[Test] Suunto Ambit 3 Peak : j’abandonne la Fenix 2 ou pas ?

AVERTISSEMENT : l’électronique grand public, et surtout les objets connectés, sont en constante évolution au niveau de leur logiciel interne et des logiciels compagnons. Il est donc important de replacer ce test dans le temps. Dans la version de l’article que vous lisez, le logiciel interne de l’Ambit 3 est en V.2.0 (Juin 2015). Je fais des mises à jour datées si les apports et corrections remettent fondamentalement en cause ce que j’ai écrit. 

Sommaire :

Contexte

Dans le domaine de la montre GPS-Cardio, dédiée au running, au trail running ou au multisport/triathlon, Garmin, Suunto et Polar sont les leaders du haut de gamme. C’est dans leurs étendards de marque que l’on va trouver le maximum d’innovation, tout en préservant ce qui fait que l’on achète un outil électronique à plus de 450 euros : le design, la fiabilité, la précision et l’autonomie de la batterie.

Garmin a répondu à la très réussie Ambit 2 de Suunto par la Fenix 2, montre « baroudeuse » qui reprenait toutes les caractéristiques des montres orientées running et triathlon de la marque en ajoutant des fonctions de navigation plus « montagne/rando ». Polar, moins typé trail, s’est « contenté » d’une belle montre pour triathlète avec la V800, ne jouant pas du tout dans la même cours au niveau design. 2014 a vu la généralisation de la technologie Bluetooth Low Energy ou Smart Bluetooth, bref de quelque chose qui permet, à moindre cout d’alimentation, de connecter toutes sortes de capteurs, comme le faisait la technologie dédiée au sport ANT, mais aussi et surtout des applications sur smartphone. Nos montres GPS-cardio-boussole-altimètre-baromètre deviennent de plus en plus des montres intelligentes, des « Smartwatch ».

La nouvelle série 3

Suunto a remis à jour sa gamme Ambit avec une mise à jour radicale, Ambit 3 qui voit totalement disparaitre ANT+. Ce qui bien sur fait plaisir à tous ceux qui se sont équipés de capteurs utilisant ANT+. Quand on parle d’un capteur de vitesse/cadence pour un vélo, on peut survivre au rachat de quelques dizaines d’euros. C’est moins évident dans le domaine des capteurs de puissance, toujours pour nos amis cyclistes, qui dépassent allègrement les 1000 euros.

Je présente ici l’Ambit 3 Peak, équivalente à l’Ambit 2 tout court dans l’ancienne gamme. Suunto dispose dans sa gamme de l’Ambit 3 Sport équivalent à l’Ambit 2S qui offre moins d’autonomie et n’a pas d’altimètre/baromètre. La Peak est donc le haut de la gamme, idéale pour les trailers voire l’ultra-trailer. La Sport est plus que suffisante pour le commun des runners voire le marathonien confirmé. Il existait dans la gamme 2 une 2R, encore plus centrée « running », donc moins chère, qui n’a pas d’équivalent pour l’instant dans la nouvelle gamme.

Il existe plusieurs versions de l’Ambit 3. La Peak Sapphire comme son nom l’indique va utiliser un verre réputé inrayable. Pour les vrais aventuriers, montagnards ou les brutes donc. Le modèle standard est un peu moins cher. Les versions dites HR (Heart Rate) contiennent la ceinture cardio Smart Sensor. Si vous n’êtes pas intéressés par ce qu’apporte cette nouvelle ceinture, l’Ambit 3 fonctionne avec d’autres ceintures Bluetooth, comme celle de Géonaute (Decathlon).

Ambit 2 versus 3

Basiquement, l’Ambit 3 Peak est donc très proche dans ses fonctionnalités de l’Ambit 2, dont le logiciel a d’ailleurs été mis à niveau. En dehors du passage un peu violent au tout Bluetooth, on note l’apparition d’une nouvelle ceinture cardio, la « Smart sensor », plus petite que précédemment et qui permet d’enregistrer les données de rythme cardiaque dans l’eau avant de les synchroniser avec la montre, plus tard, à l’air libre. L’épineux problème de la mesure du cardio pour la natation voit donc un embryon de solution. Bien sur, le côté asynchrone ne permet pas de vérifier son cardio au moment où l’on nage. Mais on voit difficilement qui va réussir à connecter sans fil un capteur et une montre dans l’élément liquide.

Le Bluetooth apporte deux nouveautés. Tout d’abord Movescount App , l’application mobile, afin de se passer d’ordinateur pour synchroniser ses données et paramétrer la montre. Puis une fonction qui permet d’avoir les notifications de son smartphone sur sa montre. Pour cette dernière, j’avais déjà trouvé ça gadget sur la Fenix 2. D’autant que cela réduisait l’autonomie de la batterie, en mode simple montre, à moins d’une journée. Ce n’est pas le cas avec l’Ambit 3 qui peut tenir plus d’une une semaine avec le Bluetooth actif (et des entrainements utilisant le GPS quasiment tous les jours) mais cela reste un gadget. Il m’est arrivé, depuis que je l’ai, d’avoir une suite de « bip » pour me signaler des notifications que j’avais déjà lues. En pleine nuit, pendant mon sommeil, j’ai apprécié. Je ne pense pas que cela vienne de la montre, cela m’était également arrivé avec la Garmin. Surement un coup d’iOS8 sur mon iPhone. Donc gadget à la mode pour moi.

Movescount App est par contre essentielle pour qui n’a pas envie de voyager avec un ordinateur. La plupart des concurrents ont déjà pris ce tournant il y a quelques temps déjà avec leur adoption du Bluetooth. L’application est disponible sur iOS (mais toujours pas Android à l’heure oú j’écris).

Autre phénomène de mode, l’Ambit 3, équipée d’un accéléromètre interne, va offrir une fonction de suivi d’activité qui enregistre vos mouvements même en dehors des entrainements. On sent bien que le Garmin Vivofit et les nombreux bracelets trackers sont passés par là. Et que ça a été fait dans l’urgence donc vraiment pas à un niveau qui pourrait remplacer mon Withings Pulse, par exemple.

Pour en finir avec les différences notables par rapport à l’Ambit 2, notons la présence d’une nouvelle puce GPS SIRF Star V (contre IV pour la version 2). Le top d’après les experts. Garmin venant d’annoncer l’utilisation d’une nouvelle puce sur ces modèles de 2015, il sera intéressant d’avoir des comparaisons. Pour mes besoins, je suis amplement satisfait quand un GPS ne met pas plus d’une minute à trouver un signal et qu’il ne me voit pas voler par dessus les toits ou faire des footing tranquille à 4’45/km. Toute référence avec certaines mésaventures de la Fenix 2 serait une pure coïncidence, bien sur. Le jour où j’ai démarré la Suunto, la rapidité d’accroche du signal GPS m’a un peu déconcerté … même pas le temps de faire mes lacets.

Notons également un gain en place mémoire par rapport aux anciens modèles. A part ça, le design est exactement le même.

Cela veut déjà dire une chose : l’Ambit 2 reste une des meilleures montre haut de gamme du marché pour peu que l’on puisse se passer le la connectivité Bluetooth et des quelques améliorations. Comme le prix baisse en conséquence de la sortie de la gamme 3, cela vaut la peine d’être signalé.

Ambit 3 versus Garmin Fenix 2

A partir de là, je vais parler des fonctionnalités même d’une montre de cette marque que je découvre, après avoir décortiquer toutes les fonctionnalités ou presque de deux générations de Garmin, d’une TomTom et de plusieurs applications pour Smartphone.

