Test de la Garmin Fenix 2 pour le running, le trail, la natation et le vélo (mise à jour 4.00)

Mise à jour 2016 : Cette montre qui, après moultes mésaventures, s’est considérablement améliorée au fil des mises à jour de son logiciel interne, est aujourd’hui proposée sur le site i-run à 299€ (cliquer ici). Elle reste, plus de 2 ans après sa sortie, dans les standards modernes du moment même si Garmin est allé plus loin avec la Fenix 3 (écran couleur, applications Connect IQ …). A ce prix c’est certainement une affaire.

AVERTISSEMENT : l’électronique grand public, et surtout les objets connectés, sont en constante évolution au niveau de leur logiciel interne et des logiciels compagnons. Il est donc important de replacer ce test dans le temps. Au moment où il est écrit, la version du logiciel interne de la Fénix 2 est 4.00 (Septembre 2014). Je fais des mises à jour datées si les apports et corrections remettent fondamentalement en cause ce que j’ai écrit. J’en ai déjà fait beaucoup depuis Avril 2014, Garmin ayant été très actif sur les améliorations et corrections.

Sommaire :

Contexte

Elle n’est sortie que depuis quelques mois, mais beaucoup de choses ont été dites sur la toute dernière montre GPS haut de gamme de Garmin. Son positionnement est simple, elle est la concurrente directe de la montre à tout faire de Sunnto, l’Ambit 2 (et désormais l’Ambit 3 qui vient de sortir). Elle est multisport pour les triathlètes et possède un arsenal de fonction de navigation GPS pour les randonneurs, montagnards, les traileurs ou même les marins, les chasseurs et les pêcheurs. Cette orientation la place dans ce que l’on appelle les montres GPS + ABC pour Accéléromètre, Baromètre, Compas (Boussole en français).

Le contenu du bundle performer incluant la ceinture cardio HRM-RUN

Le contenu du bundle performer incluant la ceinture cardio HRM-RUN

 

Fenix 2 ou 920XT ?

Nous attendions une Forerunner 920XT, une sorte d’hybride entre la très réputée FR 910XT, montre multisport, et la FR 620, montre running particulièrement innovante. Ce sera donc une nouvelle Fenix 2 qui, à l’instar de la première version orientée montagne et rando, est faite par une équipe Outdoor, différente de l’équipe Forerunner. Ceci pourrait voir son importance par la suite.

Sur le papier, nous avons tout ce que l’on peut attendre d’une succession de la 910XT et donc de ma vieille 310XT.

A ce sujet, je n’ai aucune prétention de faire un test exhaustif de la montre mais, fidèle à mon habitude, de la replacer dans mes usages courants. Il est donc naturel que je fasse souvent référence à ce que je connais le mieux, à savoir ma Garmin 310XT, la «grand-mère» de cette Fenix 2. On trouve tout d’abord le multisport, qui consiste non seulement à offrir des fonctions spécifiques à d’autres sports que la course à pied, natation et vélo en premier chef, mais aussi à permettre le passage facile d’un sport à l’autre dans une même session. Le public visé étant, bien entendu, essentiellement les triathlètes. Dans le domaine, la Fenix 2 reprend les fonctions de la 910XT, modèle du genre.

Fractionnons

La gestion des entrainements fractionnés est toujours là. Soit en version simple avec un échauffement, une série d’intervalles-récupérations et un retour au calme. Soit en version complexe, pouvant gérer à peu près tout ce que vous pouvez imaginer comme imbrication de répétitions, pyramides et séries complexes. Garmin propose toujours le système le plus simple pour cela. Sauf que sur la vieille 310XT, je pouvais créer ces entrainements complexes depuis la montre. Ce n’était pas très «pratique» par rapport à l’interface réussie du site/logiciel en ligne Garmin Connect, mais ça pouvait rendre des services. En vacances par exemple. Dans la Fenix 2, je ne peux créer que des séries simples depuis la montre. Pour le reste, il faut Garmin Connect. Et à l’heure où j’écris, uniquement par la version sur le web, pas la version mobile. Gageons qu’il faudra une évolution sinon cela constitue une régression regrettable. D’autant plus que c’est quelque chose que l’on pouvait reprocher à Suunto.

L'excellent éditeur d'entrainement de Garmin Connect permet d'imaginer les séries les plus folles.

L’excellent éditeur d’entrainement de Garmin Connect permet d’imaginer les séries les plus folles.

L’héritage de la Forerunner 620

Dans les fonctions dédiées aux «runners», la Fenix 2 inclut une grande partie des spécificités de la 620, sorties il y a déjà quelques mois. Avec l’adjonction de la nouvelle ceinture Garmin, la HRM-Run, nous avons désormais des données sur ce que l’on appelle la dynamique de course :  la cadence, l’oscillation verticale – le rebond- et le temps de contact au sol. On peut ensuite constater les résultats sous forme de courbe, comme pour la vitesse ou la fréquence cardiaque, sur le site ou l’application Garmin Connect. Plus on est dans le vert, le bleu, voir le violet, mieux c’est. Les valeurs de chaque plage de couleurs étant issues de statistiques.

Cadence et oscillatin verticale font partie des données dites de dynamique de course (ici dans Garmin Connect Mobile sur iPhone)

Cadence et oscillatin verticale font partie des données dites de dynamique de course (ici dans Garmin Connect Mobile sur iPhone)

En revenant de ma blessure, ma foulée était un peu «raide». Je suis repassé par les excellents exercices que j’avais pratiqué l’année dernière dans ma découverte du Chi-running. En faisant un footing lent, aux alentours de 10 km/h, en appliquant à la fois une cadence avec un métronome dans les oreilles et en me concentrant sur la légèreté de la foulée, j’ai pu mettre les 3 courbes dans le vert – coureur moyen – voire le bleu – coureur rapide. Le violet étant les valeurs correspondant soi-disant à un athlète professionnel et à l’autre bout du spectre, le rouge et l’orange pour les coureurs débutants et lents.. Je n’ai pas poussé l’analyse plus loin pour le moment. Ceci représente l’impact de votre foulée sur l’économie en course donc c’est à optimiser.

Le rebond vertical, par exemple, constitue une dépense inutile d’énergie puisque l’on cherche à aller dans une direction horizontale, pas à s’envoler. La cadence et le temps de pose représentent plus l’impact du pied et donc le risque de choc et de blessure. Les explications et grille de valeurs fournies sur Garmin Connect restent assez succinctes. On nous conseille « de chercher sur le web » des informations plus détaillées. Le sujet étant intéressant, j’en ferai peut-être un article après avoir lu la tonne d’infos que j’ai glané.

Un autre héritage de la 620 est la partie appelée «VO2 Max» dans le menu. Je me rappelle d’un tollé de certains coachs professionnels quand Garmin annonçait pouvoir mesurer, ou approcher, la valeur du volume maximum d’oxygène, le fameux VO2 max, sans examen d’effort médical. Je ne reviendrais pas là-dessus. Garmin dit se baser sur les variations de fréquences cardiaques en liaison avec la vitesse de course dans l’algorithme. Ce qui donne un résultat qui deviendrait plus précis avec le nombre de données, donc le temps d’entrainement.

