Aujourd’hui, j’ai vu un podologue du sport

Sur les conseils de mon coach Olivier Gaillard, et vu mes problèmes de périostite tibiale qui reviennent de temps en temps, avec la fatigue, je me suis décidé à aller faire un bilan chez un podologue. J’ai choisi celui qui intervient lors des test VMA d’Urban Running. Il m’avait déjà donné de bons conseils par e-mail, il y a quelques semaines, avant la Saintélyon.

Je commence, bien sur, par lui expliquer briévement la situation : pas vraiment de douleur quand je cours mais plutôt à froid le soir. Je traine cette inflammation du périoste depuis Mars mais j’avais réussi à la calmer avec d’abord du repos, puis un travail sur la foulée medio pied et la légèreté. J’ai attrappé cette m… suite à une grosse augmentation du volume d’entrainement pour le Semi-Marathon. Je suis passé d’à peu près 30 km par semaine à plus de 55. En deux mois. Mes chaussures étaient des New Balance 890 V2, une chaussure polyvalente avec une excellente réputation : un confort style pantoufle sans trop sacrifier le dynamisme. Après le Semi, j’ai aussi couru avec des Saucony Kinvara 3.

Deux mois après le déclenchement de ma périostite tibiale, je faisais mon premier trail sans aucun souci (avec des New Balance 710 bas de gamme). J’ai repris l’entrainement Urban Running début Juin et fait plus d’une dizaine de course et trails depuis. Sans aucun souci majeur. J’ai alterné les deux paires. J’ai couru les 22,4 km et le gros dénivelé de la mythique Marvejols-Mende en New Balance. Là encore, aucun souci à l’arrivée. Pas même une petite douleur. Difficile d’incriminer les chaussures.

Il y a quelques semaines, la douleur au tibia est redevenue forte, suite à une semaine un peu trop chargée et un rythme de 4 séances qualitatives hebdomadaires (PPG/VMA courte/PPG/Fractionné Long, récup en option) en plus de footings, le matin des jours de PPG en bi-quotidien, et bien sur de sorties longues ou de courses et trails le dimanche. J’ai boité pendant quelques jours. J’ai ralenti l’entrainement et annulé une course pour privilégier la Saintélyon en relais avec mes potes.

Dimanche, j’ai fini ma saison sur la corrida de Noël d’Issy les Moulineaux. Un record personnel sur 10K en 47 minutes 43 secondes. Malgré la fatigue de l’année (et la côte de la rue Auguste Gervais deux fois). Maintenant c’est le break de 3 semaines conseillé par le coach. Bon moment pour faire des bilans. Donc me voilà chez le podologue.

Il m’appuie sur tous les muscles inférieurs pour déclencher des douleurs aigues, soi-disant pour me relaxer. Il me fait marcher, poser les pieds sur une plaque reliée à son ordinateur. Il me montre plein de graphiques et m’explique plein de choses. Je n’ai pas forcément retenu le détail mais l’idée serait que j’ai un déséquilibre à gauche. D’où une compensation sur la droite, là où ma périostite est la plus virulente et où j’ai des douleurs à la plante que je passe en massant avec une balle de golf. Ca pourrait venir d’une jambe plus courte. Bien sur, j’ai l’image de la scène de chirurgie du film « Les sous-doués en vacances » quand ils essaient d’équilibrer les deux jambes du gars en coupant à chaque fois trop court.