Je rappelle quelque chose qui est important pour cet article qui n’a rien d’objectif. J’étais pleinement satisfait de la Garmin Fenix 2 pour tous mes usages : entrainement de running, natation, vélo et sortie trail en mode navigation. Les nombreux bugs de jeunesse avaient mis plusieurs mois mais étaient corrigés. L’autonomie était très correcte. Il restait le manque de fiabilité du GPS et la lenteur d’accrochage du signal, voire de nombreuses pertes au moindre nuage dans le ciel. Et les outils de Garmin Connect restent des modèles du genre, malgré une version moderne décriée. L’éditeur d’entrainement fractionné est d’une simplicité inégalée chez les concurrents. Avec un « hardware » plus fiable, j’aurais tenu la montre parfaite. Mais …

… Lors de Carrières By Night, trail nocturne, la montre s’est bizarrement mis à redémarrer sans arrêt de manière intempestive. Ca m’a presque gâché cette course que j’adore. Comme je faisais un mini-week-end choc et enchainait le lendemain matin avec un petit trail dans la forêt de Meudon, je faisais un « hard reset » complet dans la nuit. Mais le problème est revenue lors de la 2ème course. Ca m’a dépité à quelques semaines de la Saintélyon, mon objectif de l’année. Bien sur, elle est encore sous garantie et donc un renvoi vers le service client s’impose. D’autant que mes problèmes de fiabilité du GPS ne semblent pas non plus être partagés pour tous mes amis utilisateurs de la même Fenix 2. Peut-être est-ce mon exemplaire.

N’ayant pas envie de prendre de risque pour la Sainté, dans un pur moment mélangeant fièvre acheteuse et panique épidermique, me voilà en train d’acheter la nouvelle Ambit 3. Je m’auto-justifie en disant que ça me permettra d’avoir une bonne vision du marché pour alimenter ce blog. Ma chère et tendre, qui ne jure que par la « vieille » Garmin 310XT, un tank à la fiabilité jamais remise en cause, me regarde résignée.

A moi le monde de Suunto. Je vais pouvoir comprendre enfin les sarcasmes de certains compagnons de running quand ils lisaient mes mésaventures garmino-fenixienne : « Achète toi une vrai montre pour le trail !!!».

Autant le dire tout de suite, j’ai beaucoup apprécié l’Ambit 3 Peak pour sa fiabilité et certaines spécificités comme les apps, mais je n’enterre pas Garmin pour autant. Surtout avec les annonces de la nouvelle gamme 2015 (voir mon article) où certains choix malheureux de hardware semblent corrigés et où les innovations sont plus que significatives.

Vous l’aurez compris, je vais faire le tour de cette Suunto en faisant souvent référence à ce que je connais et apprécie chez Garmin.

Vais-je passer de l'une à l'autre ?

Vais-je passer de l’une à l’autre ?

Au poignet, pas trop de différence notable. On les remarque toutes les deux.

Au poignet, pas trop de différence notable. On les remarque toutes les deux.

Déballage, paramètrage, démarrage …

Vous l’aurez peut-être remarqué, je ne m’étends jamais sur le packaging et le déballage des appareils. Si cela vous intéresse, DCRainmaker, la référence des blogs anglophones sur le sujet, le fait beaucoup mieux que moi. Mais je peux en dire quelques mots à destination des lecteurs les moins geek.

La boite contient donc la montre, un câble de raccordement USB, la ceinture cardio et le « pod » qui va dessus. C’est tout. Il faut ensuite un ordinateur pour démarrer. Vous aurez besoin d’un petit logiciel (un « driver » comme on disait dans les années 90) pour faire le lien entre votre montre raccordé en USB et l’application Movescount sur le web. Rien d’original dans l’approche. C’est exactement la même que pour TomTom avec MySports Connect et Mysports sur le web, Garmin  avec Garmin Express sur l’ordinateur et le site web Garmin Connect. Je ne connais pas les dernières offres de Polar mais je pense qu’on a le même fonctionnement.

Au passage, il vous faudra créer un compte Movescount. Et la première manoeuvre que fera tout ce beau monde connecté, c’est une mise à jour du logiciel interne de la montre, le fameux « firmware ».

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Movescount pour régler sa montre

Le reste du démarrage va se passer directement sur le site Movescount. A ce sujet, un des gros points noirs, comparé à la concurrence, va précisément tenir dans cette obligation d’avoir Movescount pour beaucoup de manipulations et de réglages. Sans parler des données uniquement lisibles par ce biais. Contrairement à la Fenix 2 de Garmin, il est impossible de voir l’Ambit comme un simple disque de stockage, comme une clef USB, pour récupérer les activités enregistrées sous forme de fichier et les utiliser ailleurs que dans Movescount.

C’est d’autant plus gênant que nous avons subi un arrêt du site pour maintenance qui a duré 4 jours en période de Noël. Un site arrêté pendant plusieurs jours, (croyez-moi, c’est mon métier) c’est à la limite de l’amateurisme. Je suis content d’avoir acheté « une vraie montre », surtout quand celle-ci est presque condamnée à ne donner que l’heure. Un « vrai site » aurait été bien pour le prix.

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Les paramètres généraux (langues, heures …) et personnels (années de naissance, taille, poids …) sont réglables sur le site ou la montre. La partie intéressante, uniquement sur le site ou l’application mobile, est la personnalisation des écrans par activité.

Ce système existe et est très bien chez Garmin. Pour chaque activité, on peut définir les données que l’on veut par écran. Chez Garmin, ce paramètrage ne peut être fait que de la montre. L’avantage c’est que l’on peut toujours le faire quand le site est en panne (ça arrive aussi). L’inconvénient c’est qu’il n’y a aucune sauvegarde et que le moindre « hard reset » (retour à l’état « sortie d’usine ») oblige à tout recommencer. Croyez-moi, j’ai du le faire plusieurs fois sur la Fenix 2, c’est énervant. Chez Suunto, avantages et inconvénients sont donc inversés. Les deux marques devraient offrir les deux modes.

Sur l’Ambit 3, vous pouvez créer et personnaliser 10 types d’activités sportives et 2 activités multisport. N’étant pas triathlète, je ne parlerais pas de triathlon pour le moment. Vous pouvez créer autant de types d’activités/ensemble d’écrans que vous voulez, seuls 10 peuvent être mis dans votre montre. C’est amplement suffisant.

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Outre les écrans, chaque activité a ses paramètres génériques.

Un des points importants du paramètrage d’une activité est la définition des intervalles d’enregistrement de points GPS (1s ou 10s) et de la précision agissant sur l’autonomie entre 16 et 50h. Autant le dire tout de suite, j’ai testé l’Ambit 3 sur 11h30 de course, en mode suivi d’un itinéraire. J’ai consommé 45% de la batterie en mode 10s sans toucher à la précision. C’est plutôt rassurant sur l’autonomie générale de l’appareil.

C’est aussi dans cet écran de paramètres que vous pouvez spécifier qu’une activité utilise ou non tel ou tel capteur, la pause automatique (auto-pause chez Garmin), les tours automatiques (auto-lap), un compteur d’intervalle simple ou encore les fonctions de navigation. Pour ces dernières, il est toujours possible de les activer en cours de n’importe quelle activité. Le compteur d’intervalles est destiné à un fractionné simple où l’on définit la durée ou la distance des intervalles rapides, des intervalles de récupération et le nombre de répétition. Pour tout autre schéma, il faudra passer par ce que Suunto appelle les Apps, terme à la mode s’il en faut.

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Viennent ensuite le coeur de la définition des écrans de l’activité. Vous pouvez en avoir jusqu’à 8 différents. Comme chez Garmin, vous pouvez choisir une disposition à 1,2 ou 3 données affichées parmi un choix assez complet. Le dernier champ permet d’alterner entre autant de données que l’on veut via un simple appui sur le bouton « view ». Cela permet de dépasser la limite de 3 sans nuire à la lisibilité. Et nous n’avons surement pas besoin de plus de 3 données à lire simultanément pendant nos activités.

L'outil Suunto de paramétrages des écran en ligne est vraiment top.

L’outil Suunto de paramétrages des écran en ligne.

C’est également dans ce choix que vous allez trouver les fameuses apps qui doivent être affectées à une ligne pour être utilisée. Concrètement, une App est, avant tout, un affichage personnalisé. Par exemple, j’ai une app qui m’affiche mon % de VMA et contient le code suivant : RESULT = SUUNTO_SPEED / 15.5 * 100, 15,5 km/h étant ma dernière VMA testée.  On est plus dans le domaine de la formule d’un tableau Excel que dans un système d’application complexe. Toutes les secondes, le mécanisme va lancer le calcul contenu dans mon app. Ceci dit, il est possible d’utiliser des apps pour programmer des alarmes complexes et des données variables personnalisées. Ceci est d’ailleurs utilisé pour créer des entrainements fractionnés.

choisir les champs de données dans les écrans dans une liste des plus complète enrichie par les Apps.