A partir de cette valeur, en comparant à des statistiques de coureurs, cela donne le gadget ultime : l’estimation de temps de course. Un de mes coachs, qui a testé la 620 sur plusieurs mois, me montrait le taux d’erreur. Sa montre lui annonçait 2h40 au marathon alors qu’il venait de boucler Rome en 2h35 (19ème au scratch, 1er français, la classe le coach non ?). Si je comprends bien, je ne ferai pas mon premier marathon en 3h07 alors 🙂 De toute façon, un système uniquement fondé sur des tables statistiques a forcément une marge d’erreur importante. Encore une fois avec un outil de mesure grand public, c’est la progression qui est intéressante, pas la valeur absolue. Sauf que bien sur, certains diront que la VO2 Max est plus ou moins inscrite dans les gènes donc très peu évolutive, contrairement à la Vitesse Maximal Aérobie, la vitesse à laquelle on atteint le VO2 Max. Bref, gadget ou pas, c’est toujours sympathique. Mais de là à parler de coach virtuel, je préfère me cacher derrière mon statut d’éternel débutant pour ne pas répondre.

Mon potentiel sur marathon donne donc 3h07. Vivement que je m'y essaie.

Mon potentiel sur marathon donne donc 3h07. Vivement que je m’y essaie.

Dans les fonctions modernes, un peu gadget aussi, empruntée cette fois à Suunto, est l’estimation du temps de récupération après une activité. Pour un bourricot comme moi, s’entendre dire qu’il faut 22 heures pour récupérer d’un entrainement ne peut pas faire de mal.

Enfin, la montre calcul un indice d’efficacité de l’entrainement sur une échelle de 0 à 5, en fonction, encore une fois, des variations de la FC. J’ai par exemple une valeur estimée à 3,4 sur une séance de fractionné court en côte, donc «progression», alors que je vois 2,6, donc «maintien de la forme» sur un simple footing en endurance. Ca parait assez logique. A-t-on vraiment besoin d’une mesure pour savoir cela ? Gageons que pour les débutants, ça peut aider.

En fonction de l'évolution de votre rythme cardiaque, le logiciel vous indique un coefficient d'efficacité. Ici sur une course de 10 km.

En fonction de l’évolution de votre rythme cardiaque, le logiciel vous indique un coefficient d’efficacité. Ici sur une course de 10 km.

Plages de fréquence cardiaques

Dans Garmin Connect, et ce depuis longtemps, il est possible de spécifier 3 valeurs de fréquence de repos/fréquence maximale. Une pour la course, une pour le vélo et la dernière par défaut. Ceci permet de prendre en compte des vrais mesures médicales en fonction du sport. A partir de là, on peut spécifier, pour chacune des 5 zones habituelles, le pourcentage de la fréquence de réserve souhaitée. Par rapport à certains plans d’entrainement qui mentionnent un pourcentage de fréquence cardiaque maximale, la fréquence de réserve prend en compte la fréquence au repos. Ceci permet d’avoir les analyses de variation de FC soit en %, soit en numéro de zone. Les cyclistes ont l’habitude de raisonner en cardio pour leurs sessions et de parler de «montée en zone 4», l’anaérobie pour le sprint. Si vous ne comprenez pas cette phrase, commencez par lire ou relire mon article sur le fonctionnement de notre moteur interne

Dans la montre, il faut entrer soi-même les fréquences de chaque plage. Il n’y a aucune corrélation avec les données de Garmin Connect et aucun calcul automatique. C’est dommage mais c’était déjà le cas avec les modèles précédents. On peut y voir un bon côté, on ne nous a pas imposé un algorithme pour définir nos zones de FC. Mais c’est pas génial pour un débutant. Le mieux est de recopier les valeurs calculées par Garmin Connect pour le sport que l’on pratique le plus.

Mais pourquoi donc Fenix ?

Et là je me dois de placer une mauvaise blague sur le fait de renaitre de ses cendres. Ou pas.

Je rappelle juste que la Fenix, première du nom, était une montre GPS-ABC, dédiée à la randonnée ou la navigation terrestre, marine, aérienne ou autre. On s’attend logiquement à pouvoir bénéficier de fonctions de navigation un peu plus poussées que sur les Forerunner. Passons rapidement sur les très utiles baromètre, altimètre baromètrique (déjà présent dans la 910XT) et thermomètre. Intéressons nous au suivi de parcours par GPS.

Pour ceux qui ont déjà utilisé une 310XT ou une 910XT pour suivre un parcours pré-enregistré, ce n’était pas si mal et en tout cas suffisant dans le cadre de course nature ou de trail balisé. Je ne doute pas qu’un vrai montagnard aura besoin de plus mais je vais me limiter à mes besoins en trail ou rando. Déjà, le système pour télécharger un parcours depuis Garmin Connect n’a pas changé. Tout du moins sur la version actuelle – ancienne- de Garmin Connect. Attendons de voir ce que nous proposera la version «moderne», pas encore disponible aux possesseurs de Fenix 2.

Une possibilité sur laquelle Garmin ne communique pas beaucoup est la possibilité de changer le fond de carte affiché. Celui fourni en standard étant plutôt léger. Je vous conseille l’article du blog de nfkb pour intégrer des cartes gratuites de GMapTool.

 

Un fond de carte avec plusieurs nuances de couleurs. Sympa et pratique.

Un fond de carte avec plusieurs nuances de couleurs. Sympa et pratique.

Avec bien sur, un niveau de zoom réglable.

Avec bien sur, un niveau de zoom réglable.

Dans l’article de nfkb, il est fait référence à un autre logiciel gratuit de Garmin, Basecamp dont une déclinaison mobile est également disponible. Ce logiciel permet de créer des parcours à partir d’une carte. Vu les nombreux problèmes que rencontrent les possesseurs de Fenix 2 pour charger une trace GPS – du site openrunner par exemple – en suivant mon tutoriel de l’année dernière, je ne saurais trop vous conseiller d’utiliser Basecamp pour tout ce qui concerne les tracés.

En ce qui concerne l’utilisation de la navigation, j’y reviendrais très prochainement dans un article relatant mon expérience de l’utilisation de la montre pour suivre une trace. Pour résumer, pour l’instant, je suis aussi bon guide avec ça que Benoît Poelvoorde dans le film « Les randonneurs ». Mais je ne pense pas que cela puisse être la faute de la montre. Encore quelques expériences à perdre mon petit groupe de sorties longues en rando-course du dimanche (dont font partie mon épouse et son amie Moe Baxter qui relate d’ailleurs l’aventure dans sa BD « Le Lundi, des patates » ).

 

Ce que nous aurions du faire ...