Ce déséquilibre, un de mes coachs, Karim, l’avait remarqué au niveau du bassin en observant ma course. Quand je vous dis que j’ai des coachs compétents. La conséquence, si j’ai tout compris, est que je suis légèrement pronateur. Mes pieds s’affaisent vers l’intérieur. Ca ne se voit pas sur mes semelles. Enfin c’est subtil. Ca se voit un peu mieux sur mes baskets de ville New Balance qui ont plus d’un an. On voit clairement que l’usure est plus centrée et mieux répartie à droite qu’à gauche. Donc légèrement pronateur. C’est pourquoi je sentais une boule un peu gênante sur mes nouvelles Brooks Pure Cadence. C’était leur correction de pronation. Ouf, jusqu’ici j’ai bien fait de choisir ces chaussures. Sauf que la périostite est due à une fatigue musculaire et que d’après le podologue, je pousse trop parce que j’ai .. TROP D’AMORTI. Je lui dis qu’on me conseille toujours un minimum d’amorti parce que je fais 77 kg (enfin entre 74 et 78 🙂 ). Mais il ne démord pas en me regardant courir sur le tapis roulant. Mes Kinvara ont déjà trop d’amorti pour mes besoins. Je ne vous raconte pas les Brooks. Et au contraire de m’aider, cela m’handicape parce que j’essaie de compenser le manque de dynamisme. J’ai bien fait de venir moi. J’étais sur le point d’acheter des chaussures avec encore plus d’amorti pour la préparation du Marathon de Paris. J’avais essayé les Brooks Pure Flow qui me plaisaient bien et je me réservais un test des Saucony Cortana, plébiscitée par des coureurs lourds pour leur compromis dynamisme/amorti. Râté. D’ailleurs pour lui, 77 kg ce n’est pas vraiment être un coureur lourd. Je n’y peux rien si dans les discours marketing, 75 kg est un palier.

Brooks Pure Cadence de monsieur (à gauche), Brooks Pure Flow 2 de madame (à droite)

Brooks Pure Cadence de monsieur (à gauche), Brooks Pure Flow 2 de madame (à droite)

Dans les problèmes de posture, j’ai retenu que je me tenais toujours genoux fléchis (le poids des années mon bon monsieur) et donc que mes quadriceps n’étaient jamais vraiment en repos. J’ai aussi retenu que ça pourrait poser des problèmes aux lombaires. Euh … j’ai oublié de vous dire, Docteur, j’en ai depuis longtemps des problèmes lombaires. Pas quand je cours mais le matin si je dors trop longtemps et surtout … quand je fais la vaisselle. Si si, c’est vrai. Il me met en garde sur des risques à terme sur le genou. Pour l’instant je n’ai rien à ce niveau, ce qui pour un ex-gros et néo-coureur est déjà un miracle. Je pourrais développer de l’arthrose ou je ne sais plus trop quoi si je ne corrige pas ma posture.

En fait, j’ai plein de problèmes quand je me tiens sans bouger. Des petits problèmes quand je marche. Mais je compense bien quand je cours. J’ai même une excellente compensation du centre de gravité pour quelqu’un de « déséquilibré du bassin ». Effet de 2 ans de yoga ? Je me rappelle les tests sur la Wii Balance Board. Je n’ai jamais vraiment eu de problème de centre de gravité quand je me tiens droit. Finalement, je n’ai pas tant de problème que ça quand je cours.

Enfin si on exclut la « cheville en carton ». Là aussi, c’est lié. C’est même majeur comme problème. Il faut que je muscle de ce côté. Je savais que j’avais besoin de bosser la proprioception pour le trail, mais en fait, je dois bosser pour tout. Il m’apprend deux exercices pour redresser le pied en pronation et muscler le tout en équilibre. A faire tous les jours.

J’évoque le fait que j’éprouve une gène quand j’essaie des chaussures au drop trop important. Le drop est la différence de hauteur entre le talon et les orteils. La mode a été longtemps de surélever l’arrière pour compenser le choc d’une foulée sur les talons. La nouvelle mode de la redécouverte de la foulée soi disant naturelle, inspirée par le courant minimaliste, est l’attaque sur le milieu ou l’avant du pied. D’où un pied de plus en plus à plat et donc un drop faible entre 4mm et 0. Je n’ai pas vraiment connu la mode du gros drop pour « talonnistes » vu que j’ai débuté il y a peu. Je suis donc habitué au drop de 4mm de mes Saucony Kinvara, mes Xodus pour le trail et maintenant mes Brooks Pure Cadence. Je dirais même plus, je ne suis bien qu’avec un drop faible. Même mes NB 890 ont fini par me gêner. Là aussi, ça parait normal. Bon euh … je n’ai pas retenu l’explication. Ca avait un rapport avec le fait que la surélévation raccourcissait mon mollet. Bref, là j’ai fait involontairement un choix meilleur pour moi.

Je repars avec des certitudes à peu près inverses de celles que je m’étais construite en écoutant les vendeurs et les testeurs de chaussures de running. Ça tombe bien, avant d’entamer des distances plus grosses en 2014. Bien sur, j’ai droit à des semelles compensatrices qui me font encore plus l’effet que la correction de pronation des Brooks. Normal. On voit dans deux mois si ça a servi à quelque chose. Les semelles sont également dures pour compenser le trop plein d’amorti de mes chaussures actuelles.

