[Récit] 20 km de Paris 2014 – Un 2ème anniversaire au top !

Je viens juste de relire mon récit des 20 km de Paris 2013 que j’avais intitulé « Un anniversaire en demi-teinte » malgré un résultat plutôt bon et une météo clémente. Je finissais en disant qu’on ne m’y reprendrai plus, sauf invitation dans un sas préférentiel pour éviter les cohues du départ et de la très longue partie sur les quais de Seine.

Et voilà que je suis effectivement invité par la Team TomTom en 2014. Vu la qualité de leur accueil lors du Go Sport Running Tour du Chateau de Versailles, je me dis que je dois accepter au moins pour le plaisir de retrouver des gens que j’apprécie beaucoup. Pour le côté « fête populaire » de ce rendez-vous parisien classique.

Cette année, je n’ai pas suivi un plan d’entrainement spécifique à cette course. Elle est placée dans ma préparation de la Saintélyon mais surtout 2 semaines après un 34 km à l’Alesia Trail qui a été un peu éprouvant. Je devrais donc la gérer entièrement au plaisir, sans objectif. Mais ayant fini l’année dernière à 1h38, donc à 3 mn du sas préférentiel, je me dis que je pourrais espérer quand même, en étant plus sérieux et en ayant de meilleures conditions, faire 1h35 cette fois. Bourricot un jour …

Mon entrainement trail n’a pas négligé la VMA, celle-ci ayant même augmenté sur mon dernier test, à 15,5 km/h au lieu de 15 l’année dernière. A mon âge ne pas stagner à ce niveau est déjà une chance en soi. Cette course anniversaire va donc me servir de jauge de progrès de mes 2 ans de compétition et entrainement chez Urban Running.

Comme je suis toujours dans mon trimestre un peu « sérieux », pas de GoPro et cette année pas de musique non plus. Je ne regrette pas, vu l’ambiance autour de cette course : public très présent, amis croisés au hasard soit dans la course soit sur le côté, pom-pom Girls et groupes de rock, jazz et fanfares. De quoi avoir un esprit à la fois plus dans la course que l’année dernière mais également plus détendu. En 2013, je m’étais ennuyé dans cette course. Là, je compte juste être là pour célébrer une grande fête de la course à pied.

Alors, alors, cet objectif ?

J’ai écrit mes temps de passage théorique derrière mon dossard. Je ne compte pas faire de « negative split », ça demanderait trop de réflexion. Je table sur une allure de 4’45/km régulière. 12,63 km/h contre 12,2 km/h en 2013, cela reste ambitieux. Ceci dit connaissant le problème de l’encombrement du départ sur la montée du Trocadéro, je sais que j’aurai du mal à tenir cette allure et devrait donc à un moment rattraper un retard.

Capture d’écran 2014-10-14 à 16.47.50

Si je compare les temps objectifs et la réalité cela donne :

  • 5 km : 23’45 théorique soit 38s de retard
  • 10 km : 47’30 théorique soit 58s de retard
  • 15 km : 1h11’15 théorique soit 59s de retard
  • 20 km : 1h35 théorique soit 59s de retard

L’analyse est simple : je perds bien sur du temps à la montée du Troca (allure à 5:20 d’après Strava), je dois en perdre un peu dans le long faux plat montant après Longchamps et je suis régulier sur les 10 derniers kilomètres. En soit, cela constitue un « negative split » sauf que je suis passé de moins vite que l’objectif à objectif. En allure cela donne 4’46/km, la différence n’est pas énorme (12,56 km/h). Ne pas oublier le truc le plus incompréhensible du monde. J’ai fait des trails de plus de 8h sans arrêt pipi et à chaque fois que je fais les 20 km de Paris, je dois m’arrêter, au même endroit, dans les 5 premiers km, dans le bois de Boulogne. L’année dernière, j’avais perdu 22 secondes, cette année 25. Quand on finit à 1 mn à peine de son objectif, ça compte. avec le recul c’est marrant. Ca doit être psychologique.