Ce que nous aurions du faire (image BaeCamp) …

... ce que nous avons fait la première fois ...

… ce que nous avons fait la première fois (image Garmin Connect) …

... mais je progresse dés la 2ème fois.

… mais je progresse dés la 2ème fois (image de l’appli ConnectStats pour iPad).

La Fenix 2 ne fait pas tout (c)2014 Le lundi des patates

La Fenix 2 ne fait pas tout  –  (c) 2014 Le lundi des patates

Et là, le vrai montagnard me répond « et le C de ABC ». Oui, je peux encore suivre une direction avec la boussole qui m’indique le prochain point à rejoindre – Waypoint en langage Garmin – via deux petits traits sur le contour de l’écran qui indiquent le relèvement. C’est simple il suffit qu’il soit pile dans la direction de votre marche sinon vous avez tout faux. Pour ceux qui ne sont pas fans de course d’orientation, la montre n’est qu’un outil, il faut apprendre à s’en servir. Cependant, lors d’un deuxième essai sur le même parcours, j’ai pu voir que les deux petits traits n’indiquaient pas du tout la suite du tracé. Ceci ne marche qu’avec l’autre type de navigation le suivi d’un itinéraire (voir plus bas). Je n’avais pas encore tout compris. Je trouvais cela plus simple sur la 310. A creuser donc. (Edit 09/2014 : il faut vraiment que j’écrive cet article détaillée parce que je pense avoir désormais une bonne vue de la navigation sur la Fenix 2)

Vous pouvez donc avoir des cartes plutôt bien détaillées. Ces cartes ne sont pas trop lourdes mais vous devrez choisir précisément la zone à couvrir vu que la capacité mémoire de la Fenix 2 est limitée à 20 Mo. Pour stocker à la fois toutes vos sorties et toutes les infos de traces GPS, d’entrainements et de cartographie,c’est vite limité. J’ai déjà expérimenté une alerte « mémoire trop faible » pendant une sortie, m’obligeant à interrompre et à nettoyer un peu. Je conseille d’activer la suppression systématique des activités, une fois celles-ci sauvegardées sur Garmin Connect. Cela se fait en cochant une case dans le logiciel Garmin Express, permettant la connexion à votre ordinateur via le câble USB fourni.

Dent bleue à faible énergie ou fourmi plus ?

Historiquement, Garmin a apporté au monde des objets connectés dédiés au sport le protocole propriétaire ANT+. Mais depuis la version 4 de la norme Bluetooth, désormais affublée du qualificatif Low Energy, celui-ci est devenu un concurrent plus que sérieux. Si on ne se méfie pas du discours marketing, on a d’abord l’impression que cette Fenix 2 utilise les deux protocoles de communication de façon interchangeable. C’est inexact. En tout cas à l’heure où j’écris cet article. ANT+ est logiquement toujours le protocole des capteurs : ceinture cardio-fréquencemètre, podomètre, capteur de cadence et de vitesse pour vélo, appareils de sports en salles … Garmin y ajoute une fonction télécommande pour sa caméra orientée sport, la Virb. Moi qui suis obligé de mettre ma télécommande GoPro au poignet, je dois dire que je serais assez client d’avoir tout dans le même appareil.

Bluetooth, lui, s’occupe de connecter la montre au reste du monde. Tout d’abord à votre smartphone pour l’accès à internet, via l’application Garmin Connect Mobile ou via Garmin Basecamp. Pour ceux qui se sont énervés comme moi à devoir avoir un ordinateur connecté sous la main pour déverser les données de la 310XT ou la 910XT, cela change la vie. Mon iPhone suffira en vacance.

Le Bluetooth ne s’arrête pas là. La Fenix joue un tout petit peu sur le terrain de ce que l’on appelle les «smart watch», ces montres intelligentes qui permettent de voir des données venant des applications de votre smartphone. Sur la Fenix 2, je peux donc voir toutes les notifications activées sur l’iPhone : SMS, mails, twitters …

 

Non la commande de pizza n'est pas encore une fonctionnalité de la Fenix 2 !!! Il s'agit d'une notification de réception d'un SMS ou d'un mail de mon iPhone 5.

Non la commande de pizza n’est pas encore une fonctionnalité de la Fenix 2 !!! Il s’agit d’une notification de réception d’un SMS ou d’un mail de mon iPhone 5.

Enfin, Garmin propose, à l’instar des applications natives sur smartphone à la Runtastic (ou Garmin Fit), un suivi de course en temps réel, Live Track en geek dans le texte. Vos amis peuvent donc vous suivre à partir du site. Jusque là, tout parait parfait. Chacun est à sa place. Mais …

Mais on ne peut y avoir ANT+ et Bluetooth activés en même temps. C’est soit l’un, soit l’autre. Heureusement, Garmin propose un fonctionnement subtil. Dans les paramètres Bluetooth, si vous positionnez sur «pas en activité», ANT+ sera le protocole actif dés que vous serez dans une activité et donc aurez besoin de vos capteurs. Bluetooth sera actif le reste du temps pour les synchros et les notifications. Malin. Ceci dit, activer Bluetooth en permanence réduit considérablement l’autonomie de la batterie. Je n’ai pas dépassé la journée, ce qui n’est pas terrible pour une montre, fusse-t-elle « smart ». Si c’est important pour vous, mettez le paramètre en «synchronisation manuelle».

Cette limitation technique a quand même un inconvénient de taille concernant le Live Track en Bluetooth : impossible de l’activer si vous voulez ne serait-ce que votre ceinture cardio ANT+. Comme il parait que c’est du à des choix hardware, ce sera toujours le cas avec ce modèle.

Pas de doute, on est chez Garmin …

Si comme moi vous venez de la 310XT, ou de la 910XT, certaines possibilités vous seront familières. Une des plus appréciées est la possibilité de définir précisément les différents écrans de chaque type activité. Ce qui m’a perturbé ce sont les écrans par défaut. Par exemple, le type de l’écran 1 de l’activité course s’appelle « COURSE ». Avant on se contentait de dire que l’on voulait 1,2,3 ou 4 données affichées sur l’écran. L’écran par défaut de « Course » propose, sans modification la distance, la durée et l’allure (mn/km). La bonne nouvelle c’est que vous pouvez décidé de le remplacer par un autre type. Soit un autre modèle figé et vous avez un grand choix : Virtual Partner, Carte, Altimètre, Entrainement, Fuseau Horaire … Le choix est vaste. Mais vous pouvez retrouver la possibilité de définir de 1 à 4 données. Et comme toujours chez Garmin, vous avez un choix parmi tout ce que gère la montre. Au hasard, je citerais la fluidité du coup de pédale en vélo ou l’heure de couché du soleil par rapport à votre position GPS. Et même l’autonomie de la batterie. En terme d’affichage, il y a une nouveauté pour les habitués des Forerunner : la Fenix 2 a un mode montre. D’ailleurs je la porte tous les jours. Avec son look baroudeur, on situe vite fait ce que je dois faire de mes week-end.