Si je fais la synthèse,

Diagnostic : Pronation, déséquilibre à gauche et cheville un peu faible.

A faire : choisir à terme des chaussures pour pronateur léger, avec de bons renfort latéraux pour un maximum de stabilité et sans trop d’amorti. Faire des exercices de proprioception. Pour la périostite, courir avec des chaussettes de compression. Ce que je fais sur ses conseils depuis des mois. Il me faut aussi des chaussettes de récupération pour l’après-course.

Le podologue du sport coute cher c’est certain. Mais à mon âge et avec mes objectifs, ce n’est surement pas un luxe ce bilan complet. Je n’ai jamais mis les pieds ni chez un kiné, ni chez un osthéo … pour le moment (je touche du bois). Je reste persuadé que la périostite ne pose pas de problème si je respecte la récupération. A chaque fois, c’est en même temps qu’une grande fatigue que ça me reprend. Il va falloir que j’écoute plus ce que dit mon corps à l’avenir (et peut-être aussi mes coachs).

 

 

Pourquoi ce nom ENDOMORFUN ? C’est quoi un mésomorphe ? C’est quoi cette histoire de super-héros ?

Il y a tout juste une semaine, je me décidais enfin à lancer le compte twitter de ce blog. Je suis donc ici.

Pour démarrer avec quelques followers, je me suis basé sur les bloggueurs et runners que je connais au moins par Facebook, réseau social plus naturel pour moi qui suis trop bavard pour 140 caractères. Mais très vite ma base s’est étendu à des gens que je ne connaissais pas et suis entré dans de véritables conversations à plusieurs. Je suis alors devenu une personne dont le pseudo est « Endomorfun ». Jusqu’à présent, sur Facebook je faisais bien la distinction entre Jean-Guillaume, la personne qui pratique la course à pied, et endomorfun.fr le blog. Sur Twitter ce n’est visiblement pas l’usage.

Je découvre même que certains s’inspirent de la littérature comics pour créer une ligue de super-héros : La ligue GRO pour « Ligues des Gentils Runners Ordinaires ». Un fan de l’oeuvre d’Alan Moore, comme moi, ne peut qu’apprécier la référence. La ligue est une communauté qui s’organise pour participer à des évènements comme une course de 24h pour le téléthon. La runnotwittosphère a l’air très créative. Et qui dit ligue de super-héros dit nom de code (et super pouvoir) et les pseudos twitter sont idéaux pour jouer ce rôle.

Du coup, je me suis dit qu’il faudrait que je fasse un billet sur le nom « Endomorfun ».

Tout d’abord, c’était un jeu de mot évident en référence à l’autre nom des endorphines, les endo-morphines. Après tout, on nous traite souvent de « drogués aux endorphines » dans les médias? Autant rappeler que ça n’a jamais tué personne et que c’est même plutôt fun. Quand j’ai commencé la course, je croyais que les endorphines allaient faire comme le cannabis : une montée soudaine de l’effet euphorisant. J’ai jamais essayé mais on m’a dit que … (ça va j’ai été jeune, musicien, étudiant et militaire …difficile d’y échapper au moins une fois). Je croyais donc que je ne serais jamais un vrai sportif vu que je ne ressentais rien de spécial. En fait, c’est beaucoup plus subtil comme montée. Mais ce n’est pas moins fun. Voilà pour le côté « junkie ».

Dernièrement un nouveau coach chez Urban Running m’a traité de « mésomorphe ». Il venait de saluer tous les adhérents, en constatant qu’ils étaient tous longs et filiformes en bon coureurs à pied. Avant de me voir me marrer dans mon coin. Long et filiforme. Pas vraiment moi. Du coup, il s’est exclamé « oh mais méfiez-vous des mésomorphes !!! ».

Mince c’est quoi encore ça ? Une sorte de mutant ? Méso- c’est le milieu, morphe c’est la forme. Je suis donc une forme humaine médiane. 1m76, 76 kg les bons jours. Ca doit être ça. Je suis un coureur moyen. J’ai la pire des VMA qui soit pour choisir entre le groupe cool ou le groupe « confirmé » : 15 km/h. Les coachs chez Urban ont l’habitude de créer le groupe des moins de 15 et le groupe des plus de 15. Ben et euh … et les « 15 pile » ? Donc oui, je suis au milieu.