Choisir les champs de données dans les écrans dans une liste des plus complète enrichie par les Apps.

Movescount offre l’App Zone, catalogue en ligne d’apps gratuites, dont vous pouvez télécharger le code et le modifier à loisir. Nul besoin d’être informaticien pour se lancer dans la personnalisation. Enfin je crois, vu que précisément, je suis informaticien 🙂 Et si vous avez une excellente idée, vous pouvez publiez votre app pour la partager avec la communauté. Le système marche assez bien.

l'App Zone, catalogue de partage d'App pour l'Ambit.

l’App Zone, catalogue de partage d’App pour l’Ambit.

Pour en finir avec le paramétrage des écrans et les apps, il est possible de choisi un écran de type « barograph » (graphique). Y compris sur une données calculée à l’intérieur d’un app. Concrètement, par défaut on trouve souvent l’évolution du rythme cardiaque ou l’altitude pour les traileurs.

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Ce système de personnalisation vraiment pratique est un des points forts de Suunto. A tel point que Garmin a réagi récemment avec l’annonce de Connect IQ, un système d’application beaucoup plus complet, puisqu’il devrait permettre le développement d’application dépassant le fonctionnement de la montre à l’instar d’une smartwatch/iWatch.

Par contre, je suis plus sceptique sur le fait qu’il faille passer par la personnalisation d’une application pour faire ce que l’éditeur d’entrainement de Garmin permet en quelques minutes à n’importe quel utilisateur non geek. Votons donc en détail à l’usage.

Entrainement running simple

Toujours soucieux, non d’une prétendue exhaustivité, que je serais bien incapable de garantir, mais de faire le tour de mes usages réels, je commence par mes entrainements « running classique ».

Le premier est le plus simple est juste un enregistrement de mes « runs libres », footings ou sorties longues en milieu urbain ou péri-urbain, sans besoin de suivre une trace. Je n’ai besoin pour cela que des données habituelles : cardio, allure/vitesse moyenne, temps, distance et j’active la pause automatique à cause des feux rouges. A ce sujet, il semble que l’auto-pause, à seuil non réglable comme chez Garmin, se déclenche sur une vitesse basse et pas à un arrêt complet. Plusieurs fois, quand ma vitese tombe à 4 km/h en montée (marche en trail dans du dénivelé), l’Ambit s’est mise en auto-pause. Du coup, à éviter pour la marche et le trail. Je mets également un auto-lap à 1km. Comme cela il marque un tour tous les kilomètres. J’ai pris cette dernière habitude pour avoir une bonne estimation de ma vitesse moyenne sur 1 km, donnée bien plus fiable que les mesures de vitesse instantanée via les GPS dédiés au sport.

A savoir que dans Movescount, sont joyeusement mélangés les termes « lap », tour ou parcours dans différents endroits de l’interface. Par exemple, pour avoir la vitesse sur le « lap » en cours, c’est « vitesse de parcours » qu’il faut choisir dans la personnalisation de l’écran. Un peu de cohésion n’aurait pas fait de mal.

Mon deuxième type d’activité d’entrainement running est utile pour les séances coachées de fractionné sur piste. Concrètement, pendant la séance, j’ai surtout besoin d’un chronomètre, du cardio et de mon allure moyenne sur un « lap/tour » que je déclenche manuellement pour marquer mes intervalles. J’utilise également la petite app  qui affiche le % de VMA. Mais ce genre de séance ne justifie surement pas une telle montre sophistiquée. La simplissime TomTom Runner fait très bien l’affaire.

EDIT Mai 2015 :Sur la dernière version 1.5.x du firmware et de l’application (iPhone seulement pour le moment), un éditeur de fractionné complet « à la Garmin » vient d’être ajouté. Voir mon test/tutoriel sur le sujet.

Le tout nouveau (Mars 2015) éditeur d'entrainement fractionné. Au niveau de Garmin ? A tester.

Le tout nouveau (Mars 2015) éditeur d’entrainement fractionné. Au niveau de Garmin ? A tester.

 

Programmer un fractionné simple : le compteur d’intervalles

Il m’arrive de faire certaines séances de fractionnés sans coach et pas forcément sur piste. Des fartleks, des pyramides ou des 30’/30’ en nature par exemple. Sans parler du fractionné pour le vélo ou le home-trainer. J’avais toute une série de séances prêtes à l’emploi sur Garmin Connect, grâce au fabuleux éditeur d’entrainement. Le principe es simple; on veut pouvoir définir des séries alternant des intervalles de course dans une cible donnée (vitesse, fréquence cardiaque, temps …) avec des intervalles de récupération ou l’on trottine/marche. Les durées d’intervalles de courses ou de récupération peuvent être défini en temps ou en distance.

Prenons un premier exemple très courant. Je désire faire une séance de type 2 blocs de 5 répétitions d’intervalles de 30s rapide, 30s de récupération en footing. Avec un temps de récupération de 3 minutes entre les blocs. Sur les plans d’entrainement que l’on trouve ici ou là, on va noter cela : 2x5x(30s, r=30s), R= 3 mn.

Comment faire cela chez Suunto ?

Il existe deux façons : utiliser le compteur d’intervalles ou utiliser une « app » dédiée.

Si vous ne voulez pas gérer des cibles (ex : intervalle dans telle zone de fréquence cardiaque) mais juste avoir un guide pour conduire votre séance de fractionné simple, mieux vaut passer par le compteur d’intervalles qui lui va créer un tour/lap à chaque fin d’intervalle. Celui-ci se paramètre depuis Movescount.  Concrètement, j’ai pu définir dans une activité dediée à cela un bloc 5x(30s; r=30s). Pour faire un deuxième bloc après 3mn de repos, j’attends au chrono et je relance le compteur (merci au CM du compte twitter Suunto France pour m’avoir donner ce truc tellement évident que je n’y pensais pas).

Paramétrage du compteur d"intervalle pour un 30/30

Paramétrage du compteur d »intervalle dans Movescount pour un 30/30

Je vous conseille un tutorial du site Wanarun qui explique très bien tout cela. Je note que si tout ce paramètrage de compteur est accessible sur la version application mobile Movescount App, je n’arrive pas à définir un temps d’intervalle inférieur à 1mn40s. Bizarre comme bug. Et dommage dans la mesure où je peux avoir envie de changer mon fractionné en situation où je n’ai que mon smartphone sur moi.

Je vois des garminophiles ricaner dans le fond de la classe « Mouais, et comment fait-on pour définir une cible en vitesse, fréquence cardiaque ? ». Soit dit en passant, j’utilise rarement ces fonctions sur mes Garmin. A part peut-être pour le fractionné en vélo, où beaucoup d’entrainement sont dimensionnés en zone de fréquence cardiaque. La seule chose qui est possible dans Movescount est de définir une plage min/max de fréquence cardiaque en BPM au niveau de toute l’activité, intervalle de course, de récup’ ou run sans le compteur.

Pour aller un peu plus loin, comme Garmin Connect, Suunto Movescount vous permet de gérer un plan d’entrainement sous forme d’agenda avec les objectifs d’entrainements dans votre montre. Là aussi le site offre un zone de partage de plan dans la communauté. Un entrainement va permettre de définir l’activité, les zones cardiaques de travail (facile, modéré …) en fonction de ses paramètres corporels. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous conseille de lire ce blog.

Plan d'entrainement détaillé.

Plan d’entrainement détaillé.

Le compteur d’intervalles peut donc gérer des fractionnés basiques. Personnellement, cela représente la majorité de mes séances. Je travaille avec des cibles en % de ma Vitesse Maximale Aérobie pour la piste et au ressenti ou au cardio en nature. Après, pour faire une pyramide (intervalles de course qui augmente progressivement) ou un fartlek (intervalles libres), nous n’avons pas de solution élégante comme chez Garmin. Il reste la possibilité d’utiliser une « App ».

Le fractionné via une app, ça donne quoi ?

Je ne suis pas vraiment convaincu que tous les utilisateurs apprécieront ce qui est somme toute un peu complexe pour le citoyen runner lambda. Je reprends mon exemple simple de séance 2x5x(30s, r=30s), R= 3 mn.