L’affichage « Montre » est aussi paramétrable.

Un choix parmi tant d'autres pour l'affichage Montre

Un choix parmi tant d’autres pour l’affichage Montre

Cette immense possibilité de paramétrage d’écrans, dont je n’ai pas vu la limite en nombre et dont vous pouvez spécifier l’ordre dans le « scrolling », entraine aussi certaines modifications dans les habitudes. Par exemple, ceux qui comme moi apprécient le « Virtual Partner » pendant une course, ce petit bonhomme qui nous sert de meneur d’allure personnel, ne doivent pas oublier de créer un écran adéquat – avec le modèle fixe « virtual partner » – sinon celui-ci ne s’affichera pas même si vous avez activé la fonction. Le principe est simple, la montre gère beaucoup de données mais si vous voulez les voir, alors mettez les dans une « page de données » (un écran) dans le menu des réglages d’activités.

 Garmin oui, mais Forerunner, Tactix ou Fenix ?

Au sujet des termes employés, j’ai compris que les habitués des Forerunner seront moins « largués » que ceux qui connaissent la Fenix 1 ou la Tactix, dont cette montre hérite. Une session de sport est une « activité ». Un « Tracé » est un enregistrement GPS d’une activité. Vous pouvez donc importer un tracé venant d’ailleurs via Basecamp. Vous pouvez exporter votre tracé en fichiers GPX, TCX ou FIT. Et le convertir en ce que vous voulez via l’excellent site GPies.com. A noter que la montre parle de « tracé » là ou Garmin connect parle de « parcours ». La fusion Forerunner/Fenix n’est pas si simple rien qu’au nouveau du glossaire.

La Fenix 1 enregistrait tout sous forme de « tracé ». Et là, paradoxalement, puisque que je parle de données GPS, vous êtes perdus. Pour faire simple tracé, parcours et activité sont un peu la même chose. L’utilisation de tel ou tel mot dépend du menu.

Par contre, il existe aussi la notion de « Routes » (dans la montre) ou « Itinéraires » (dans Basecamp). L’itinéraire ne comprend pas tous les points relevés par un GPS mais seulement des « waypoints », des points de direction remarquables. Les mesures GPS de tracés ne sont jamais exemptes d’erreur. Il peut être parfois difficile de suivre un tracé précis. Si on a, en plus, un fond de carte avec les sentiers, savoir où est le prochain « waypoints » suffit et évite de déclencher une alarme dés que l’on s’éloigne du chemin. Encore une fois, j’exprime une compréhension qui doit être confirmé à l’usage. Créer des « waypoints » indépendants (en général en cartographie, on utilise le terme POI ou Point d’interêt) et des itinéraires est précisément une des fonctions phare du logiciel Basecamp. Il sait d’ailleurs générer cet itinéraire à partir d’un tracé GPS. Vous pouvez ensuite le modifier et vous transformer en geek de la cartographie. A noter que les deux petits traits du mode navigation donne la direction du prochain point d’un itinéraire. C’est utile quand il peut y avoir un doute. Par exemple, dans l’illustration ci dessous, mon parcours fait un 8. Il m’est arrivé plusieurs fois, en mode Trace, de continuer la 2ème boucle dans le mauvais sens parce que l’aller et le retour se rejoignent. En mode « itinéraire », cela ne m’arrive plus. Il faut donc choisir entre la précision du mode trace et le côté pratique du mode itinéraire/waypoints. Un détail sympathique, quand vous créez un « Waypoint » tout seul en lui donnant un nom et un picto, vous le voyez sur la carte.

Un tracé vu dans BaseCamp

Un tracé vu dans BaseCamp

Visualisation du profil d'altitude du tracé dans BaseCamp

Visualisation du profil d’altitude du tracé dans BaseCamp

On est chez Garmin (suite)

Pour en finir avec le GPS, il faut aborder le sujet qui fâche les habitués de la marque : le temps d’accroche d’un satellite au démarrage de l’activité. C’est presque un euphémisme que de dire que ce n’est pas le point fort de Garmin. C’est d’ailleurs un des reproches majeurs que je fais à mon « antique » ForeRunner 310XT. Surtout après avoir tester pendant quelques mois les montres TomTom.

Voilà comment je vois l’histoire. Pendant longtemps, les utilisateurs de GPS, quel que soit l’usage, voiture ou sport outdoor, ont eu l’habitude d’être patient pour avoir le précieux signal satellite. Mais ça c’était avant. Avant les smartphones équipés de GPS qui semblaient ne plus avoir cette latence. Ceci n’a rien de magique. Les smartphones ont pour particularité d’être connecté à internet et ils peuvent donc récupérer une table éphémérides précisant la position des satellites sur une semaine. C’est la norme A-GPS, pour GPS Assisté. Ainsi le temps d’obtention des positions, ce que l’on appelle le « fix », est considérablement réduit. Nos appareils GPS n’ont bien sur pas (encore) de connexion internet directe. Mais dans ce monde d’objets connectés, les constructeurs ont naturellement proposé des systèmes de « fix » qui utilisent la connexion de la montre vers un smartphone, qui assure le chargement sur internet. Sans cela, il faut savoir que la table de position des satellites n’a qu’une durée de validité de 4 heures. Si le sujet vous passionne, (bande de geek), je vous invite à lire cet article : http://fr.wikipedia.org/wiki/Assisted_GPS

La Fenix 2, tout comme la Fenix 1 après mise à niveau du logiciel, et toutes les montres Garmin récentes, possède une fonction qui télécharge les données de « fix GPS » quand elle est connectée soit à l’ordinateur en USB, soit au mobile par Bluetooth. Mieux vaut ne pas oublier de faire la mise à jour avant tout entrainement en extérieur. J’ai réussi à courir 25 minutes sans accrocher de GPS, avec pourtant un ciel dégagé. Je n’ai jamais eu autant de temps avec la 310XT qui n’était pas spécialement ce qui se fait de plus rapide. Il est clair que c’est l’atout des montres TomTom ou Suunto mais pas celui de Garmin. Si vous êtes partis courir sans votre smartphone, vous allez vous maudire.

Ceci dit, même après une mise à jour de la table, il m’arrive de trouver le temps très long. J’en suis arrivé à faire certains débuts d’entrainements sans GPS, la distance étant alors calculé comme en Indoor, par l’accéléromètre. Ce qui n’est pas très fiable. Il semble aussi y avoir une durée de validité très faible. Mais je me doute que vu la faible capacité de stockage mémoire de la montre, la mise à jour ne va pas télécharger une semaine d’éphéméride comme le font les smartphones. Ceci reste pour moi un point faible de cette Fenix 2. D’autant qu’on ne sait pas trop si nos données sont à jour, surtout si on a laissé le Bluetooth en mode permanent. Je n’ai pas trouvé d’alarme ou d’indicateur d’obsolescence des données comme il y en a sur la TomTom Runner. Ça aurait été bienvenu. Ceci n’est pas rassurant quand on sait que ça a toujours été le point faible des Forerunner et que ce n’était pas mieux avec la Fenix 1.