J’ai quand même recherché sur internet ce que cela signifiait et découvert qu’il parlait de ce que l’on appelle un morphotype. Une classification inventée par un certain William Sheldon dans les années 40. Un truc qui a d’ailleurs l’air de donner lieu à polémique, controverses et débat. Bref le lot habituel des théories en matières médicales et sportives.

Mésomorphe est l’athlète qui développe naturellement sa masse musculaire. Rien que ça. Les grands maigrichons qui ne grossissent jamais – pardon les longs filiformes – sont des ectomorphes. On frise le juron du Capitaine Haddock là : « Bachi-bouzouk, ectomorphe va !! ».

En creusant un peu, j’ai peut-être fait beaucoup de sport et en particulier de fitness ces derniers temps, et j’ai surement des restes morphologiques de mon passé de véliplanchiste et de nageur. Mais je ne pense pas être mésomorphe. Je pense plutôt que je correspond plus à la définition de l’endomorphe. Endo- = intérieur. Je serais donc quelqu’un de l’intérieur, comme le chantait Francis Cabrel.

Le site d’Akelys musculation, qui explique très bien tout ça, donne la définition suivante :

L’endomorphe est prédisposé à l’embonpoint, son métabolisme est lent et il a tendance à accumuler facilement du tissu adipeux. Avec un poids corporel souvent élevé, l’endomorphe doit veiller à une alimentation équilibrée qui répondra à sa dépense énergétique, sans excès afin de contrôler son poids.
L’endomorphe doit travailler en priorité son endurance, qui influencera également son poids. Les activités de cardio-training pour le développement cardio-vasculaire sont particulièrement recommandées.

Du coup, Endomorfun c’est un peu le gars qui doit toujours faire gaffe à son alimentation et son activité mais qui le fait pour et dans une bonne dose de fun. Ca me va tout à fait comme nom de code. Pour le super-pouvoir on verra plus tard. Je suis encore un peu novice pour rejoindre une ligue de toute façon.

En marketing de super héros, il faut aussi un leimotiv. Genre « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » chez Spiderman. Enfin c’est surtout le leimotiv de son insupportable Oncle Ben, personnage qui semble sorti de la Petite Maison dans la Prairie avec sa morale à deux balles, et qui meurt à chaque remake ou reboot.

« Avant je détestais courir … » ça me plait assez. Avant je détestais courir mais  une paire de running radioactive m’a transformé en ENDOMORFUN et sa VMA de 15.

Allez trève de plaisanteries moyennement drôle (je dirais même plus méso-drôlatique), j’ai un relais sur la Saintélyon à préparer moi. Pour finir cette année de fou : 12 courses/trails depuis Janvier dernier. Et une corrida de Père Noël, une corrida sans mise à mort de Père Noël. Une course déguisée donc. En quoi donc vais-je pouvoir me déguiser ? En Endomorfun bien sur.

 

NOTE : si vous êtes jaloux de mon super-héros perso, je l’ai créé avec l’application « Create your own superhero » de Marvel

« J’ai épousé un geek du running »

Mon coach Jean-Christophe est forcément un modèle pour moi. Sinon à quoi servirait d’avoir un coach. En tant que bloggueur, sur l’excellent Babaorun,  force est de constater qu’il est aussi bon et pertinent que face à un chrono. Mais il n’est pas tout seul sur la piste. Et la répartie de sa compagne Anne-Laure, une vraie journaliste,  fait le cachet de leur blog. Alors comme il ne sert à rien de jalouser les chronos de JC que je ne rattraperai jamais,  je me dis que demander à mon épouse, mais  également runneuse, de s’exprimer librement sur ce blog, pourrait être une expérience intéressante et me rapprocher un peu du sas élite dans lequel les Babaorun évoluent. Et non je ne lèche pas les bottes de mon coach pour (1) avoir plus d’indulgence que les autres dans les séances de PPG (2) m’excuser par avance de leur avoir honteusement piquer leur idée. Mais laissons donc parler Anne-Claire, déjà co-héroïne de mes CR de courses. (J.G.)