Une recherche sur l’App Zone me donne une app qui gère ce type de configuration de séance x blocs de n répétitions d’intervalles défini en temps : Interval Training V1. Le nom ne prête pas à confusion. Par défaut, l’appli propose un fractionné 3x4x(30s, 60s), R=150s. Pour ma séance, je vais devoir faire une copie de cette application dans ma bibliothèque. Ainsi j’ai le droit de modifier les « variables » définies par le développeur sur ma propre copie du code.

Les variables utiles sont SET (nombre de bloc), REPETITION (nombre d’intervalles par bloc), RUNTIME (temps de course rapide), JOGTIME (temps de récupé footing), RESTIME (temps de repos entre les blocs).

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Une fois spécifiées mes variables, j’enregistre l’application. Je peux ensuite l’affecter à une ligne d’écran de mon activité. Je branche la montre et je refais une synchronisation pour que l’application soit utilisable. Je vais donc créer autant de copie d’application que de séance ce qui devrait revenir au même que ce que je faisais sur Garmin Connect avec l’éditeur d’entrainement. Pour d‘autre type de séance, il me faut d’autres applications à copier ou me lancer moi-même dans la programmation. Rassurez-vous, il existe déjà toute sorte d’application, des fractionnés en distance (ex : 2x8x(200m, r=30s)), des pyramides …

Et puis certains nostalgiques de leur Garmin ont oeuvré pour vous. A l’instar de l’excellent blog Wanarun qui a créé un petit programme imitant l’éditeur de Garmin Connect pour générer une app Suunto. Je ne saurais que trop le conseiller même s’il a quelques défauts de jeunesse. C’est ici. Bien sur après vous devrez créer manuellement l’app dans votre bibliothèque et les variables qu’il vous indique, avant de copier-coller le code généré par Wanarun. Aucun moyen de publier automatiquement vers Movescount. C’est un peu fastidieux mais c’est déjà ça.

Wanarun propose une interface "à la Garmin Connect" pour créer une application d'entrainement pour Suunto Ambit.

Wanarun propose une interface « à la Garmin Connect » pour créer une application d’entrainement pour Suunto Ambit.

Si je reviens au fonctionnement de mon application « interval training », Elle fonctionne ainsi : on déclenche la séance normalement. L’application considère que nous sommes en échauffement. Un appui sur le bouton « lap » lui indique que les intervalles démarrent. A chaque fin d’intervalle elle va faire « beeper » la montre. Un autre appui sur « lap » permet d’interrompre la séance avant la fin. Nous avons donc bien un entrainement rythmé par le beep de la montre. Pas de vibreur chez Suunto, dommage pour les environnements bruyants. Par contre, contrairement au compteur d’intervalles, cette application ne crée pas de « lap » à chaque intervalle pour les analyser sur Movescount ou Strava plus tard. Elle se contente de nous indiquer la fin d’une intervalle. Est-il possible de faire mieux ? Un coup d’oeil à la documentation sur la programmation des apps me fait dire que non. Les deux seules interactions automatiques possible sont les fonctions « alarmBeep » et « light » (allumage du rétroéclairage). Pas de « lap » programmable possible pour distinguer les intervalles. C’était un des reproches que je faisais aux fractionnés simplistes de la TomTom. je suis assez désappointé de découvrir ça chez Suunto. Au final, quand vous pouvez, utilisez toujours le compteur d’intervalles.

Pour ceux que j’aurais perdu en route, j’en déduis juste qu’on est vraiment loin de la simplicité et de la richesse de l’éditeur d’entrainement de Garmin.

(Edit : ceci était vrai jusqu’à al version 1.5 du firmware de l’Ambit 3. Voir mon test/tutoriel sur le sujet)

Et pour le trail ?

La réputation de Suunto dans les activités « outdoor » n’est plus à faire. C’est un des grands spécialistes des boussoles, des altimètre, baromètre etc. On peut donc leur faire confiance sur cette partie là.

Notons au passage la grande précision de leurs technologies FuseAlti et FuseSpeed. La première combine GPS et altimètre pour plus de précision dans l’altitude. La seconde utilise l’accéléromètre et l’analyse des mouvements de bras pour extrapoler la vitesse en cas de perte de signal satellite. S’il y a un point sur lequel les Suuntoïstes sont fiers c’est bien sur la fiabilité des mesures. C’est quand même essentiel pour une montre GPS.

L’altimètre va donc nous permettre de créer des écrans affichant le dénivelé positif et négatif et même, moyennant une app, le % de pente. Un autre écran de type graphique va dessiner la courbe de dénivelé. Pour la Saintélyon, j’ai aussi ajouté une « app » qui déclenchait une alarme beep/lumière pour que je n’oublie pas de m’alimenter et de boire. En dehors de cela et de toutes les fonctions classiques pour la course à pied, tout ce qui peut être utile en trail concerne les fonctions de navigation.

La navigation justement

Encore une fois, je ne suis pas un grand randonneur ou spécialiste de la course d’orientation et, à l’instar de ce que je faisais avec la Fenix, je m’intéresse surtout au suivi d’itinéraire via le GPS. Itinéraires que je trouve sur différents sites comme openrunner.com. La bonne nouvelle est que Movescount, à l’instar de Garmin Connect, offre également un partage d’itinéraires entre membres de la communauté. L’outil en ligne de planification d’itinéraire de Suunto est d’ailleurs un modèle du genre. Même si j’utilise toujours Garmin Basecamp pour travailler mes parcours.

On retrouve donc dans l’Ambit 3 une partie navigation GPS. Si vous connaissez le monde Garmin, le suivi sur Ambit se situe entre la 910XT qui offre un suivi sommaire d’une trace GPS et la Fenix 2 qui offre même des fonds de cartes adaptés, des P.O.I et une vraie boussole. Donc pas de cartes ici mais un peu plus qu’un simple trait indiquant la direction à suivre.

Il est en particulier possible de créer des points de passage intégrés au parcours ou waypoints. Quand on active la navigation suivant un tracé, un écran indique la distance et la direction du prochain waypoint. Là encore, je vous conseille un excellent tutorial sur les fonctions de navigation de l’Ambit (1,2 ou 3) sur le blog du Runner Solidaire. Pour résumer il est donc possible de suivre une trace GPS ou de rejoindre un point d’intérêt (POI) libre enregistré.

Les écrans de navigation, carte et distance jusqu'au prochain POI.

Les 3 écrans du mode navigation : carte globale, zoom automatique, direction et distance jusqu’au prochain POI.

La possibilité d’avoir des waypoints distincts des autres points du tracé est indéniablement un avantage. Chez Garmin, tout point d’un itinéraire est un waypoint. Il n’est pas possible sur la Fenix de marquer une étape particulière, un ravito par exemple. Maintenant l’utilité en trail running est limitée puisque s’il est possible d’afficher la distance jusqu’au point suivant, celle-ci est donnée « à vol d’oiseau ». Ce sera plus utile en course d’orientation et randonnée. A noter que la Fenix 2 fonctionne exactement de la même façon pour le calcul des distances aux points suivants.

Le tutorial sus-cité propose une utilisation des waypoints pour marquer les directions à prendre dans les carrefours, très utile en forêt par exemple. Ceci compense une des grandes utilités que je voyais à avoir un fond de carte dans la Fenix 2. Cela demande juste un peu plus de préparation mais c’est une excellente méthode.

Préparation d'un itinéraire dans Movescount, un outil simple et fonctionnel.

Préparation d’un itinéraire dans Movescount, un outil simple et fonctionnel.

Il existe une limitation de 1000 points dans l’outil de planification d’itinéraire. Ceci est une limitation de l’outil web pour pour éditer le parcours, ajouter des P.O.I ou modifier des points. Il est tout à fait possible d’utiliser des parcours de plus de 1000 points si on n’a pas à les modifier. Si l’on veut les éditer, l’outil va les simplifier, ce qui peut donner des résultats pas forcément satisfaisant.  C’est également ce que fait la fonction « trackback » dans la montre, pour rebrousser chemin. Encore une fois, il faut bien comprendre que la navigation est sensé être un suivi de direction plus que le chemin exact à prendre. Prenons cela comme une boussole assistée d’un GPS. L’utilité en compétition de trail balisé est donc plus que limité. Comme avec la Fenix 2 d’ailleurs. Ce n’est pas toujours évident dans le discours marketing des 2 constructeurs.