Constatant avec d’autres utilisateurs de la Fenix 2, sur plusieurs mois, que ma situation était de loin la pire, j’ai pris contact avec le support Garmin sur le sujet. Il me suggère de faire un « hard reset », donc de vider complètement la montre de ses données puis de relancer le paramètrage en la laissant détecter les satellites, ce uqi prend pas mal de temps, jusqu’à 15 mn. Pour faire ce reset, après avoir sauvegarder mes données via Garmin Express et Basecamp, j’appuie sur le bouton « light » pour l’éteindre puis je la rallume en appuyant simultanément sur « light » et « menu ». Je réponds « oui » à la question d’effacement de mes données et je recommence la configuration. Je ne vois vraiment pas comment logiquement cela peut avoir une influence. Mais j’avoue que la situation semble s’être vraiment améliorée. C’était pour moi le dernier point noir vraiment inquiétant de cette montre.
L'écran maudit

L’écran maudit

Il est tout de même un point qui peut s’avérer très positif avec le GPS de cette Fenix 2, la compatibilité WAAS/EGNOS. Pour ceux qui ne savent pas de quoi il retourne, je vous conseille la lecture d’un article sur le blog Testeurs Outdoor.  Pour résumer, WAAS aux USA et EGNOS en Europe sont des systèmes complémentaires du GPS standard. Cela peut faire descendre la précision jusqu’à 2m alors qu’il est rare que je vois moins de 12m avec le GPS standard des Garmin. Il suffit pour cela d’activer le paramètres WAAS (Réglage -> système-> WAAS). Cela ne semble pas avoir de conséquence néfaste sur l’autonomie donc autant l’activer.

Garmin communique sur WAAS mais il faut bien regarder sous la boite pour avoir un mention de la compatibilité avec EGNOS.

Garmin communique sur WAAS mais il faut bien regarder sous la boite pour avoir une mention de la compatibilité avec EGNOS.

On ne va peut-être pas tout détailler

Vous l’aurez compris, cette montre semble concourir dans la catégorie « best of sport geek » tellement elle regorge de fonctions. Je ne parlerais pas des fonctions utiles pour la chasse, le ski, le sauvetage d’un homme à la mer, le parachutisme ou la chasse au trésor. En tant que pratiquant modeste de la course à pied, du trail running, de la natation et du vélo, route ou VTT, j’ai à peu près fait le tour.

Peut-être devrais-je évoquer mon expérience du vélo et de la natation et la pratique indoor sur tapis de course ou home-trainer ?

En ce qui concerne la natation en piscine, la montre détecte relativement bien vos demi-tours francs et vos mouvements de crawl. Je n’ai perdu que quelques longueurs dans des cafouillages dus à la foule des grands jours, dans ma ligne d’eau. Je ne connais que de réputation la fiabilité de la 910XT dans le domaine mais je suppose qu’on en hérite directement. Mon seul point de comparaison est avec la TomTom Multi-sport et Garmin a de l’avance sur le sujet, même si on n’a pas du tout le même prix et que TomTom est relativement récent sur le marché.

Vous allez donc retrouver ce qui existait sur la 910XT. Avec quelques apports sympas comme le mode « exercices » (« drill » en anglais et dans le menu). Celui-ci vous permet d’inclure dans votre entrainement de natation des périodes où le mouvement de nage n’est pas détectée. Cela permet de prendre en compte des exercices de battements de pieds par exemple. Seul le temps est décompté et la Fenix vous demande la distance parcourue en fin d’exercice. Une excellente idée. Tout comme la très pratique gestion des temps de repos au mur qui est distincte d’un arrêt de la session pour pause. Le temps est décompté. Un bouton suffit à se mettre en pause et à sortir du mode pause.

A bicyclette !!!

En ce qui concerne le vélo, je ne vois pas la valeur ajoutée par rapport à la 310XT qui était déjà très fiable. J’utilise d’ailleurs le même capteur de cadence/vitesse de la marque qui ne m’a jamais trahi. Si je devais faire un reproche, moi qui utilise plusieurs vélos dont certains ne sont pas (encore) équipés, comme mon VTT ou les Velib parisiens, je regrette que l’activation du capteur pour autre chose que l’Indoor, désactive la mesure GPS de distance/vitesse même quand il n’a pas trouvé ledit capteur. Si vous oubliez de changer ce paramètre, vous aurez la mauvaise surprise de ne pas avoir de distance.

Le capteur de cadence/vitesse pour vélo GSC10 de la marque fonctionne parfaitement avec la Fenix 2.

Le capteur de cadence/vitesse pour vélo GSC10 de la marque fonctionne parfaitement avec la Fenix 2.

Le support vélo garmin est parfait.

Le support vélo garmin est parfait.

Pour compléter sur le mode « indoor », la mesure de distance sur tapis semble être calculée sur une relation cadence-vitesse qui analyse nos statistiques d’entrainement extérieurs. La cadence est mesurée via un accéléromètre, soit celui de la ceinture HRM-RUN, soit celui de la montre. Quand on s’applique à garder la cadence la plus stable possible quelque soit l’allure, le dénivelé …, on voit mal comment la Fenix 2 peut avoir un résultat correct. Et sur le tapis de mon kiné, la Fenix me donne des allures de moins de 4 mn au km quand le tapis est réglé à 12 km/h. Au moins ,chez TomTom, on a la possibilité de donner la mesure relevée sur le tapis pour recalibrer.

L’application Garmin Connect Mobile

Outre sa fonction de passerelle pour synchroniser les données de la montre vers le service en ligne, l’application est sensée devenir le pendant du site Garmin Connect, version moderne. Elle existe aujourd’hui uniquement sur iPhone et Android. Elle vous permet de consulter toutes les données du site : vos activités enregistrées, vos parcours et vos entrainements. Vous pouvez bien sur les envoyer sur la montre via Bluetooth.

Elle permet de voir aussi l’activité de vos amis – Garmin Connect étant aussi un réseau social – vos records personnels et des classements. On va dire qu’elle « fait le job ». J’ai juste constaté des erreurs dans le transfert des données de la montre vers le smarphone. Dans ce cas, je dois récupérer les données avec le câble sur mon ordinateur et tout rentre dans l’ordre.

Garmin Connect Mobile propose quasiment toutes les données.

Garmin Connect Mobile propose quasiment toutes les données …

... y compris les nombreux graphiques.

… y compris les nombreux graphiques.

 

Alors ? La montre parfaite du runner-geek ?