Voici plusieurs jours déjà que mon cher et tendre me somme d’apporter une petite touche personnelle à ce blog, d’en être la caution féminine, en quelques sortes. Du moins, autant que faire ce peut, parce que bon, féminine je ne le suis pas. En tout cas pas trop.  En revanche, je suis plein d’autres choses et il me faut vous dire quoi avant d’en venir aux faits.

Petite, en tout cas pas très grande, (faussement) brune, et myope, j’affectionne tout particulièrement le chocolat et la bière. Paquet de nerfs ambulant, je m’efforce aujourd’hui de privilégier tout élément susceptible de m’apporter calme et sérénité : le ronron des chats, les balades en pleine nature, la musique, parfois le silence… guitariste/chanteuse d’un groupe de rock, j’ai entamé ce mois, pour la sixième année consécutive, une thérapie anti-social-tu-perd-ton-sang-froid, destinée (EN PLUS) à canaliser une certaine agoraphobie et timidité. Pour les nerfs, l’arrêt du tabac, voilà bientôt deux ans, et le running font le reste.

Objectivement, et au delà de ces névroses ordinaires, je suis plutôt sociable, souriante, accueillante, fidèle, généreuse, à l’écoute et pleine d’empathie. Je crois en l’homme et en ses capacités à s’élever moralement pour vivre en paix avec le reste du monde…mais aussi aux marmottes qui mettent le chocolat dans du papier d’aluminium, ainsi qu’aux voyages dans le temps et l’espace via une cabine téléphonique anglaise bleue.

(Grain de sel de J.G. : Et donc, c’est moi le geek ? )

Et pourtant, chers amis, vous devez savoir que cette personne, pleine de compassion, et de bonté naturelle… cette personne, au réveil, avant son café (et même après), RESSEMBLE À ÇA :

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Et en face ? En face…la plus grande pipelette que l’humanité aie jamais connu (du moins m’apparaît-il comme tel sur le coup) : Jean-Guillaume, 46 ans, ex-geektariste, nouveau runner intarissable et (trop) plein d’entrain. Accessoirement conjoint.

7h du matin

Lui : – « HELLO MY COCOTTE ! CA TE DIRAIT DE COURIR UN SEMI MARATHON DE NUIT LE MOIS PROCHAIN ?????!!!!!!!! 😀 😀 😀 😀 😀 !!!»

La bête : – «…umf »

Lui : – « Bon ça inclut que tu te fasses un plan d’entrainement avec du fractionné, et aussi de la PPG pour te muscler un peu, et puis faudrait mesurer ta VMA, et revoir le DROP de tes baskets, et acheter une frontale, et une montre avec un GPS genre comme ma Garmin, et puis j’ai lu dans Joggeur que… »

Moi : – « YOYO ! » (C’est moi – JG)

Lui : – « OH MAIS T’ES CHIANTE ON PEUT JAMAIS TE PARLER LE MATIN !!! »

Moi : – « BEN ALORS ME PARLE PAS !!!!!! »

Ambiance chez les Birot.

(Gain de sel de J.G. : En attendant, on est inscrit à « Carrière by night » et tu as même recruté une de tes copines que tu as honteusement converti à la course à pied)

La journée commence, et se déroule comme suit : 4 posts Facebook relatifs à la course à pied (oui ceux qui me connaissant le savent, je passe une grosse partie de ma vie sur Facebook, my name is big Brother !),  6 conversations sur le mur de runners amis, 1 invitation pour la Pasta Running Party mensuelle de la Runnosphère, 3 sms tergiversant, dont un sur le modèle des Kinvara à privilégier en prochain achat, un autre sur la couleur à choisir. 1 « ambiançage » en règle pour une inscription à une course de 12 mille kilomètres, 3 incitations à venir rejoindre la Urban Running team (mais espacées).

Bon dieu il est déjà 19h. Il passe en coup de vent à la maison se changer pour l’entrainement.

