, la montre propose de gérer la natation en piscine. Elle est d’ailleurs étanche jusqu’à 50m. Concrètement, l’accéléromètre est sensé détecté vos demi-tours et vos mouvements de bras. Il peut ainsi définir le nombre de longueur de bassin et le nombre de mouvements. Je me rappelle que sur la Runner 1, j’avais des résultats assez hasardeux. J’espère que ça s’est amélioré. Bien entendu, le mode Natation en piscine n’utilise ni le GPS ni le cardio-fréquencemètre.

Pour ce qui est du vélo, vous pouvez couplé un capteur de vitesse-cadence, via Bluetooth. J’ai d’ailleurs celui de la marque TomTom. Celui-ci compte les tours de roue et de pédale. Il peut ainsi mesurer le nombre de tour de pédale à la minute (cadence) et la distance. A condition bien sur d’indiquer dans les paramètres la circonférence de votre roue.

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Le support vélo (avec la Runner 1)

Idéal pour les runners qui pratiquent le cross-training, on n’est toutefois pas dans un mode multi-sport spécifique pour le triathlon. La montre ne gère pas les transitions et les séances multiples. Il faudrait relancer un entrainement à chaque fois. Ce qui est tout à fait envisageable.

La musique sur la peau

La vraie nouveauté de ce modèle est le lecteur MP3 embarqué. N’ayant pas d’écouteurs Bluetooth fourni dans la boite, j’ai testé avec les JBL Reflect Mini BT et les Sudio Vasa Blå que j’avais en test. Contrairement à ce que j’ai lu des premiers utilisateurs, je n’ai eu à déplorer aucun décrochage intempestif. Ou alors de façon tellement sporadique que j’ai l’impression d’en avoir plus avec mon iPhone 6. Le produit a du murir au fil des mises à jour du logiciel interne.

J'ai testé la musique un jour de grande tristesse pour la musique.

J’ai testé la musique un jour de grande tristesse pour la musique.

Le principe est simple dans mon cas. le logiciel de synchronisation Tomtom MySports Connect voit directement les playlist iTunes. La documentation dit que cela fonctionne de la même façon avec Windows Media Player (il y a des gens qui utilisent ce machin ?).  On ne peut pas créer des playlist, bien sur, il faudra les préparer à l’avance sur iTunes. Comme pour mon iPod shuffle. Pour chipoter, j’aurais aimer pouvoir mettre des podcasts ou des livres audio (je suis devenu accroc au service Audible.fr que j’ai testé, il y a quelques temps). Mais pour la musique, rien à dire, c’est pratique. Et 3 Go de stockage suffisent amplement.

Conclusion

Si nous reprenons la promesse, la TomTom Runner 2 (ou Spark 2 d’ailleurs, c’est la même) est destinée à des coureurs qui ne veulent pas d’un outil complexe. Un public sérieux dans l’entrainement, qui préfère courir avec une monte légère (47g) plutôt que le smartphone. Il n’y a même plus besoin de celui-ci pour écouter de la musique avec l’option MUSIC.

Si vous n’êtres pas exigeants sur la précision, vous pouvez tenter l’option CARDIO au poignet. Même si je n’ai pas réussi à trouver ce qui faisait que cela marchait des fois et donnait des résultats hasardeux d’autres fois. Pour des gens qui suivent des entrainements sur piste et n’ont pas besoin de programmation de fractionné, la TomTom fait le job.

Pour les geeks, ceux qui aiment les données dans tous les sens, ceux qui aiment entièrement personnaliser leurs écrans … cette montre vous semblera un peu légère. Je pencherais plus pour la Polar M400 dans les mêmes prix (voir mon test).

Quant aux traileurs, l’absence d’altimètre barométrique sera bien sur rédhibitoire pour certains, dont moi. L’autonomie est trop faible pour du long. Mais j’ai quand même vu pas mal de gens avec une TomTom au départ de course de moins de 8 heures. Et le Runner 3 ou encore l’Adventurer, annoncée ce jour même (cf plus bas), pourraient changer la donne.