Pour le jeu, et aussi parce que je suis un gros geek qui aime les chiffres, si je compare à l’année dernière : je gagne 1mn au 5km, 1mn30 au 10km, 1mn47 au 15 km et 2mn17 au 20 km. On pourrait y voir l’influence du sas préférentiel 3, moins encombré que le sas grand public sur le début et surtout sur la fin. Cette année, point d’encombrement de la part des groupes « entreprise » que l’on rattrape, ils sont derrière moi. Si progrès de ma part il y a , c’est surement dans le fait que je n’ai pas spécialement préparé cette course.

Mais ce n’est pas ça le plus important

Maintenant, le feeling général est totalement différent. J’ai adoré cette course. Pourtant la météo était plus menaçante que l’année dernière. J’ai même cru, les jours précédents, que je retrouverai les conditions de ma première participation en 2012 : froid et pluie battante (auxquels j’avais ajouté blessure aux adducteurs).

Cette course est donc ma course anniversaire. Celle par laquelle tout a commencé. Mal commencé vu les conditions mais cela m’a donné bizarrement envie de replonger le plus vite possible : inscription au Semi de Paris, aux entrainements d’Urban Running pour ce semi. Le reste est toute l’histoire relatée dans ce blog.

2 ans. Et j’ai l’impression que je suis en famille quand je débarque dans le village à la tente TomTom. La Team rassemble cette fois près de 150 coureurs. Il y a le noyau dur de la TomTom Team, que je connais pas mal depuis quelques temps, surtout les bloggueurs comme Djodei ou Ludo mais aussi la toujours souriante Christelle ou encore Eric, pote d’Urban. Il y a dans le Team Presse quelques VIP – Estelle Denis entre autre- et des membres de la Runnosphère comme J.P. Run Run, Bastien « Djallia », Philippe « Djahom », Salvio et  Anne Laure de Babaorun. Je rencontre aussi des amis d’Urban Running dans les autres teams comme les RunChic, avec Bonita et Sabria, deux filles qui donnent la pèche ou encore Loï qui court pour l’association Le Défi. Franck Lolo, lecteur de la première heure de ce blog, est également de la partie. Sans oublier Greg qui a toujours des objectfs de malade et qui, en plus, les tient (1h20 quand même). On n’est vraiment pas dans une ambiance tendue. Ca discute, ça selfise.

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Avec Djonathan et Franck

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Avec Ludo et Christelle

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Avec les Urban Runners Eric et Anne-Laure

Fred de l’agence Epic est bien sur en suractivité. Julien Bartoli coureur de la team Kalenji, également sponsorisé par Tomtom est aussi là malgré sa récup. du marathon de Berlin. Il a le dossard numéro 2.

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C’était une grosse journée de boulot pour Fred (Agence Epic) mais ça ne l’a pas empêché de faire un petit 1h26, qui n’est même pas son record sur la distance. Respect.

La Team nous offre une collation en forme de ravito pantagruélique mais j’évite de me surcharger. D’autant que je me doute qu’on sera aussi bien servi après la course. Cette année, le village est assez loin du départ. Après la photo de groupe, nous nous dirigeons tant bien que mal vers le pont d’Iéna et notre sas préférentiel, à travers la foule plus que compacte de ce grand jour. J’ai bien sur oublié mon poncho au vestiaire donc on se caille bien en t-shirt court.

Invitation oblige, j’ai sorti ma montre TomTom Multisport mais celle-ci n’est pas couplée à ma ceinture cardio. essayez donc de coupler une ceinture Bluetooth dans une assemblée de 25.000 runners, impossible. La montre ne dit qu’une chose : « trop ». OK, ça sera sans cardio alors.

C’est parti pour 20 bornes

Sur la route, je croise encore des membres de la grande famille . JC « Babaorun », notre vénérable coach venu supporté sa chérie Anne-Laure, est à vélo. Je le croise deux fois. Il fera une superbe photo de moi devant la Tour Eiffel. Je croise également Thomas de Jog.in. J’entends mon nom en doublant la encore souriante Sabria qui finira sa course moins joyeuse à cause d’une mauvaise chute.

