[Actus/Vidéo] Salon du Running 2016 : Nos chaussures et nos frontales deviennent intelligentes

Au chapitre des rendez-vous habituels, l’ex-Running Expo, village du Marathon de Paris, devenu Salon du Running, est forcément un évènement inscrit sur mon agenda. Et pas qu’un peu. J’y ai passé une bonne partie des 3 jours.

Bien sur, ne comptez pas pour moi pour vous faire une revue exhaustive des nouveautés dans toutes les marques. 220 exposants quand même. En plus, c’est quand même l’endroit où l’on se retrouve dans la communauté du petit village de la course à pied, francilien sinon national. On ne peut pas faire deux pas sans saluer un ami ou sortir son appareil pour photographier un champion.

Sur trois jours, j’ai passé pas mal de temps à discuter à droite, à gauche avec des gens que je connais IRL et même des gens que je rencontrais pour la première fois en dehors des rézosocios.

Globalement, je n’ai pas été scotché au niveau innovation, à quelques petites exceptions près. Maintenant, vu mon statut de blogger geek technophile, il est un peu normal que je n’apprenne pas grand chose. Cela n’enlève rien à l’intérêt du salon. D’autant que, contrairement à la plupart des salons associés à un grand marathon, à Paris, les marques sont présentes et pas seulement leurs distributeurs. On peut donc discuter sorties de produits et tester avec de vrais connaisseurs.

Au programme :

Le salon est organisé en grands espaces : la première grande allée, en forme de piste d’athlétisme, voit les énormes stands de grandes marques d’équipements. Asics est dans l’entrée et se taille la part du lion, bien sur, ils sont le sponsor du Marathon de Paris. Mais les autres sont là avec des stands clinquant : New Balance, Brooks, Mizuno, Kalenji, Saucony, On running, Salomon … Il y a même Uniqlo (???).

Une fois passé cette première ligne droite, se trouve un salon plus dense, organisé en petits stands. D’abord les équipementiers, ensuite la nutrition et pour finir les courses (marathon, trails, corridas …) et la presse. Tout y est.

Ceux qui ne débarquent pas sur ce blog savent que j’ai quelques marques fétiches que j’ai forcément un peu privilégiées. Ensuite j’ai flâné et trouvé quelques trucs intéressants. Mais encore une fois, rien de transcendant.

Un petit film pour voir l’ambiance ?

Altra IQ, le coach dans la semelle

J’étais surtout venu voir l’innovation technologique de l’année. En tout cas de celles qui arrivent en 2016 sur le marché et pas uniquement des annonces, comme au CES de Las Vegas. Celle-ci semble être faite pour moi : la chaussure connectée Altra IQ (QI en anglais). Une chaussure Altra, pas loin de devenir ma marque préférée, des capteurs dans la semelle, une application mobile pour analyser sa foulée, je ne pouvais râter ça. Et j’ai pu carrément l’essayer et faire une petite démo en vidéo.

Contrôle de la pose du pied : ici on est bien en medio-pied

Contrôle de la pose du pied : ici on est bien en medio-pied

Alors d’abord la chaussure, sur une base inspirée de leur modèle Impulse, très équilibrée entre confort, amorti et dynamisme. Je suis moins fan de l’Impulse que de la One, à cause de l’arche de maintien de la première, pour le contrôle de pronation, un peu trop présente pour mes habitudes. Mais l’IQ reste une excellente chaussure polyvalente qui me va tout à fait. Bien sur, on est chez Altra donc il vaut mieux avoir envie de passer au zéro drop sur une foulée medio pied. C’est même le but de l’IQ, vous fournir un outil d’analyse pour vous y aider. Mais pas que.

L’IQ s’appaire donc via Bluetooth avec l’application iFit Coach, autre produit du groupe Icon. Elle fonctionne avec une pile bouton qui se place dans un compartiment accessible sous la semelle de propreté.