20h, il rentre de l’entrainement

Lui : – « ALALA ON A FAIT DES POMPES, ET PUIS APRÈS ON A COURU COMME-CI, COMME-ÇA, ET PUIS APRÈS ON A FAIT DU FRACTIONNÉ, ET LÀ LE COACH… »

Moi : «…umf »

Lui : – « …et donc je lui répond que c’est peut-être dû à la séance de PPG d’hier, mais bon du coup, j’ai peut-être une aponévrositemachinchouette de la voute plantaire, voilà pourquoi il faut que je trouve une balle de golf, et… »

Moi : – « YOYO ! »

Lui : – « …MAIS T’ES CHIANTE ON PEUT JAMAIS TE PARLER, MÊME LE SOIR !!! »

Vis ma vie de femme de geek de la course à pied.

Mais aussi celle de runneuse de mauvaise foi qui fait encore genre de pas en être, et dont il n’hésitera pas, j’en suis sûre, à relater l’hystérie devant une paire de New Balance 890 multicolore, les insomnies pré-course quasi systématiques, la lecture secrète de Joggeur, Runner’s World et compagnie, les footing de décrassage jamais en dessous de 10km… et j’en passe.

(Grain de sel de J.G. : Ah ben là oui alors. Tu veux que l’on compare nos achats chez  I-run et Raidlight ? Et tes 600 km enregistrés pour 2013 sur Runtastic, sachant que tu ne l’utilises pas systématiquement, surtout en trail ? Tes lubies sur des gourdes et waterbag, des vêtements à compression ou les Vibram Five Finger ? Les copines que tu « ambiances » et qui se lancent dans les courses avec nous ? Bon j’ai au moins réussi à te faire venir chez Urban Running. Mais c’est parce que tu prépares le Marathon de Paris d’Avril 2014 et l’Ultra-marathon du Laugavegurinn en Islande, en juillet. Rien que ça. Et je finis par te rappeler un petit détail : c’est toi qui m’a exhorté à me mettre à courir quand je cherchais à perdre du poids.)

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Oui, j’ai basculé du côté obscur de la force, et non, il ne m’a pas mis un couteau sous la gorge pour que j’en arrive là. Quoiqu’il en soit, je souhaitais adresser un message de soutien à tous les conjoints, qui se sentent peut-être parfois (à juste titre ?) complètement dépassés par la passion dévorante de leur moitié pour la course à pied : NON, VOUS N’ÊTES PAS OBLIGÉ DE MANGER DES NOUILLES TROIS FOIS PAR JOURS PENDANT UNE SEMAINE lorsqu’une course est sur le point d’être couru. DITES NON À LA DICTATURE DU GLYCOGÈNE !

Et aux autres marques de despotisme aussi :

* Le jaune fluo mélangé au vert et orange. Vous avez raison de penser que c’est décidemment trop laid. Ça l’est.

* Le levé à 6 du mat le dimanche parce qu’il faut déjeuner 3h avant une course (et puis pas n’importe quoi, en plus !) Bordel, quand même, c’est dimanche !

* Le fait d’aller courir à tout prix, quel que soit le temps, quelle que soit la pluviométrie. Non, rejoindre le « Club des Cons qui Courent Sous la Pluie ® » n’est pas une obligation et vous êtes en droit de douter du plaisir que cela est sensé procurer.

* Les leçons de morales du sportif « tu vois, si tu faisais du sport… ». Stop. Personne ne peut vous changer, sauf vous.

* La surconsommation « ils-ont-changé-la-couture-de-sens-sur-le-brassard-kalenji-c’est-quand-même-plus-pratique-pour-manipuler-mon-nouvel-iphone ». LOL.

* La propension du sportif à croire qu’il est sans cesse en train de grossir. Don’t panic, les envies de foutre des baffes sont tout à fait normale. Respirez un grand coup et arrêtez de culpabiliser pour cette cuillère d’huile d’olive que vous avez mis sur vos endives à cuire.

(Grain de Sel de J.G. : tu ne peux pas nier que quand même, j’ai encore des efforts à faire au niveau de la ceinture abdominale. Non ? Si ? Je savais que tu mettais trop d’huile d’olive dans tes endives braisées)

Et tant d’autres. Et tant d’autres…

Allez,  à la prochaine !

(JG : Ah chouette, il y aura donc une prochaine !!!)

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Dois-je écrire des compte-rendus de course pour être un « blogger-runner » crédible ?