Suunto ne propose pas de fonction d’alarme d’écart par rapport à un itinéraire, fonction qui m’a sauvé la mise en trail avec les Garmin (la 310 faisait déjà cela). Runner Solidaire, encore lui, propose une application pour faire cela mais il est loin d’être évident d’arriver au même niveau de fiabilité du calcul.

J’utilise le suivi d’itinéraire assez souvent pour mes sorties longues en forêt. Je le trouve assez simple à utiliser sur le terrain et les écrans cartes et boussole sont bien lisibles. C’est clairement un point fort. Je ne me suis pas perdu en suivant la méthode proposée par le Runner Solidaire. C’est bien là l’essentiel. Mais à quand une montre qui permettra le calcul d’une distance réelle vers un point du parcours au lieu du vol d’oiseau ?

J’utilise aussi les P.O.I. indépendant quand je cours sans préparer de tracé. Pour marquer la position de ma voiture dans un bois par exemple. Et là, je n’ai absolument rien à redire. Tout est bien pensé et l’ergonomie de l’ensemble est exemplaire.

BREAKING NEWS (décembre 2016) : La dernière mise du micro-logiciel de la montre apporte le fonctions de suivi du dénivelé dans la navigation sur une trace GPS. Ces fonctions étaient le point fort d’un modèle sorti plus tard, l’Ambit Vertical. (voir article)

Et pour la bicyclette alors ?

Je crois qu’il faut rappeler que je suis loin d’être pertinent dans le domaine du cyclisme. J’utilise mes deux biclounes, VTT et route, comme un coureur à pied qui veut cross-trainer un peu. Et dés que la météo me rend nerveux, à la moindre goutte donc, c’est mon home-trainer TACX qui prend le relais. C’est également plus pratique pour faire du fractionné en vélo. J’ai donc besoin spécifiquement de deux choses : mesurer la vitesse via un capteur sur la roue et idem pour la cadence de pédalage. Ca tombe bien, j’ai un capteur qui fait les deux. En fait j’en ai deux mais bien sur le Garmin ne parle que le ANT+. J’installe donc le TomTom, Bluetooth, sur mon vélo. Je choisis Bike Pod (et non Cadence Pod) et j’ai à la fois la distance (donc la vitesse) et la cadence qui s’affiche dans ma montre. Bien sur, il faut paramétrer la taille de votre roue pour avoir une mesure correcte de la distance.

Bon ben mon fidèle capteur de cadence/vitesse Garmin ne parle pas la langue Bluetooth mais suelement ANT+. Inutilisable avec l'Ambit 3.

Bon ben mon fidèle capteur de cadence/vitesse Garmin ne parle pas la langue Bluetooth mais suelement ANT+. Inutilisable avec l’Ambit 3.

 

La natation

Comme pour le vélo, il est bon de préciser que j’ai une pratique de base de la natation en piscine dans le cadre d’une préparation physique générale. A l’instar de la Fenix 2, la Suunto semble assez complète. Comme les concurrentes, elle base ses mesures en piscine sur l’analyse des mouvements du bras par l’accéléromètre, détectant également les changements de direction pour compter les longueurs. J’ai eu pas mal de problème avec d’autres marques/modèles sur le comptage des longueurs en cas de nage pas toujours régulière. Avec l’Ambit 3, rien à signaler. Le compte est bon.

La grande nouveauté, déjà évoquée, est bien sur la possibilité de garder en mémoire dans la ceinture cardio les données enregistrées pendant la nage dans l’eau. J’aurais apprécié cela l’année dernière quand je ne pouvais plus courir et que je faisais de l’aquajogging. Une fois que l’on arrête l’enregistrement, la montre synchronise les données de la Smart Sensor. Le gros inconvénient, pour un homme qui nage en maillot de bain, est que la ceinture a tendance à bouger quand on prend un peu trop d’élan contre le bord ou que l’on accélère. Gageons qu’avec une combinaison tri-fonction de tri-athlète ou un maillot une pièce pour femme, le problème disparait.

Du coup, cela donne des résultats un peu « hachés » mais je suis plutôt content d’avoir enfin des indications sur le cardio dans cette discipline.

Rythme cardiaque enregistré pendant une séance de natation.

Rythme cardiaque enregistré pendant une séance de natation.

En dehors de cela, Suunto propose des fonctions plutôt bien faites. Il est possible de calibrer la reconnaissance nos différents types de nage, là où Garmin prétend les reconnaitre tout seul. Il suffit de déclarer la nage parmi une liste standard et de nager une longueur pour calibrer. Il est également possible d’enregistrer des exercices (« drills ») indétectables par la montre. Par exemple, si on n’utilise que les jambes avec un planche, l’accéléromètre ne détecte pas de mouvement dans la piscine. A la fin de l’exercice, on lui donne juste manuellement la longueur parcourue. simple mais utile pour ne rien perdre de son entrainement.

Au chapitre des mesures, on trouve le traditionnel SWOLF, comme chez les concurrents, pour mesurer l’efficacité de la nage (moins de mouvements pour une plus grande longueur). Pour plus d’explication, je vous renvoie à cet article.

Au final, pour mes pratiques natation et cyclisme, la Suunto est plutôt intéressante mais ni plus ni moins que la Fenix 2 et les autres montres multisports récentes de Garmin. En ce qui concerne la Tomtom Multisports, qui ne joue absolument pas dans la même gamme, au moins je peux y connecter un capteur cadence/vitesse. C’est avec cette dernière que j’ai eu le plus d’erreur de comptage de longueurs en natation.

Movescount App

L’application mobile (seulement pour iPhone à l’heure où j’écris) est le parfait pendant de la version web en plus simple et immédiat. Elle fait le job comme on dit. On s’en sert pour synchroniser la montre et Movescount : paramètres, écrans et éphémérides des satellites GPS dans un sens, activités enregistrées dans l’autre. A noter que l’application joue aussi dans la cours des « pure player » du smartphone comme Runtastic ou Strava : elle permet d’enregistrer une activité en utilisant directement le GPS du smartphone, éventuellement couplé avec une ceinture cardio Bluetooth. Ca ne sert pas à grand chose pour quelqu’un qui possède une Ambit me direz-vous. Je disais la même chose de l’application Garmin Fit jusqu’au jour où j’ai oublié de prendre ma montre à l’entrainement 🙂

Movescount App sur iPhone

Movescount App sur iPhone

Paramétrage des écrans par activité depuis le smartphone

Paramétrage des écrans par activité depuis le smartphone

Il y a quand même quelques fonctions de l’app qui peuvent faire la différence : celles que permet le couplage en temps réel de la montre et du smartphone. Il est effectivement possible de dire que l’application va se synchroniser pendant l’activité de la montre. Elle peut donc afficher les données de base (durée, distance, vitesse en km/h), ce qui peut être utile en vélo par exemple, mais surtout afficher votre parcours sur une vraie carte couleur. Et le petit plus sympa, vous pouvez prendre des photos qui seront associées à votre « move » et reprises dans le film (cf. plus bas). Suunto annonce des évolutions vraiment alléchantes à cette synchronisation, comme un coach vocal « à la Runtastic ». Personnellement, j’ai envie de dire « enfin un vrai couplage montre/smartphone qui va permettre d’avoir le meilleur des deux mondes ». Inutile de dire que cela et la programmation d’entrainements en fractionné me donne des envies de tutos.

Dans le menu "Move" de l'application mobile, choisissez AMBIT3 pour coupler votre montre et transformer votre smartphone en écran déporté avec carte couleur.

Dans le menu « Move » de l’application mobile, choisissez AMBIT3 pour coupler votre montre et transformer votre smartphone en écran déporté avec carte couleur.