Une fois le tapis en marche, apparait sur l’iPad de démo ma cadence. Comme j’ai travaillé celle-ci pendant des mois, elle est assez cohérente avec mes mesures faites avec ma Suunto, dans les 174 pas par minute. Un clic plus loin et mon écran voit apparaitre deux pieds et une zone d’impact qui s’éclaire en vert quand c’est OK, en orange sinon. Je vois tout de suite que je suis trop sur l’avant sur le pied gauche et bien medio pied sur le droit. Je corrige ma foulée pour mettre les deux dans le vert. Comme un simple jeu, j’ai un retour immédiat que la qualité de ma pose de pied. Je suis déjà fan. D’autres mesures sont accessibles comme la durée, la distance, le temps de pose au sol, le poids mis sur chaque pied ou l’équilibre gauche droite.

Bien sur, j’étais sur un tapis avec le grand écran d’un iPad devant les yeux. Quid de l’utilisation en course à l’extérieur ? L’application fonctionne, bien sur, sur un smartphone. Et pour éviter d’avoir les yeux rivés sur l’écran pendant que l’on court, elle peut même « corriger » et « donner » des informations vocales. Il est également possible d’avoir les informations sur la montre GPS iFit Ridge de la marque. Ce qui à mon avis est de loin l’option la plus pratique. Mais bien sur pas la moins onéreuse.

On peut juste regretter qu’aucune annonce de portage sur des smartwatch, Apple ou autre, ne soit faite.

Ma première impression est donc positive. Avec le recul, je me demande si tout cela sert sur la durée. En tout cas, cela donne un excellent feedback pour accompagner une transition. Je serais curieux de savoir ce qu’en pense quelqu’un comme Solaberg Séhel, auteur du Light Feet Running, qui n’aime pas trop les artifices techniques.

Et c’est clairement un excellent outil pour tester de façon précise une foulée. On n’est pas dans la précision des plaques utilisées par les podologues mais pour un magasin, cela pourrait être un sacré plus.

On me parle d’un prix public autour de 199 €. Vu le prix des chaussures de running de nos jours, Altra ne faisant pas exception, il ne faudra pas s’étonner si des geeks comme moi craquent à sa sortie, prévue en Juin.

Je remercie Laura, responsable RP d’Icon, pour avoir assurer la démo et fait les images pendant que je faisais le cobaye. Vraiment très sympa.

Saucony, l’Everun star du stand

Je ne pouvais éviter mon autre marque fétiche, même si je me tiens assez au courant des modèles à venir et que précisément, ils sont rarement présentés au Salon de Paris. J’ai déjà dit tout le bien que je pensais de la Triumph ISO 2 et de la technologie Everun. Je vous invite d’ailleurs à lire le test complet de Jahom, excellent coureur très aérien. Au salon, on aura surtout le modèle spécial « Marathon de Paris ». Bleu et blanc avec des motifs rayés rappelant une marinière, « typically french » d’après les américains de Saucony. En tout cas, le modèle est superbe et rivalise avec sa concurrente chez New Balance, la 1080 Fresh Foam, également superbe dans sa finition « Marathon de Rome ». (voir le film ci-dessus)

Je suis naturellement plus intéressé par la version Everun d’un de mes modèles fétiches : la Kinvara 7. Même si je regrette que le système Isofit ne soit toujours pas au rendez-vous et même si j’attends la future déclinaison de la Zealot, je pense que pour changer d’Altra pour mes séances en intensité, VMA et seuil sur route ou piste, cette nouvelle Kinvara serait très bien chez moi.

J’en profite pour discuter un peu et j’apprends au passage que la future Xodus 7, une de mes chassures de trail préférées, va radicalement changer des versions précédentes. Certains reprochent à ce modèle montagnard une certaine dureté, la faute au choix d’une semelle agressive en Vibram. Exit le Vibram. On me promet plus de souplesse avec cependant un peu moins de maintien. Comme je cours en Altra Lone Peak depuis quelque temps, ce revirement de la Xodus m’intéresse évidemment beaucoup. J’ai fait mes courses les plus longues avec 3 générations de Xodus – 3,4 et 6-, je ne passerai pas à côté de la 7.