A l’usage, j’adore cette montre. Il reste bien sur quelques imperfections. Je vous passe les débats de geeks sur le fait que les chipsets Mediatek, désormais utilisés par Garmin sur ces dernières générations, donnent de piètres résultats sur leur précision (Voir cette étude). La première version de cet article était beaucoup moins positive. J’ai passé de nombreux mois avec des bugs majeurs qui semblent être corrigés depuis peu, dans les dernières versions du logiciel interne et de l’application iPhone. Tout cela aurait du entamer mon enthousiasme à la lecture des specifications de l’engin avant sa sortie. Mais Garmin reste un marque qui inspire confiance et les temps de mise au point des meilleures montres GPS de sport se mesurent toujours en mois, avec la pression du marché qui obligent à sortir des modèles pas tout à fait au point. Après plus de 6 mois, à l’usage, je le répète, et comme nulle montre n’est parfaite, j’adore ma Fenix 2.

J’étais fan de la richesse fonctionnelle et la robustesse de la 310XT que je n’arrive pas à me résoudre à revendre. Pour avoir un meilleur mode « natation » et un altimètre barométrique, la 910XT aurait peut-être suffi. Cette dernière reste un excellent choix et ceux qui la possèdent déjà doivent réfléchir avant de se jeter sur un achat compulsif. D’autant que l’on perd bien 4 heures d’autonomie avec la Fenix 2 en mode standard. Bien sur, si vous n’avez pas besoin du multi-sport et que vous ne faites que très rarement des trails longs ou de la randonnée, bref, si vous êtes un pur runner, mais quand même un peu geek, la 620 sera plus adaptée.

Vous pourriez aussi me dire que pour un geek, je devrais préférer Suunto et son mécanisme de création d’applications pour des entrainements spécifiques. Mais en fait, je ne vois pas ce que je peux faire de plus qu’avec l’excellent éditeur d’entrainement de Garmin Connect. C’est simplement une approche différente, avec un marketing « App Store » dans l’air du temps.

EDIT 2015 : Je me suis séparé de ma Fenix 2 fin 2014. Elle s’est mise à avoir un comportement incontrôlable en mode Ultratrac. Elle redémarrait toute seule en pleine course. Je l’ai renvoyé au SAV mais n’ayant plus confiance en cette montre, je suis passé sur une Suunto Ambit 3 Peak avant ma première Saintélyon. Je teste cette dernière en la comparant à la Fenix 2 ici. Garmin, au titre de la garantie, m’a renvoyé une Fenix 2 toute neuve. Je l’ai revendu et la personne à qui je l’ai revendu n’a jamais eu le moindre problème. Vu que j’avais une des premières séries, j’ai mis sur le compte d’un exemplaire défectueux plutôt que de penser à une généralité sur toue la gamme. Mais je pense que je devais expliquer pourquoi après en avoir pensé tant de bien pendant 7 mois, j’ai revendu cette montre.

Les plus

  • Enfin un mode montre. Et avec des alarmes pour le réveil et un timer pour la cuisine. Multisport on vous dit.
  • Elle a quand même un sacré look.
  • Elle est moins lourde que je ne le craignais (83g). En fait, elle est un petit peu plus légère que la 310XT. On l’oublie vite au poignet.
Pas beaucoup plus épaisse que sa "grand-mère"

Pas beaucoup plus épaisse que sa « grand-mère »

 

  • C’est un vrai appareil dit « ABC » : Altimétre, Baromètre, Compas
  • Elle offre la connectivité que les précédentes multisport n’offraient pas encore.
  • La compatibilité avec les systèmes de satellites WAAS et EGNOS pour une meilleure précision par rapport au GPS standard.
  • Le rétro-éclairage est rouge. Rouge et noir étant les couleurs habituelles de tous mes équipements, j’apprécie beaucoup (je sais, vous vous en foutez).
  • Les mises à jour du logiciel interne sont très fréquentes, signe de grande réactivité de l’équipe. Ça change de certains constructeurs qui sortent une version tous les 3 mois alors que ça hurle sur les forums.
  • La richesse des fonctions et des possibilités de paramétrage est presque trop étendue.
  • Le bracelet est plutôt agréable et n’irrite pas après plusieurs heures de sport. A noter qu’elle est livrée avec un bracelet plus grand, avec un scrach, pour pouvoir la porter par dessus un vêtement épais de type parka de montagne.
  • Même si cela consomme beaucoup de batterie, avoir ses notifications de smartphone en Bluetooth, reste un gadget sympathique.
  • Elle a les gros « plus » Garmin :  les écrans personnalisables à l’infini, l’auto-lap (compte tour automatique), l’auto-pause, le virtual partner. Sans oublier la richesse focntionnelle de Garmin Connect : l’éditeur d’entrainement modèle du genre, les statistiques et graphiques complètes, le calendrier de planification de son entrainement, la recherche et le partage de parcours avec la communauté …
  • Il est désormais possible de connecter son compte Garmin Connect à Strava et MyFitnessPal.
  • En natation indoor, les pauses sont prises en compte.

Capture d’écran 2014-05-30 à 01.25.22Les moins

  • L’écran en blanc sur noir n’est pas toujours lisible quand on est en mouvement, surtout avec les textes écrits petits, comme les alertes. C’est un choix bizarre vu que toutes les montres de la marque, Forerunner comme Fenix, étaient avec un affichage noir sur blanc jusqu’à présent.
  • Le temps de détection des satellites pour le GPS reste long. même avec la mise à jour des données par Bluetooth. Ceci dit, après une remise à zéro de la montre (Hard Reset), sur les conseils du support Garmin, il semble que la situation s’améliore. Avec toutes les mises à jours logicielles qu’il y a eu, c’est peut-être normal. A suivre.
  • Retrouver ses marques par rapports aux modèles de la série Forerunner n’est pas toujours évident. Par exemple, pour régler les zones de Fréquence cardiaques, il faut aller dans Réglages/Capteurs/Fréquence Cardiaque. C’est une autre logique. Il y a beaucoup moins de menus de premier niveau que dans la 310XT.
  • Pas de possibilité d’avoir Bluetooth et ANT+ ensemble. Donc pas de suivi live si on veut utiliser un capteur, comme la ceinture cardio.
  • Plus de possibilité de créer des entrainements complexes depuis la montre, sans ordinateur.
  • Pas d’auto lap possible sur autre chose que la distance. Sur la 310XT, je pouvais aussi le faire sur une durée.
  • Auto-Pause : tout ou rien. Pas possible de spécifier une vitesse personnalisée comme sur la 310 XT. Quand l’Auto-Pause est activé, il se déclenche lors des pertes de signaux de satellites. Ne pas oublier de le désactiver quand on veut faire de l’INDOOR et utiliser des entrainements.
  • Pas de correlation entre les Fréquences Cardiaques dans Garmin Connect – différentes selon le sport – et celle dans la montre. Tout est à renseigner manuellement. Pas de gestion de la fréquence cardiaque de réserve.
  • En natation, il y a des erreurs de comptage de longueurs si on n’est pas franc dans son crawl et ses appuis sur le bord au demi-tour. C’est pire que tout si on utilise une autre nage et dans certains éducatifs. Mais je ne vois pas ce qu’ils pourraient faire de mieux. Et c’est toujours une erreur négligeable par rapport au modèle de TomTom.
  • Le manuel utilisateur n’est pas très détaillé sur certaines fonctions. La partie navigation par exemple semble parler à des gens qui avaient déjà la Tactix ou la Fenix 1.
  • Le mode UltraTac, qui permet d’espacer les mesures GPS pour économiser de la batterie, ne permet pas d’utiliser des capteurs ANT+ (cardio, cadence/vitesse …) quand on l’active. Cette limitation est proprement incompréhensible.
  • 20 Mo d’espace de stockage, c’est un peu juste.
  • Entre Garmin Express, Garmin Connect et Basecamp, l’offre logicielle chez Garmin est toujours riche mais pas toujours très claire.
  • Certains sites utilisant l’ancien plugin Garmin Connector me voient plus les données de la Fenix 2. C’est le cas de DailyMile par exemple.
  • Certaines regretteront la possibilité d’utiliser un « dongle » ANT+ pour raccorder la montre sans câbles. Personnellement, autant j’apprécie avec le mobile, autant le câble USB ne me gène pas. A contraire, le transfert est très rapide.
  • Pour les fanas de minimalisme ergonomique, pour ceux qui aiment, par exemple, l’approche de TomTom avec son bouton unique, 5 boutons risquent de décontenancer. Mais on s’y fait très vite.
  • Souvent le chargement de données pour les afficher sur la montre est long. Par exemple, pour consulter le détail d’un entrainement assez long que l’on vient juste de terminer.
  • Une fois stockées sur la montre, si vous voulez afficher des données, cela peut prendre du temps.