Fonctions de base et gadgets

Bien sur cette montre sait n’être … qu’une montre. Ne rigolez pas ça n’a pas toujours été le cas par le passé dans certaines marques. Elle donne l’heure, dispose d’un chronomètre et d’un « compte à rebours », un timer pratique pour faire cuire mes oeufs le matin. Elle est sensée être portée en permanence, en dehors des séances de sport, puisque Suunto propose un suivi de l’activité, selon la mode des « trackers », FitBit, Nike Fuelband et autre Garmin Vivofit. Il est évident que la présence du principal concurrent sur le créneau du « quantified self » a du accélérer les choses chez les finlandais. Mais là où Garmin généralise les fonctions de ses bracelets à toutes ses montres à venir, profitant d’une vraie approche produit (et donc marketing), Suunto propose 3 écrans un peu abscons : activité du jour, de la semaine et temps de récupération. Point de suivi du sommeil et d’objectif journalier en nombre de pas. Et surtout, aucune trace de ces données sur Movescount. J’aurais apprécié que ces données puissent être prises en compte sur le site de contrôle de nutrition MyFitnessPal par exemple, à l’instar de Withings, Strava ou Garmin. Je suis « bien content » qu’au moindre footing mon activité passe en statut « vigoureuse ». A la rigueur, le temps de récupération est utile à tout le monde. Sachez d’ailleurs que, d’après un ami un peu bourricot, la valeur maximale est de 120 heures. J’ai pu vérifier cela à la Saintélyon. On va dire que la réaction paniquée de Suunto au marché sur cette partie tracking est un peu à oublier … ou à améliorer par des mises à jour logicielle future.

Mouais bof !!!

Mouais bof !!!

Je me sens vigoureux ce matin !!!

Je me sens vigoureux ce matin !!!

Ce n’est pas le seul gadget venu avec la nouvelle montre. L’application mobile propose une fonction sympathique de génération d’un film sur le parcours en 3D d’une activité. Vous pouvez ensuite le partager sur les réseaux sociaux.

Voyez ce que cela donne sur ma Saintélyon

Et donc au final ? Suuntoïste convaincu ou toujours Garminophile de coeur ?

En venant du monde Garmin, j’ai pris quelques habitudes vis à vis d’une montre de sport haut de gamme et ce test est rempli de ces références en la matière. L’Ambit 3 est vraiment une super montre, à quelques détails près. Mais le fait qu’un appareil électronique de moins d’un an sur le marché soit si fiable et exempt de bugs est à saluer. C’est on ne peut plus rare de nos jours.

Après, ne soyons pas aveugle. L’Ambit 2 était déjà une franche réussite et cette version 3 n’apporte pas de grandes révolutions. Elle ressemble beaucoup à une réaction rapide au marché et l’adoption massive du Bluetooth pour faire le lien avec le monde du smartphone.

Pour ce qui est de ce que mes amis suuntoïste et garminophiles adorent discuter dans leurs débats, aussi inutiles que PC contre Mac ou iPhone contre Android, je mets quelques bémols à l’enthousiasme des premiers. Pour quelqu’un qui souhaite s’entrainer seul et créer des sessions auto-coachées de fractionné, rien sur le marché n’égale Garmin et son éditeur. Il est impossible de faire aussi bien avec des apps qui en plus sont assez complexes à personnaliser pour le commun des utilisateurs non geek.

Pour tout le reste, rapidité, précision, fiabilité, autonomie, l’Ambit 3 est une montre dans laquelle on peut avoir confiance et c’est bien là l’essentiel.

Je serai bien sur attentif aux très proches réponses de Garmin, à la sortie de ce modèle. Cela a déjà commencé avec la Forerunner 920XT mais je suis, bien sur, plus tenté par la Fenix 3, remplaçante ultra innovante de celle qui aurait du rester ma préférée si le « hardware » avait été à la hauteur. Une 920XT avec un meilleur GPS et les fonctions de navigation de la Fenix 2. Miam !!!

L’Ambit, avec son App Zone, est cependant résolument une montre de geek mais le futur Connect IQ de Garmin risque de rendre tout ceci un peu obsolète. Encore une fois, pour l’instant ce n’est que sur le papier côté américain.

Je ne suis donc pas tombé totalement à genoux devant cette Suunto mais j’avoue que d’arrêter de s’inquiéter d’éventuels problèmes justifie amplement la réputation de la marque. C’est une belle montre pour les vrais coureurs, traileurs et triathlètes. Aucun doute la dessus. Le reste n’est surement que pinaillage de ma part.

Une vraie montre de sport outdoor assurément. Une des meilleures du marché, sans aucun doute. Mais pas la seule.

Pour la réponse à la question du titre, vous comprenez bien que, oui, j’abandonne à regret la Fenix 2 et j’attends de voir ce que donnera la Fenix 3. Ca c’est le bloggueur-geek qui parle. Le runner-trailer lui est pleinement satisfait de pouvoir s’appuyer sur l’Ambit 3 sans se poser trop de questions. Ca repose un peu l’esprit. Cette Ambit 3 Peak sera surement ma compagne de trail pour les mois qui viennent.

Les « plus »

  • Le design et l’aspect robuste.
  • Toute le savoir faire Suunto en matière de précision des mesures et la qualité du chipset GPS SIRF Star V.
  • La rapidité d’accroche d’un signal satellite (GPS fix).
  • Les technologies FuseSpeed et FuseAlti.
  • L’autonomie.
  • La personnalisation des écrans en ligne.
  • Les possibilités de personnalisation grâce aux « apps.
  • La navigation permettant la distinction entre simples points de définition d’un itinéraire et points de passage remarquables (POI).
  • La possibilité de choisir l’affichage blanc sur noir ou inverse.
  • L’application mobile avec la possibilité de coupler la montre en temps réel pour afficher une vrai carte ou prendre des photos liées à l’activité.
  • Le manuel plutôt simple et complet (à télécharger sur le site suunto.com/support).
  • Le lien automatique avec Strava et la possibilité d’exporter un « move » (une activité) dans les formats de fichiers  les plus répandus (GPX, KML, FIT …).
  • L’enregistrement des données cardio dans la ceinture Smart Sensor pendant la natation avec synchronisation en fin de séance avec la montre.
  • Le nouveau planificateur d’entrainement fractionné.
  • Le suivi de l’altitude et du dénivelé lors de la navigation sur une trace GPS (mise à jour décembre 2016).
En version noir sur blanc (retroéclairé) ...

En version noir sur blanc (retroéclairé) …

ou en version blanc sur noir (rétroéclairé)

ou en version blanc sur noir (rétroéclairé)

Les « moins »

  • L’application mobile n’est complète que pour  le système iOS d’Apple à l’heure actuelle. La version Android vient de sortir en bêta et n’a pas toutes les fonctionnalités (entrainement fractionné par exemple). Pas de version Windows Phone.
  • La trop grande dépendance au site Movescount (avec une panne de plusieurs jours constatée pendant le test). La nécessité d’avoir une connexion internet, y compris sur l’app mobile, pour le moindre paramétrage.
  • L’impossibilité de récupérer les données autrement que par Movescount. Pas de fonctionnement en clef USB de stockage, comme la Fenix 2.
  • Le passage à Bluetooth exclusivement rend inutilisable d’éventuels capteurs utilisant ANT+, technologie de l’Ambit 2.
  • L’affichage des petits champs est difficile à lire en pleine course.
  • L’impossibilité de marquer des tours automatiques dans les entrainements fractionnés.
  • La distance jusqu’au prochain point d’intérêt dans un tracé n’est donné qu’à vol d’oiseau (idem Fenix 2).
  • L’absence d’alarme d’écart par rapport à l’itinéraire en cours de navigation.
  • L’auto-pause n’a pas de seuil réglable et semble se déclencher en dessous de 4 km/h ce qui le rend inutilisable en marche ou en trail quand il y a de forts dénivelés.
  • La limitation à 1000 points dans la définition d’un itinéraire quand on veut l’éditer dans l’outil de planification.
  • L’absence de vibreur.
  • La fonction tracking d’activité inutile (pour le moment).
  • Les « apps » ne sont pas de vrais applications, juste des micros scripts de personnalisations d’affichage et d’alarmes. L’ingéniosité de la communauté permet de compenser un peu les manques.
  • Les courbes de statistiques dans Movescount App ne sont pas très lisibles, contrairement à la version web.
  • Le bracelet en élastomère de la Peak n’est pas aussi souple et confortable que les bracelets en silicone de tout le reste de la gamme, Run, Sport et même Peak Sapphire. La bonne nouvelle est que vous pouvez commander celui de la Sapphire pour le remplacer (30 € sur le site de Suunto).
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Et hop, on change le bracelet pour celui de la Sapphire en silicone.