De nos jours quand on s’intéresse à un sujet, on commence par une recherche sur internet et il y a de fortes chances pour que l’on tombe sur des sites ou blogs de références, plutôt tenus de façon professionnelle. Puis en creusant, on trouve une multitude de blogs personnels qui apportent quelque chose d’un peu différent. Un sens de l’appartenance à une communauté par exemple. Dans la course à pied, certains se regroupent même pour être plus facile à trouver. C’est ce que fait Runnosphere.org. J’espère bien faire un jour partie de cette sympathique communauté qui organise des soirées Pasta Party régulièrement du côté de mon bled – Paris.

Un blog de course à pied traite un peu toujours les mêmes sujets : tests de chaussures et autres matériels, palmarès du runner-blogguer et en général des compte-rendus de courses. D’où ma question. Je prétends tenir un blog sur la course à pied. OK j’ai pris un angle un peu différent qui va bien avec mon statut de débutant. Mais devrais-je également songer à raconter mes courses ?

Après tout, j’adore les CR de mon ami Thomas Verin dont les récits très vivants n’ont d’égal que ses fautes d’orthographe (désolé Thom !!!). Son CR de l’Ironman de Nice de cette année 2013 a toutes les qualités que j’aime lire dans ce genre d’exercice écrit. Oui mais bon voilà. Il fait un Ironman aussi. Ca fait un peu plus rêver qu’un merveilleux 15km dans les jardins de Versailles.

Et il n’y a pas que la course en elle-même, il y a la forme du récit. Il est donc essentiel de me demander d’abord ce que j’aime dans un CR de course. On peut citer le côté épique d’une grande épreuve. A l’instar du best-seller «Born to run» qui est d’abord un excellent livre avant de traiter de course à pied. Les parties relatant les courses sont magnifiquement écrites, émouvantes, haletantes presque éprouvantes tellement on s’immisce dans l’effort des athlètes. Ce n’est pas pour rien qu’il est question d’une adaptation au cinéma, même si je trouve dommage de se passer de l’aspect psychologique difficilement retransmissible dans un film.

Tant qu’on y est dans le haut de gamme, je peux citer aussi «Courir ou mourir», le livre de la mega star de l’ultra trail, Kilian Jornet. Parfaitement complémentaire de ses films, le principal intérêt de ce livre est l’approche mentale parfaitement détaillée par Jornet. Du coup, l’extra-terrestre en devient plus humain. Même s’il ressent au bout de 200 km en montagne ce que nous ressentons au milieu d’un semi-marathon sur du plat. Au passage, quand on ne le voit pas courir, Kilian est très humain. Compétiteur né, avec ses forces et ses faiblesses (si si, il en a), sa première valeur est d’abord le respect. Respect de l’environnement comme respect des autres humains. C’est ce qui rend ce livre intéressant. Mais là je crois que je m’égare. Ai-je vraiment osé parler de Kilian Jornet et de Born to Run pour parler de mes éventuels futurs CR de course de débutant de 46 ans ?

Il reste une autre approche pour «compenser» un peu le manque d’intérêt de mes propres exploits : l’humour et ses variantes, ironie et auto-dérision. C’était une approche que je comptais exploiter au départ ce ce blog mais je l’ai perdu en route. Mon modèle devait être le truculent  « Becoming John », le blog d’un «nul en sport» auto-proclamé qui est devenu marathonien. Une histoire similaire à la mienne. Sauf que je n’ai pas encore tenter l’aventure du marathon.

On trouve plusieurs blogs qui ont cette approche «marrante». Je citerai « L’amour, la vie, la course à pied« , le blog d’une jeune runneuse qui a un niveau équivalent au mien. Ou Babaorun, le blog de Jean-Christophe Savignoni, runneur confirmé et coach chez Urban Running, et de sa compagne, runneuse «dilettante» selon elle, qui lui donne la réplique. Leurs articles sur la nutrition sont un must. Mais leurs visions quelque peu différentes des compétitions sont également une réjouissance à longueur d’articles.