Petzl Reactik+, toujours plus intelligente

J’ai pu apprécier la nouvelle frontale Petzl Reatik+ qui pousse la technologie « Reactive lighting » un peu plus loin. J’apprécie cette technologie qui permet de moduler l’intensité en fonction de la lumière ambiante détectée par un capteur. J’aime beaucoup la possibilité de régler via un logiciel les différents modes, intensité, largeur de faisceau … Cette fois, c’est possible avec une application via Bluetooth. Et ceux en cours d’activité. Vous avez sur l’écran de votre smartphone iOS/Android un suivi live de la batterie et de la consommation qui vous permet d’optimiser le réglage de votre frontale en fonction (voir le film ci-dessus). Avec ses 300 lumens pour un prix raisonnable de 90€, on devrait en voir fleurir lors de la prochaine Saintélyon et sur tous les trails démarrant de nuit. Je pense que je vais remplacer ma fidèle Nao version 1.

Disponible en juin.

Rouleaux d’auto-massage : une découverte

Après avoir vu une démo par Sylvaine Cussot dans une vidéo, je voulais essayer d’utiliser un rouleau de massage pour mes récups. J’ai fait le tour des stands en proposant. J’ai eu droit à une démo de The Grid de TriggerPoint, un rouleau strié pour « imiter la forme des doigts d’un masseur. Je peux dire que les mollets n’avaient pas vraiment repris leur forme d’avant trail des Citadelles et que j’ai senti passé la démo. Et pu mesurer l’efficacité en comparant la jambe qui avait fait les exercices et celles qui n’avaient rien fait.

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J’ai recommencé le lendemain la même démo sur le stand du rouleau The Stick d’Intracell. Celui-ci utilise le même principe, le massage des noeuds de tension musculaire (Trigger points en littérature anglaise sur le sujet). The Grid, comme tout Foam roller (rouleau en mousse, vous suivez ?) va proposer des exercices utilisant le poids du corps pour générer une pression et sera adapté à un massage global sur une zone large. The Stick sera plus facile à utiliser pour un travail précis. Et il est plus transportable. J’ai testé un de chaque sur un mollet. Les exercices préconisés pour le Grid ont été directement efficace. J’ai du faire plusieurs passes de 30 secondes, sur plusieurs noeuds pour avoir le même résultat avec The Stick. Mais l’efficacité du principe de l’auto-massage m’a bluffé sur cet exemple.

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Flipbelt, une gourde spécialement étudiée pour la ceinture

Normalement, si vous ne debarquez pas dans la « mode » running depuis la semaine dernière, il y a de grandes chances pour que vous connaissiez Flipbelt. Cette ceinture en tissu élastique, tellement simple et pratique qu’après avoir dépensé des fortunes en ceintures en tout genre, beaucoup de coureurs l’ont adopté à l’entrainement. Vous glissez dans les ouvertures toutes sortes d’objets : papiers, clefs, téléphone et même des bâtons et c’est tout. Jusqu’à présent, il m’arrivait de l’utiliser pour y mettre une flasque souple même si ce n’était pas pratique à enlever et remettre pendant l’entrainement. Du coup, je salue l’initiative d’avoir produit une petite gourde (350 ml) à l’aspect rectangulaire mais courbée pour parfaitement se glisser dans une des ouvertures. Des fois, l’innovation n’a pas besoin de faire appel à des monstres de technologie. Une bonne idée qui en seconde une autre peut largement faire l’affaire. Flipbelt l’a bien compris.

Les ceintures et accessoires Flipbelt sont disponibles sur le site i-run.fr (lien affilié)

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Kalenji, cuissard-baggy de trail Kanergy

Pour finir ce (très) rapide tour des petites choses qui m’ont marquées, peut-être mon meilleur achat au salon : le nouveau short de trail de Kalenji. La gamme Kanergy est, si j’ai tout compris, dédiée aux vêtements compressifs de la marque running-trail de Decathlon. Ici nous avons donc droit à un double short, cuissard compressif interne et flottant baggy avec des poches au dessus. Ceux à qui se rappellent un produit phare d’une certaine marque dont le nom commence par un S sont des mauvaises langues. Il y avait le même concept chez Raidlight aussi. Et puis, je connais quelques traileuses et traileurs (dont 2 chez Endormofun) qui ont l’habitude de mettre un flottant par dessus leur cuissard.