    Une fois stockées sur la montre, si vous voulez afficher des données, cela peut prendre du temps.

    C'est le cas pour le détail d'un entrainement contenant plusieurs cycles (lap).

    C’est le cas pour le détail d’un entrainement contenant plusieurs cycles (lap).

 

Autres articles en ligne sur la Garmin Fenix 2

  • Pour ceux qui hésitent avec l’Ambit 3 Peak de Suunto, j’ai fait un test de celle-ci en mode comparatif avec la Fenix 2.
  • Les évolutions et corrections apportées selon les version du logiciel interne sont visibles .
  • Sur le blog nakan.ch, un test très complet avec un comparatif Fenix2/910XT
  • Le blog de NFKB, déjà cité dans l’article, propose un article « premières impressions »
  • Un test multi-sport très complet également avec un comparatif sur la precision des mesures versus l’Ambit 2 de Suunto sur TrackAndNews.
  • Last but not least, un test complet par la star des testeurs-blogguers d’appareils pour triathlon dcrainmaker. C’est à la suite de la lecture de son article que je me suis décidé à acheter l’engin. C’est très long et en anglais mais pas bien des côtés, ça comble les manques du manuel utilisateur.

La Garmin Fenix 2 est en vente chez notre partenaire préféré i-Run.  Le capteur cadence-vitesse et le support vélo également.

26 Comments on “Test de la Garmin Fenix 2 pour le running, le trail, la natation et le vélo (mise à jour 4.00)

  1. Très bon test complet, mais au final cette montre ne concerne que les sportifs affirmés et les geeks fortunés. Pour ça que je pense que Tomtom à raison de se lancer dedans, y’a une place à prendre dans le moyen de gamme d’autant que Garmin ça n’a jamais été très user-friendly donc ne peut pas toucher tout le monde.

  2. Tu ais très bien que je maitrise aussi la TomTom qui est très bien sur le papier pour son positionnement. Sauf qu’elle a encore plus de bugs bloquant à l’heure actuelle. Sans cela elle serait un excellent rapport qualité prix dans sa version Multisport (dans la version Runner, la Garmin FR 220 risque d’être plus avantageuse).
    Quand au côté user friendly, Garmin propose en standard des choses tout à fait utilisables par tout un chacun sans personnalisation nécessaire. Mais ils offrent un niveau de personnalisation pour les plus geek/confirmés/exigeant. TomTom limite les fonctionnalités pour rentrer dans leur navigation mono-bouton. C’est juste deux approches produits qui n’ont rien à voir.
    Avoir 5 boutons sur la Garmin n’est pas si gênant à l’usage. Au contraire, ça permet un accès direct à certaines fonctions là où il faut plusieurs clics sur la TomTom. Je n’ai pas eu le temps d’écrire le même test complet sur la TomTom mais j’essaierai. Surtout si tu veux me racheter la mienne 🙂

    • Mieux je te rachète ta Tomtom, tu me fais un prix très attractif et je rédige un test complet pour ton blog 😛

  3. Très bonne review
    Pour le GPS, étant moi même possesseur de la F2, j’ai pu rencontrer le problème en lançant une activité.

    Pour régler le problème, je vais directement dans le menu > Outils > GPS et là il recherche le GPS et le trouve très rapidement.
    Je retourne dans l’activité et la connexion GPS est quasi instantanée 😉

    Matt

  4. quand je passe en mode ultra trac, il est demandé de saisir un temps / durée : pouvez vous me dire de quoi il s’agit, merci d’avance ?

    • UltraTac c’est pour définir un intervalle plus long entre deux mesures GPS pour économiser de la batterie. Si vous entrez 00:01:00, le GPS ne prendra qu’une mesure toutes les minutes (et Garmin annonce 50 heures d’autonomie). En rando, ça doit suffire. En trail, il faut une durée intermédiaire entre 1 seconde (mode standard) et 1 minute. Je n’en sais pas plus.
      Mais vu que mes problèmes de « freeze » pourraient venir de l’autonomie, il se peut que je teste très vite ce mode avec une valeur genre 10 secondes pour voir ce que ça donne sur un trail de plus de 8h. Ma dernière sortie en mode navigation sur une trace GPS (avec fond de carte), sans ceinture cardio, a durer 4h30 et la batterie s’est vidée de moitié.
      Au passage, le mode UltraTac désactive ANT+ (donc plus de capteurs cardio ou autre).

      • Bonjour,
        Est il possible de desactivé le gps, afin de pouvoir une montre avec une autonomie de plus de 20heures en mode cardio?
        Et eventuellement utiliser un podometre pour la vitesse et distance?
        J’avoue etre un peu desanparé pour un long trail a venir, car j’ai besoin de courir avec mon cardio et le mode ultra trac desactive le cardio ……..
        D’avance merci pour votre aide

        FJ

        • Aucune idée. Désolé. Ceci dit, au moment de la détection de satellite, il suffit d’arrêter la recherche (toujours longue) en appuyant sur « pas » (bouton down) pour faire son entrainement dans satellite. Mais je ne sais pas s’il continue à chercher quand même. C’est à essayer.