Avec tout cela, je n’ai toujours pas ma réponse. Même si je me doute qu’idéalement, j’aimerais mettre dans mes éventuels CR autant d’émotion que d’humour. La tâche est ardue. D’autant que d’après Google Analytics (oui je vous espionne), les articles les plus lus de mon blog sont ceux relatifs aux tutos ou tests de produits. Et quand je dis «les plus lus» c’est vraiment de loin. Mon expérience du ChiRunning par exemple est quelque peu en retrait. Je me doute qu’un n-ième CR de course pourrait être totalement inutile sauf à faire marrer les gens et devenir un de ces blogguers-chroniqueurs-humoristes . Suis-je assez bon pour ça ? Je vais y réfléchir. En attendant, je pense qu’il est temps de clore l’article le plus inutile de ce blog. Désolé pour votre temps perdu. Je rentre de vacances. Et même si j’ai couru dans les bois de Bretagne ou dans les collines de Toscane (entre deux verres de Brunello de Montalcino, le meilleur vin du monde), je n’ai pas encore de sujet intelligent pour la rentrée.

Et si au lieu de faire des CR de course, je faisais de CR d’entrainement ? Voilà une approche originale. Et ça me permettrait de parler d’Urban Running avec qui j’ai repris les séances coachés il y a quelques jours. Aaaargh !! Babaorun vient juste d’écrire un article sur Urban. Et il est excellent.

Pour commencer, je me contente d’un CR vidéo d’une session Urban un peu spéciale qui a eu lieu fin juillet. Ca montre bien l’état d’esprit de ce «club» pas comme les autres.

#BostonStrong, un hashtag qui a fait courir le monde entier

Parce que le running ce n’est pas qu’un sport mais aussi une communauté, les coureurs du monde entier ont été sensibles à ce qui s’est passé lors du Marathon de Boston 2013.

Bien sur ce qui devait être visé, on en sait encore rien à l’heure où j’écris, était surtout l’évènement international plus que la discipline elle-même. Mais les pratiquants de ce sport, en particulier aux Etats-unis, avaient besoin de rendre hommage à leurs pairs passionnés, victimes de cette horreur.

Certain qu’il devait faire quelque chose de spécial, comme beaucoup d’entre nous, le bloggueur californien de pavementrunner.com va lancer une belle initiative à travers le monde, via les réseaux sociaux. Il lance le hashtag #BostonStrongSF (pour San Francisco) en demandant aux gens de faire de même avec leur ville.

Il s’agit de commémorer, une semaine après le drame, en courant tous ensemble au même moment une distance de 5km. En partant tous en même temps, tout le monde devrait être arrivé pour la minute de silence générale aux Etats-unis, à 2h50 heure locale de Boston. 123 villes, essentiellement américaines, répondront à l’appel.

Une poignée d’expatriés américains à Paris se chargent de faire cela chez nous, à l’initiative d’un certain Bryan Pirolli. Et par la magie de Facebook, je serais au courant quelques heures avant. Suffisamment tôt pour y participer comme quelques 150 personnes se donnant rendez-vous à Bastille à 19h. Nous courons donc le long de la Seine en direction de la Concorde, en arborant les rubans bleu et jaune, couleur du Marathon de Boston cette année. L’ambiance est bonne, la communauté se sent bien, se rassure et a l’impression de faire un pied de nez à la barbarie.

Bien sur, ce n’est rien. Ce ne sera pas assez important pour intéresser les grands médias. Mais les personnes présentes sont heureuses d’avoir vécu ce petit bout de partage d’émotion.

Et puis courir sur les quais de la Seine, en fin d’après midi, sous un soleil printanier, à traverser parmi les plus belles cartes postales de la capitale, ça ne peut pas être désagréable.

On en profite pour découvrir deux « partenaires » sympathiques de cet événement quasi-spontané.

Le premier est Jogg.in, une startup qui veut lancer une plateforme favorisant les relations entre les runners et les associations en partant du constat qu’il faut développer en France ce qui se fait beaucoup plus dans les pays anglo-saxons : les coureurs qui courent et oeuvrent pour une cause. Chez nous, seules quelques grandes associations ou celles qui ont des passionnés de course dans leur staff font cela. Nous reparlerons surement de Jogg.in.

Le deuxième est Bob’s Cold Press qui offre à tous les participants un délicieux jus de fruits à l’arrivée : citron, menthe, gingembre, pomme et épinards.

Le groupe se sépare après quelques photos. On y gagne quelques amis facebook au passage.

Belle expérience. J’ai déjà dit combien j’aimais ce sport ? Ah oui, c’est vrai, j’en ai fait un blog.

 

 

Liens :

Le Blog PavementRunner à l’origine du projet

La page Facebook de #BostonStrongParis

Jogg.in

Bob’s Cold Press

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