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Bien sur qui dit Kalenji dit rapport qualité-prix défiant toute concurrence. Pour la moitié du prix de mon cuissard préféré chez Sigvaris, j’ai l’ensemble. OK, la technicité de la partie compressive n’est quand même pas aussi précise que les concurrents plus chers. Mais au final, après quelques sorties, le confort est là. Le cuissard évite les frottements. Et les poches sont pratiques. J’ai particulèrement adoré la poche mesh devant. Celle-ci est positionnée devant une vraie poche zippé. Mais elle est faite pour y placer une gourde dans les 250 à 350 ml. Parfait pour mes Salomon 250 ml d’entrainement. J’ai aussi profité de cette poche pour mon iPhone sur une sortie longue au milieu du marathon de Paris. Cela m’a d’ailleurs permis d’apprécier ce short sous la chaleur.

La poche arrière zippée, habituelle des produits trail de Kalenji (j’ai 2 collants et 2 cuissards de la marque) est ici doublée. Pour chipoter, je trouve que ça manque de poches latérales, plus pratiques pour mettre de la nourriture. Et je réserve mon avis définitif sur ce produit quand je l’aurai testé sur plus de 4h, pour voir si le slip interne ne génère pas des échauffements. Pour l’instant, avec 2h maximum, je n’ai rien remarqué, en ne portant aucun sous-vêtement et sans avoir passé les endroits habituellement sensibles à la Nok. Mais on n’est pas à la merci de problème de conception, comme ont pu le constater certains clients de la marque haut de gamme commençant par un S sur un modèle, il y a quelques temps. Oui, j’ai des potes qui en ont déchiré leur cuissard hors de prix en pleine course.

En attendant, ce Kanergy est superbe avec son bleu turquoise métallique. Kalenji nous sort vraiment un produit alléchant que j’ai eu du mal à lâcher pour qu’il passe enfin à la machine à laver. A 34,90€ prix public, inutile de dire qu’on devrait en voir pas mal sur les courses.

Son seul point négatif, il n’existe pas en version femme. Et pour Anne-Claire, fan de Kalenji pour le trail, des chaussures à la casquette, c’est le « seum ». Il existe l’équivalent mais avec une jupette à la place du flottant. Personnellement, je trouve ça chouette mais pas ma tendre et chère qui ne met jamais de jupe. Elle a quand même prévu de l’essayer.

4 Comments on “[Actus/Vidéo] Salon du Running 2016 : Nos chaussures et nos frontales deviennent intelligentes

  1. Bon à cause de ce post j’ai acheté une flipbelt et ça gourde, testé au marathon de Genève, carrèment mieux que ma ceinture raidlight niveau confort. Par contre ça a frotté dans le bas du dos et j’ai fini bien irrité, il faudra noker tout ça la prochaine fois.
    Et je viens de recevoir le cuissard kanergy, pas encore essayé mais ça a l’air d’être top. Pour les trails courts, les poches sont suffisantes pour embarquer un peu d’eau et de bouffe. Bientôt en test dans le jura

    • T’aurais du l’essayer le cuissard. Parce que moi j’ai pris la taille pour les gens plus grand et plus légers que moi et elle me va mieux que celle qui correspondait à mon gabarit sur leur papier. En tout cas, testé sur près de 4h à la chaleur et aucun échauffement (même si bien sur la Nok n’y est pas pour rien). La grande poche me sert à mettre mon iPhone. Grand confort. Je ne pousse pas au crime, je te fais économiser le prix d’un Salomon ou d’un Raidlight 🙂

      • J’ai pas la chance d’avoir un decathlon à côté, donc j’ai pris au pif, mais ça va bien 🙂

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