  5. Merci ; lors de ma dernière sortie (mode ultra trac activé et temps paramétré à 10 s (valeur saisie au hasard) l’écran s’est figé périodiquement : à chaque fois, il a fallu que j’arrête l’activité pour la reprendre en suivant pour que les données se mettent à jour, après 5h, l’écran s’est « freezé » définitivement ; depuis réinitialisation de la montre et mise à jour effectuée : tests à venir.

    • En plus, impossible d’activer UltraTrac en mode navigation. je suis content de ne pas avoir vendu ma 310XT avec les trails longs qui arrivent. Par contre, j’envisage sérieusement de me débarrasser de cette Fenix 2 vu que les arguments qui me l’ont fait acheter (mode navigation amélioré, synchro avec un mobile) sont tous pourris par des bugs (à par le multi-sports) et que l’autonomie n’est pas au rendez-vous pour les trails longs.

      • Bon, pour moi qui suis actuellement hésitant entre l’achat de la fénix 2 ou de l’Ambit 2 j’ai l’impression que l’Ambit est plus convaincante pour le moment en tout cas…

        • L’Ambit 2 est plus aboutie parce que plus ancienne. En terme d’autonomie pour du long, ça doit se valoir. Je le répète si l’autonomie est un point critique pour notre pratique, alors la Garmin 910XT reste la plus fiable. D’autre part, aussi bien la Fenix que l’Ambit 2, dés qu’on utilise les modes « autonomie maximum » en réduisant la fréquences des mesures GPS, on a parait-il des surprises au niveau distance. Un ami me disait qu’il avait 150 km sur le 80km du Mont-Blanc ce week-end avec une Suunto. Et un autre a eu le même phénomène avec une Fenix. Bref, tout ceci n’est pas très au point. Pour une pratique sur du court (je dirais <8h), la Fenix semble fiable. Après, je n'ai testé qu'en mode "Navigation" (suivi d'une trace GPS avec carte), un mode réputé gourmand en batterie.

  6. Bonsoir,

    merci pour les infos !
    Je cherche à savoir si la montre est utilisable avec un vélo cardio statique (« d’appartement ») ?
    Je précise qu’on ne voit pas la roue (magnétique).

    Utilisateurs, disposez vous de l’info ?

    Merci par avance pour vos retours,
    jG

    • Le seul moyen de mesurer la vitesse (et la cadence) sur un vélo d’appartement serait que celui-ci soit compatible avec la technologie ANT+ et donc simule un capteur vélo. Je sais que certains tapis de course font cela. Je ne sais pas pour les vélos. Ce n’était pas le cas pour mon vélo d’appartement mais je suis passé au Home Trainer donc avec mon vrai vélo équipé.

  7. Bonjour,

    J’ai une petite question concernant la Fenix 2. La montre s’est remise à zéro avec la langue anglaise et impossible de la changer dans les paramètres puisque seul l’anglais est disponible. De plus en la branchant à l’ordinateur, le logo USB s’affiche sur la montre mais l’ordinateur ne la détecte pas. L’écran de la montre reste sur cette image.

    Que dois je faire ?? :/

  8. Bonjour,
    Avant un re-paramétrage usine que j’ai effectué suite à un beug lors d’une mise à jour logiciel, j’avait beaucoup plus de possibilité de données en activité Natation.
    Par exemple je pouvais afficher le temps (temps d’activité) qui ne comptabilisez pas mes temps de repos.
    Maintenant je peux uniquement afficher le temps total prenant en compte le temps d’arrêt et le temps d’un intervalle suite à un appuie sur le boutton LAP.
    Soit il me manque un truc d’activé, soit la config du boutton LAP est à changer????
    Merci

    • Effectivement, je n’ai plus ce choix. N’ayant pas nagé depuis les dernières mises à jour du logiciel, ça doit venir de là.

  9. Pingback: [Test] Suunto Ambit 3 Peak : j’abandonne la Fenix 2 ou pas ? | Endomorfun

  10. Bonjour, je viens d’obtenir une fenix 2 et j’ai des erreu de distance de plus de 1km tous les 10km. Est ce possible qu’il y ai une erreur de réglage (mais c’est gps donc ça m’étonne un peu…). Avez vous déjà rencontré ce problème?
    Merci de votre réponse.

    • Ca me parait beaucoup. Mais je connais des gens qui ont eu plus 3 km d’erreur sur un marathon avec la Fenix 2. Il n’y a aucun réglage.
      Je vous invite à lire cet article sur la précision des GPS de nos montres de sport : http://www.montre-cardio-gps.fr/est-ce-que-votre-montre-gps-vous-ment-pendant-les-courses/
      Essayez d’activer (ou de désactiver) l’option WAAS dans les paramètres GPS. Celle-ci rend la montre compatible avec les satelittes EGNOS en Europe qui sont sensés améliorer la précision.
      Mais sachez que la puce GPS de la Fenix 2 est loin d’être exemplaire même sur certains autres modèles de Garmin qui ont la même (comme la 620), les problèmes sont moindre. La Fenix 3 a une autre puce GPS réputée plus fiable. S’ils ont changé de fournisseur, ce n’est surement pas pour rien. Personnellement, ce n’est pas ce problème qui m’a fait revendre ma Fenix 2, même si quelques fois, par mauvais temps, elle m’a vu courir au milieu du périphérique parisien.

  11. après plusieurs mois d’utilisation, voici ce que je peux dire.
    la fenix 2 est un beau gadget, mais il ne faut pas en demander plus.
    les points noirs sont (restent) le fix satellites, parfois hyper long, les écarts de distances considérables, particulièrement en suivi de trace (va savoir pourquoi…), et surtout, surtout, les freeze, qui pour le moment, ne surviennent qu’en suivi de trace.
    là, rien d’autre à faire que la touche light pendant 30″…
    pour cette raison, il m’est impossible de conseiller son achat, et mon épouse, qui doit changer son forerunner 305, aura une suunto.
    dommage, nous avions donc un forerunner 305, un edge 305, et maintenant la fenix 2 (sans oublier le gps voiture!), nous passerons donc à la concurrence puisque garmin n’assure pas!
    quand je vois le suivi de trace sur les 305, qui offre la possibilité de voir le profil A VENIR et sa position sur cette courbe, et les nouvelles montres, incapables de le faire, je doute que les équipes garmin soient encore composées de sportifs! comment sinon expliquer la non reprise de fonctions aussi géniales que celles… des vieux modèles!
    allez, je m’emporte, et je me calme.
    bon sport, car c’est là l’essentiel, non?

  12. BONJOUR

    jai acheté la fenix 2 il ya a peu pres 1 moi mais je narrive pas a afficher la duree de la course sur les pages de donnees . ya til quelqun qui peu maider ou me dire si ya un truc a activer .je compte faire lecotrail avec et c un peu frustrant de ne pas pouvoir afficher la duree total de la course pendant lactivité.
    merci

    • Je n’ai plus de Garmin Fenix sous la main mais ça doit être Heure, Chrono ou Temps le nom du champ de données. Sur la vieille 310XT c’est « Heure » (et pas « Heure du jour »).

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