Les plus

Le design sobre et l’ergonomie sympa

La disponibilité de plusieurs tailles et couleurs de bracelet

La légèreté

La très bonne lisibilité de l’écran

La simplicité : plus besoin d’autres chose que de la montre et éventuellement d’écouteurs Bluetooth.

Le lecteur MP3

Les écrans de suivi d’un entrainement pas zone.

Le « lap » par masquage d’écran.

La documentation (PDF en français) est relativement claire pour un débutant.

Le prix : actuellement (septembre 2016), la Runner 2 CARDIO + MUSIC est à 249€, sans le cardio mais avec des écouteurs, à 199€, sachant que vous pouvez connecter toute ceinture cardio Bluetooth.

Les moins

Le cardio-fréquencemètre au poignet n’est pas assez fiable pour les plus exigeants

La « programmation » d’entrainement par intervalles est trop simpliste.

L’autonomie (jusqu’à 5 heures si vous utilisez GPS + Cardio + Musique) va vite limiter son utilisation sur du long.

Pas de fonction de navigation (je rajoute cela parce que cela change précisément avec la Runner 3 qui arrive).

Les montres TomTom Runner 2 sont disponibles, dans toutes les options, sur le site de notre partenaire d’affiliation i-Run : voir ici.

Et sinon la Runner 3 ?

C’est donc aujourd’hui que Tomtom annonce la nouvelle version de sa montre dédiée au running. Le communiqué de presse annonce surtout une fonctionnalité majeure : « La visualisation de parcours en temps réel vous permet de découvrir de nouveaux chemins et de sortir ainsi de la routine. Le parcours s’affiche sur votre montre au fur et à mesure de votre progression, vous permettant à tout instant de revenir sur vos pas jusqu’à votre point de départ. La boussole intégrée et le suivi GPS donnent l’assurance à chacun de pouvoir rentrer sans se perdre. Par ailleurs, il est facile de partager un parcours qui vous a plu avec vos amis dès le retour de l’entraînement pour les inciter à le découvrir à leur tour. De la même façon, vous pouvez charger sur votre montre les parcours qu’ils auront partagés avec vous via l’application TomTom Mysports »

Ma curiosité est piquée. J’utilise régulièrement les outils de suivi de navigation chez Suunto ou Garmin donc l’approche du sujet par Tomtom, qui fait souvent dans l’originalité, m’interpelle. Je n’attendrai pas un an avant de tester cette fonction. C’est promis.

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Et comme ils ne s’arrêtent pas là, ils annoncent également la Tomtom Adventurer, une nouvelle montre GPS Outdoor avec toutes les fonctions de la Runner 2 mais équipée d’un altimètre barométrique et d’une boussole, ce qui en fait la montre idéale pour les sports de plein air. Elle intègre de nouveaux modes dédiés pour la randonnée, le trail et les sports d’hiver. La montre propose également la visualisation des parcours en temps réel.

On dirait que TomTom s’intéresse (enfin) au trail non ?

Concours : Vous voulez la tester vous-même sur une vraie course ?

Pour ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’au bout, la TomTom Team se rassemble de nouveaux pour les « 20 km de Paris » en octobre 2016. Et j’ai un dossard à offrir. Avec accès VIP et vestiaire au stand TomTom au village, le jour de la course. Tomtom vous prête même une Runner 2 pendant la course. Idéal pour se faire une idée.  Je fais cette course tous les ans parce que c’est ma course anniversaire, même si ce n’est que 2 semaines avant mon objectif annuel (Endurance Trail 100km aux Templiers). Pour avoir mon 2ème dossard, c’est simple, envoyez moi, via le formulaire de contact, en choisissant comme thème « 20 km de Paris avec Tomtom », un message avec plus de 2 mots. Je ferai un tirage au sort dimanche 4 septembre à 20h.

Bien sur, c’est sous réserve que cette course ait bien lieu. Et non, on ne se fait pas rembourser les dossards offerts en cas d’annulation.