Pour un meilleur élément de comparaison avec la Garmin Fenix 2, voir mon test sur 7 mois.

Nous avons aussi réalisé le test de l’Ambit 3 Run qui est un modèle plus léger, sans altimètre, sans le multi-sport, à l’autonomie moindre, mais avec les mêmes fonctions et la même qualité pour une fraction du  prix.

Toute la gamme Suunto Ambit (2 ou 3, Sapphire ou pas, HR ou non, Peak/Sport ou Run) est disponible chez notre partenaire i-run.

Les stats sur la version web de Movescount

Les stats sur la version web de Movescount

32 Comments on “[Test] Suunto Ambit 3 Peak : j’abandonne la Fenix 2 ou pas ?

  1. Pingback: Test de la Garmin Fenix 2 pour le running, le trail, la natation et le vélo (mise à jour 4.00) | Endomorfun

  2. Le choix ne va pas être simple au moment de la sortie de la fénix 3 😉

    Joli pavé en tout cas. Je reconnais bien ma montre.

    Je fais juste une remarque sur la programmation des séances, et surtout les applications car avec l’Ambit je trouve qu’on parle tout de suite (et trop!) des apps, qui restent vraiment pas accessibles pour le grand public…
    Même en le prenant toutes faites.

    Du coup beaucoup de monde oublie le compteur d’intervalles, qui permet de faire la plupart des fractionnés, travail d’allure sans rentrer dans le code.
    Il a aussi l’avantage de pouvoir se lancer à n’importe quel moment de la séance (donc quand on est chaud, au bon endroit) et peut se relancer pour faire un 2 séries de 8×200 r30″, 10×30/30, 6×1000…

    • C’est pour cela que j’ai précisément réécrit la partie « fractionné » suite aux conseils du community manager de Suunto France sur Twitter. Je commence par parler du Compteur d’intervalles.

  3. Je reconnais bien ma montre dans ton test. Je me permets de rajouter les éléments suivants.
    Les MOINS supplémentaires
    -on va être en mars, et toujours pas l’ombre d’une appli Android. Je trouve ça un peu limite…
    -on est à la 3e version de l’ambit, et on ne voit toujours pas de diminution de la taille, ou bien un agrandissement de la partie ecran pour une même taille de montre. Je trouve ça dommage.
    -l’interface en ligne movescount n’est pas un exemple d’ergonomie. Pas de bol, aucune possibilité de s’en passer.
    Les PLUS supplémentaires
    +voulant une montre qui puisse vraiment faire « montre » avec n’importe quelle tenue, la version sapphire que je possède est vraiment classe. Ça la démarque de la concurrence, pour le moment.
    +la rapidité d’acquisition GPS est vraiment incomparable à n’importe quel autre support GPS que je connaisse.

    Je ne suis vraiment pas déçu d’avoir sauté le pas et fait cet achat 🙂

    Merci JG pour ton test très très complet!

    • Pour la taille, on a une énorme antene GPS. Peut-être cela est-il à relier à la fiabilité et rapidité du GPS. Sinon, quand on compare la Peak à la Sport, on voit bien que la différence vient de la batterie. Toujours le même problème des appareils mobiles, la taille de la batterie versus l’autonomie. La Peak est faite pour le long, moi ça ne me gène pas qu’ils aient privilégié l’autonomie au poids somme toute raisonnable (la Garmin 310XT que Nanoo utilise maintenant à chaque séance, pèse le même poids).

  4. si depuis ce test quelqu’un a trouvé la solution pour relié un capteur de cadence bluetooth
    j’ai un capteur de chez bbb et j’ai bien du mal!!!

  5. J’ai oublié de rajouter:
    Les moins supplémentaires:
    -le capteur de température qui n’est pas placé au mieux…
    Les plus supplémentaires:
    -le bracelet en peau de sextoy (silicone?) hyper doux de la version sapphire qui fait presque oublier le gros format de la montre. Vraiment super confortable !

    • C’est un peu le même problème pour toutes les montres.
      Là pour le coup, il y a avantage à la Fenix 2 : le bracelet scratch permet de la porter par dessus la manche des vêtements. Du coup la mesure de la température est plus fidèle (utile en ski de rando).

  6. Bonjour et merci pour toutes ces infos. Je suis arrivé ici suite à des bugs de plus en plus nombreux avec ma fenix 2. Tu sembles avoir partagé les mêmes problemes. As tu retrouver une montre qui fonctionne vraiment après le passage sav ou bien attends tu la fenix 3 ou ambit pour retourner courir avec une montre fiable?? Merci d’avance pour ton retour. J’étais garminophile mais je commence à me lasser des bugs et regrette d’avoir vendu ma 305!!!

    • j’espère pouvoir tester la Fenix 3 mais comme je le disais dans l’article, depuis que j’ai l’Ambit 3, je ne m’inquiète plus pour la fiabilité de ma montre quand je cours. Alors malgré le manque de certains fonctionnalités que j’adorais chez Garmin, je vais rester avec Suunto pour le moment. Beaucoup de mes amis possesseur de Fenix 2 ont fait pareil et tout le monde est d’accord pour dire que ça fait la différence d’avoir juste une montre qui marche bien (et super rapide pour attrapper un signal satelitte quelle que soient les conditions)

  7. Bonjour,
    Simple question, j’ai une AMBIT 3 et sur piste, lorsque je fractionne avec mon compteur d’intervalles, il n’y a pas de bop lorsque j’arrive à la fin de mon temps de récupération avant de repartir (comme il peut y avoir sur la Garmin).

    Y a t il une solution?

    Merci de votre aide.

  8. Bonjour,
    j’ai une ambit 3 peak depuis peu. J’ai une question toute bete: comment voir le tracé gps pendant un exercice Course (par exemple) ?
    J’ai fouillé dans les options avancées mais je ne trouve que les options pour suivre un itinéraire enregistré. Pourtant j’ai déjà réussi à l’afficher, mais je ne trouve plus comment !!
    C’est pourtant le truc qui me parait le + simple et le + utile, quand on court un peu au feeling sur des sentiers qu’on ne connait pas, en mode exploration…
    Merci !
    Jérôme.

    • Je crains de ne pas avoir compris ce que vous cherchez à faire. Afficher le tracé d’un exercice en cours n’a aucun interêt sans fond de carte. On ne verrait qu’un trait se dessiner au fur et à mesure. L’écran étant vide d’autres informtions de repérage (contrairement à la Fenix ou je peux mettre des fonds de catrtes sommaires). A part peut-être si on a mis suffisamznt de POI, mais leur nombre reste limité. Donc je n’ai pas compris. Les fonctions de navigation ne sont utiles que pour suivre un itinéraires enregistrés. La seule façon de voir ce que l’on a fait dans la session en cours serait de faire de mi-tour et revenir sur ses pas avec la fonction trackback. On est loin du GPS de rando avec nos petites montres.

      • Bonjour,
        Je penses qu’il voulais dire ceci :
        Comment peut on suivre un itinéraire enregistré pendant que l’on enregistre un exercice ?
        Exemple, j’ai préparer un trail que je ne connais pas. Je voudrais donc faire mon exercice avec la navigation pendant que la montre enregistre mon exercice.

  9. Pingback: [Test /Tuto] Suunto Ambit 3 – Planifier un entrainement | Endomorfun

  10. Pingback: [Test] Ambit 3 Run HR blanche : faut-il être un baroudeur geek pour avoir une Suunto ? | Endomorfun

  11. Bonjour, très bon comparatif de la montre Ambit 3 de suunto, la conclusion du sujet me semble nuageuse quant à ton choix qui reste indécis.
    Faut-il privilégier Suunto à Garmin ? je suis toujours indécis malgré la lecture de ce super compte rendu, étant fidèle à Garmin depuis des années, possédant une 305 mastodonte, efficace, et toujours active je ne sais quel modèle acheter dans un futur proche. Ambit 3 ou Garmin 620 hr, Fénix3 hr ?
    Garmin va t’il créer son cardio-gps en montre comme suunto?
    Suunto va-t’-il ajouter l’option : l’alarme vibrante et perfectionner la programmation du fractionné ainsi que l’ajout d’un programme pyramidal dans un futur proche.
    faut-il acheter la Peak ou la sport ?
    Pratiquant la course sur route, cross, piste et trail, pour obtenir la montre TOP :
    il faudrait avoir une Garmin au poignet gauche et une Ambit 3 au droit mais surtout être ambidextre.