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Vers Longchamps, deux coureurs se rendent compte qu’ils sont amis et ne se sont pas vu depuis au moins 12 ans. C’est marrant finalement les grandes courses populaires. Comme un microcosme festif en mouvement. Pourtant cette course, avec ces passages sur le pavé ou l’interminable dernier tier sur les quais, n’est pas si facile.

Je vois au loin un fanion de meneur d’allure 1h40, probablement du sas d’avant. Et en me rapprochant, je reconnais à la fois la voix qui encouragent et l’allure. C’est Marie Prioux, notre (ex)coach. C’est malin, l’année dernière, 1h40 était mon objectif et je ne l’avais pas trouvée et là je la rencontre, alors que je compte faire moins. Je me dis que si elle est partie avec l’autre vague, elle a plusieurs minutes d’avance donc je pourrais rester avec elle. Mais finalement elle m’encourage à « me faire plaisir » et je m’éloigne. Marie doit être la meilleure meneuse d’allure de toutes les courses parisiennes. Sur les kilomètres suivants, sous les ponts, dans les tunnels qui résonnent, j’entend encore sa voix puissante. Pas question que je la laisse me rattrapper. C’est une horloge, elle va amener son groupe à 1h40 pile.

Finalement, je ne vois même pas le comité spécial Urban Running, avec ma chérie Anne-Claire, Narcisse et Stephan, qui prennent des photos au 17ème km sur le pont Royal, le très attendu demi-tour pour revenir à la Tour Eiffel. Ca va, je ne suis pas trop en vrac sur les photos.

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Peu après le 19ème km, je remarque un t-shirt bleu de la Runnosphère. C’est Bastien qui me disait avant le départ qu’il revenait à peine de vacance et sortait de 24 h d’avion. Il fallait bien ce handicap pour que je puisse rattraper un coureur de son expérience. On fera le finish ensemble en quasi sprint. Cette course aura été sympa jusqu’au bout. Juste derrière l’arrivée, Alexis, encore Urban Running, discute. Il vient de pulvériser son record personnel à 1h25. Tout ça pour une « sortie longue » en préparation du marathon de New York City. Pas un bourricot pour rattraper l’autre dans ce club.

J’ai un résultat nettement plus modeste mais l’essentiel est qu’un RP fait toujours plaisir et ajoute à  ce rendez-vous réussi. Je récupère la jolie médaille en forme de disque vinyl, cette année étant sous le signe de la musique (avec un affreux clip de promo). Finalement, je sais que je reviendrai pour enfin descendre en dessous de 1h35.

Une belle fête, un bon anniversaire. Plus de 25.000 coureurs et j’ai l’impression d’avoir passé mon temps à rencontrer des amis. De retour au village, la petite collation proposée par TomTom surpasse même les précédentes : salade de pâtes, sandwich saumon, pâtisserie, fruits frais, boisson à volonté. La classe.

J’ai du mal à imaginer que cela ne fait que 2 ans que j’ai entrainé ma vie, et celle de ma femme, dans ce monde où l’odeur du dossard au fond des bois attire les foules.

Liens:

Le film au coeur de la course par Djodei

Le récit d’Anne-Laure qui ressemble presqu’au mien l’année dernière. Comme quoi le ressenti sur une course … Elle signe quand même son RP.

Le récit de Ludo, 1h25 quand même.

Chez TomTom, on a le sens du ravito d'après course

Chez TomTom, on a le sens du ravito d’après course

 

 

6 Comments on “[Récit] 20 km de Paris 2014 – Un 2ème anniversaire au top !

  1. Joyeux anniversaire !!!

    Top ton récit et félicitations.

    J’ai commencé le running il y a un an par cette course, alors l’an prochain j’apporte une bougie pour la souffler ensemble

    Merci pour la petite dédicace et la photo.

    A bientôt.

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