9 Comments on “[Test] TomTom Runner 2 CARDIO + MUSIC, un an après sa sortie (+ news sur Runner 3)

  1. Bonjour,
    Je trouve votre commentaire très détaillé et utile.
    Ma Polar Rc3 GPS m’à lâché et j’envisage de basculer sur la Tom-Tom runner 3.
    J’attend avec impatience vos impressions avant de l’acheter!
    Merci
    Serafin

    • Merci. Mais pour la Runner 3, je ne sais absolument pas quand est-ce que j’aurais l’occasion d’en tester une (et je suis plus intéressé par l’adventurer).

  2. Bonjour,

    J’utilise une runner 2 cardio depuis juin 2016.
    Le calcul des calories brulées semble grotesque :

    594 Kcal consommées pour 8 kms de tapis en 1 h 08 mn 31 s avec une bpm à 150.
    622 Kcal consommées pours 18,67 kms de vélo en 1 h 09 mn 45 s avec une bpm à 88 !???

    Il faut le dire aux personnes qui veulent maigrir ! Sur une même durée, une balade tranquille en vélo concomme plus qu’un footing !!!!

    Quand à la fréquence cardiaque mesurée … hum hum …

    • Sachant que le calcul des calories brulées dépend de la fréquence cardiaque. autant le chiffre pour le tapis est cohérent, autant celui du vélo pose problème effectivement. Etant donné que j’utilise Strava, celui-ci recalcule tout. C’est d’ailleurs souvent pas mieux :)

  3. Bonjour,

    J’ai l’impression qu’elle ressemble beaucoup en fonctionnalités à la garmin forerunner 35 mis à part la musique qui s’ajoute. Auriez-vous un avis qui ferait pencher la balance entre ces 2 montres ?
    Merci d’avance et merci pour votre article sur la tomtom runner 2.

    • Bonjour,

      Je me pose exactement la même question que Wdx Marine, avez un avis sur ce qui pourrait pencher la balance entre la garmin 35 et la spark 3?

      Merci beaucoup

      • Bonjour,
        Désolé mais je ne connais pas la Garmin 35. Connaissant Garmin, j’en apprécie surtout l’éditeur d’entrainement fractionné mais rien dans la doc officielle (manuel en ligne) de la 35 ne me laisse croire qu’il est compatible avec ce modèle qui se veut très simple. Il y a une fonction permettant de faire une série simple de fraction (ça me rappelle Suunto et son compteur d’intervalle). Finalement, ça ne va pas plus loin que Tomtom.
        Les écrans personnalisables sont bien là par contre.L’auto-pause, qui manque à la Tomtom, est également un standard sur toutes les Garmin. Les deux modèles se valent donc. Maintenant, l’avantage de Garmin est que le jour où vous voulez monter en gamme, vous avez déjà des habitudes et vos données sur Garmin Connect. Personnellement, après plusieurs Garmin, je suis passé à Suunto donc ce n’est pas non plus un si gros problème que ça.

  4. Bonjour,
    J’hésite en la Runner 2 Cardio+Music et la Suunto Ambit 3 Sport. A la base je suis plutôt nageur et fait un peu de course à pied. En général 2 séances de natation et 1 de course par semaine.
    La Tomtom est disponible à 130€ et la Suunto (avec ceinture cardio) à 190€.
    Pensez vous que le rajout de 60€ vaut le coup de partir chez Suunto ?
    Merci d’avance.

    • Je vous conseille de lire mes articles sur la Suunto Ambit : 3 peak (la Sport + altimètre et plus d’autonomie) ou la 3 Run (Sport sans natation et cyclisme).
      Vous verrez vite que la différence. L’Ambit est très riche en fonctionnalité et possibilité de personnalisation.La contre-partie c’est qu’il y a un apprentissage pas négligeable pour l’utiliser. La tomTom se veut plus grand public qui veut un outil simple et immédiat.

      J’ai une Ambit 3 Peak pour le trail et pour l’instant, je n’ai pas envie d’une autre montre. C’est solide, fiable et les fonctionnalités sont adaptés à ma pratique. J’y programme en particulier mes séances de fractionnés détaillées (ce qui n’est pas vraiment possible chez tomtom).

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