    Attendons de lire un nouveau compte rendu en détail de la Fénix3 et comparatif avec l’Ambit 3 pour pouvoir faire son choix.
    Quoi qu’il en soit, actuellement la montre idéal n’existe pas. Encore une fois félicitations pour ce développement écrit.
    Cordialement Bruno.

    • Je n’ai pas à conduire les choix des gens. J’aime bien Garmin qui innove beaucoup. Mon test de la « petite » 225 en atteste. Mais j’ai aussi des amis qui ont quelques soucis avec la Fenix 3. J’attends de pouvoir la tester. Par contre, une chose est sure, je vais garder la Suunto qui est plus fiable qu’aucune Garmin récente. Tant pis pour les manques (vibreur essentiellement). Je fais toutes mes séances de fractionnés avec le planificateur d’entrainement sur smartphone et même si on n’est pas au niveau de Garmin, ça évolue bien et je ne suis jamais coincé même avec une coach qui aime bien les séances compliquées. Donc oui le geek en moi aurait envie de voir la Fenix 3, d’apprécier l’écran couleur. Et puis c’est une belle montre. Mais le runner/trailer qui s’entraine tous les jours garde l’Ambit 3. A l’usage, les fonctions de navigation qui semblent plus simplistes sont en faire beaucoup plus pratiques. Et d’ailleurs, Anne-Claire mon épouse a définitivement adopté l’Ambit 3 Run pour les mêmes raisons (voir son test)

  12. Bonjour,je possède l’ambit 3 sport je ne comprends rien au mode natation. Pas de compte longueur, sur internet pourtant on dit partout que la montre les compte. Je suis complètement perdu avec cette montre. Je n arrive plus aussi à afficher l’altitude en graphique comme avant, l appli sur le téléphone ne presentant pas cet option apparemment. Et pour finir les laps parcours et tours c’est pas clair du tout! »aidez moi s il vous plaît!!. Jonathan

    • (désolé j’étais à l’étranger sans connexion fiable). Si j’ai bien compris, il y a des problèmes de synchronisation avec Movescount Mobile sur les modèles Sport et Run. Cela peut être une cause. Est-ce que vous arrivez à remettre le graphique sur un ordinateur avec la pince ?
      Anne-Claire, mon épouse, a la Run et cela fait plusieurs semaines qu’elle ne peut plus utiliser l’appli mobile.

      Les laps/parcours/tour sont la même chose. C’est juste un moyen de découper la session en intervalles, soit manuellement pour des tours de pistes, soit automatiquement en fonction de la distance ou du temps. Personnellement, j’aime bien découper automatiquement tous les km en course. Ca me donne une allure moyenne sur le dernier km.
      Le fait qu’ils utilisent plusieurs mots est un problème de traduction pas cohérente.
      Par contre, contrairement à Garmin, un entrainement fractionné ne crèe pas de « laps » visibles dans Movecount (mais ils sont visibles dans Strava, allez comprendre).

      Il est difficile de vous aider à distance comme ça.

      Pour avoir accès à un affichage en graphique d’une données, il faut cocher la case

      • Merci beaucoup pour la réponse. J’essaie de me débrouiller. Je commence à piger toutes les fonctions de cette montre.

  13. Bonjour jeanguillaume,
    Merci pour ce test comparatif, qui date d’il y a un an maintenant mais qui m’aide bien.
    Suunto propose l’Ambit3 Peak Nepal version à 350€.
    Garmin propose encore la Fenix 2, à 400€.
    Mon critère n°1 : l’autonomie ! Toi qui as testé les deux modèles SUR LA DURÉE, quelle est l’autonomie réelle des deux modèles pour chacun des réglages ?
    Sur le web, j’ai vu qu’il était possible de charger sa Fenix pendant l’activité via des powerbank/batteries USB. As-tu déjà testé cette option ? Si oui, jusqu’où as-tu pu pousser l’autonomie ?
    Quel est le temps de charge de la Fenix ?
    Sportivement,

    • On parle bien de la Fenix 2 hein. 400€ je trouve ça cher un an après la sortie de la 3. Je n’ai pas testé l’autonomie à fond. La montre n’a jamais tenu plus de 8 heures en mode normal a udébut. Isl otn corrigé le logiciel et ça s’est amélioré. En mode normal on ne doit pas être loin des 15 heures. Par contre, mon exemplaire s’est mis à bugguer dés que je l’ai mis en mode Ultratrac pour tenir plus que ça (elle s’éteignait toute seule). Je l’ai donc changée via le SAV et revendue pour passer chez Suunto, il y a plus d’un an. Donc difficile de répondre à tes questions.
      Je n’ai jamais testé la charge en course sur la F2. Ca marche bien sur la Suunto avec ma batterie X-Moove. Sur la Garmin 920XT, ça arrête l’activité donc à éviter pour le trail long. Sur la 910 et la 310, tu ne vois plus l’écran mais l’activité ne s’arrête pas. Je ne sais pas sur la Fenix 2. D’après ceux qui l’ont ça marche sur la Fenix 3. Mais bon avec Garmin on ne sait jamais. Bref, je ne conseillerais pas d’acheter une Fenix 2 actuellement.

      Pour la Suunto, j’ai tenu près de 15 h (avec la ceinture cardio) et il me restait 30% de batterie en mode normal. Ceci dit, il y a quelques semaines, j’ai aussi eu un problème avec la Suunto et le SAV me l’a aussi changée. Je sais, je suis chanceux^^

      • Merci pour ta réactivité de ta réponse !
        Je découvre dans ton commentaire que l’on peut donc également charger la Suunto pendant l’activité ? Je pensai cette fonctionnalité possible que sur les Garmin !
        Si tu me confirmes que c’est le cas, je vais partir sur une Peak sans hésiter… elle propose de base une meilleure autonomie et coûte moins cher ; si en plus on peut la charger sans interrompre l’activité, je pense avoir trouvé ma solution !

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  17. Depuis le mois de mai 2016, je trouve une différence de 20% plus ou moins avec le cumule dénivelé positif et négatif sur 10kms sur un même parcours. J’ai jamais les même valeurs sur le même parcours sa peu varier du simple au double. Avant pas eu de problème. Je cours avec ambit3 peak depuis septembre 2015 et avant j avais ambit 1. C’est pour ça que j’ai remarqué la différence.J’ai changé mon ambit 3. Première sorti ok mais après l’avoir connecté a moveslink2. De nouveau le même problème. Avec ambit 1 pas de problème toujours les mêmes plus ou moins. Je me suis entraîné avec les 2 montres en même temps il y a seulement le cumule de dénivelé qui change.

  18. Bonjour,

    Merci pour ce test plus que complet qui m’a permis d’affiner mon choix.

    Deux questions cependant…

    Étant un utilisateur assidu de Google Earth pour la création, la sauvegarde et la gestion de mes tracés, je voulais savoir s’il est possible d’exporter depuis Movescount ou directement depuis la montre les tracés en formats .gpx ou .kml (ou autres) ?

    De plus, possédant un vieux smartphone non compatible (à priori) avec l’application Movescount, je voulais savoir si je peux utiliser la montre sans avoir recourt à mon téléphone pour la configuration et le transfert des données.

    Merci d’avance pour vos réponses.

    • Il est possible d’exporter depuis Movescount (web) aux formats suivants : KML, GPX, FIX, TCX, XMLX, FIT.

      Avec le câble sur un PC ou nu Mac, il est tout à fait possible de gérer la montre à l’exception (incompréhensible) des entrainements fractionnés nouvelle version, le Workout Planner n’étant accessible que sur l’appli mobile.

  19. Merci pour cette réponse rapide.

    Pas besoin de planification d’entrainement pour mon utilisation.

    Il reste maintenant à faire le choix entre cette Ambit 3 Peak et la Traverse, mes principales activités étant la randonnée, le vélo, le ski et le kayak, j’ai du mal à savoir laquelle sera la plus appropriée.

    Bonnes fêtes.

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